
Calendrier énergie 2026 : obligations réglementaires, fiscalité et dates clés pour les entreprises
February 24, 2026
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L’incertitude plane sur 2026.
Le secteur de l’énergie ne fait pas exception, entre instabilité gouvernementale et attente du troisième plan pluriannuel de l’énergie (PPE3).
Pour autant, le calendrier énergie 2026 est déjà dense pour les entreprises et collectivités. Évolutions fiscales, obligations déclaratives et changements réglementaires rythment l’année, et impactent les budgets énergie, les stratégies d’achats et les investissements.
Face à cette complexité, Sirenergies recense les échéances clés afin de sécuriser vos choix, optimiser vos contrats et saisir les opportunités.
Découvrez comment anticiper pour maîtriser durablement vos coûts énergétiques, dans un contexte plus volatil que jamais.
En 2026, la fiscalité énergétique connaît plusieurs ajustements successifs. Pris isolément, ils peuvent sembler marginaux.
Mais cumulés, ils représentent plusieurs centaines - voire milliers d’euros - sur vos factures d'énergie.
La loi de finances pour 2026 confirme la hausse mécanique de l’accise sur l’électricité.
Débattue par les parlementaires, la baisse de la taxe sur l’électricité n’a finalement pas été retenue.
Après indexation, l’accise sur l’électricité s’établit au 1er février 2026 à :
Habituellement prévue au 1er janvier, la revalorisation de l’accise sur le gaz a été reportée au 1er février.
La loi de finances confirme le passage de l’accise sur le gaz naturel utilisé comme combustible de 15,43 €/MWh à 16,39 €/MWh. Ce montant intègre la majoration destinée aux investissements dans les zones non interconnectées (ZNI).
Annonce surprise de ce début d’année, la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) chute au 1er février de 21,93 % à 15 %.
Cette baisse se traduit par une réduction de la part fixe de l’abonnement sur les factures d’électricité. Pour une boulangerie ou un petit atelier, l’économie annuelle peut atteindre 200 euros par an.
Portée par l’accalmie des marchés de l’électricité, les TRV 2026 évoluent à la baisse au 1er février, avec - 1,58 % TTC pour les tarifs bleus professionnels.
La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) ne communique pas d’évolutions détaillées pour les puissances supérieures (tarifs jaune et vert).
Mis à jour tous les six mois, les TRV pourraient de nouveau évoluer au 1er août.
Comme chaque année, la CRE actualise le tarif d’accès des tiers aux réseaux de transport gaz (ATRT) le 1er avril.
Une hausse de 3,41 % est annoncée. Elle intègre le tarif d’accès des tiers au stockage (ATS).
La révision annuelle du Tarif d’Accès des Tiers aux Réseaux de Distribution (ATRD) est attendue au 1er juillet.
Après deux années de hausses successives, le tarif 2026 n’est pas encore annoncé.
Entré en vigueur le 1er août 2025, le TURPE 7 (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) devrait évoluer au 1er août.
Le tarif est réévalué chaque année par la CRE sur la base de l’inflation et de deux coefficients : l’évolution annuelle des coûts et l’apurement du Compte de régularisation des charges et produits d’Enedis (CRCP).
Le calendrier énergie 2026 est aussi ponctué d’obligations déclaratives pour les entreprises. Plus que jamais, la conformité réglementaire repose sur la qualité, la fiabilité et la traçabilité des données.
Depuis 2022, les entreprises et collectivités occupant plus de 1000 m² de bâtiments à usage tertiaire doivent déclarer leurs consommations annuelles sur la plateforme OPERAT.
Elles ont jusqu’au 30 septembre 2026 pour déclarer les consommations énergétiques 2025.
L’absence de déclaration expose les entreprises à un risque réputationnel. Les entreprises non conformes sont listées sur un site internet, selon le principe du « name and shame ».
Les professionnels qui ne mettent pas en œuvre un programme de réduction des consommations énergétiques encourent, quant à eux, une amende financière :1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une personne morale.
À compter de 2026, le périmètre de l’audit énergétique obligatoire s’élargit. Il concerne désormais les entreprises dont la consommation d’énergie annuelle moyenne :
Les nouveaux obligés ont jusqu’au 11 octobre 2026 pour réaliser leur premier audit énergétique.

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L’année 2026 marque l’entrée en vigueur d’obligations et de dispositifs structurants, susceptibles d’impacter stratégies d’investissement et achats d’électricité.
Depuis le 1er janvier, l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) est remplacé par le Versement Nucléaire Universel (VNU).
Adossé au marché de gros, le VNU rompt avec le mécanisme de prix régulé de l’ARENH. Les consommateurs sont dorénavant exposés à la volatilité des prix de l’électricité.
Ce nouveau dispositif transforme l’achat d’électricité en variable financière stratégique, à piloter avec agilité et anticipation.
À ce stade, l’impact concret du VNU sur les factures reste difficile à anticiper. Compte tenu des niveaux de prix actuels, il ne devrait pas être activé en 2026.
La 6ème période des Certificats d’Économies d’Énergie s’est ouverte le 1er janvier.
Elle se caractérise par une hausse de 27 % des obligations des fournisseurs d’énergie. Elle donne aussi la priorité aux travaux jugés performants (rénovation énergétique globale, mobilité électrique, coups de pouce chauffage… )
Pour les professionnels, l’heure est à la planification pour maximiser les aides mobilisables et réduire durablement les consommations énergétiques.
Depuis le 1er janvier 2026, les fournisseurs de gaz doivent justifier qu’une part de la consommation de leurs clients est couverte par du biométhane, en acquérant des Certificats de Production de Biogaz (CPB).
L’impact de ce dispositif progressif sur la facture de gaz reste à évaluer.
Pour 2026, la CRE estime à 8,3 euros le surcoût annuel pour un consommateur moyen (14 Mwh/an). Il pourrait monter à 79 euros en 2028.
À compter du 1er juillet, la loi d’accélération des énergies renouvelables (loi APER) renforce l’obligation d’installer un système de production d’énergies renouvelables en toiture.
En 2026, le taux minimal de couverture passe 30 à 40 % de la surface de la toiture.
Tous les bâtiments sont concernés (commerciaux, industriels, tertiaires, entrepôts…), lors d’une construction neuve, d’une extension ou d’une rénovation lourde de plus de 500 m² d’emprise au sol.
Au 1er juillet, la loi APER oblige les entreprises à équiper leurs parkings de plus de 10 000 m² à d’ombrières photovoltaïques. Celles-ci doivent couvrir a minima 17,5 % de la surface. L’objectif ? Atteindre 50 % d’ombrage grâce à un mix associant photovoltaïque et végétalisation.
Une dérogation est possible pour les entreprises jusqu’en janvier 2030. Pour en bénéficier, les entreprises doivent s’engager à investir dans des panneaux plus performants, produits en Europe.
Prochaine échéance : 1er juillet 2028 pour les parkings entre 1 500 et 10 000 m².
En 2026, l’application de la nouvelle structure tarifaire du TURPE 7 se poursuit.
Après la nouvelle répartition des heures creuses diurnes et nocturnes, le dispositif devient saisonnier à partir de l’automne 2026. Il prévoit :
9,3 millions de consommateurs sont concernés. La priorité est donnée aux consommateurs particuliers, avant un élargissement aux professionnels en 2027.
Avec Sirenergies, anticipez, personnalisez et pilotez votre stratégie d’achats et d’investissements, pour ne pas subir les obligations et nouveautés réglementaires.
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Le calendrier énergie 2026 concentre de nombreuses évolutions fiscales et réglementaires. Dans cet environnement incertain et contraignant, une approche purement réactive ne suffit plus. La maîtrise des coûts et des budgets énergie reposent désormais sur une gestion proactive, anticipée et optimisée en continu.
Avec Sirenergies, sécurisez vos stratégies d’achats et d’investissement et transformez les contraintes réglementaires et financières en véritables leviers de pilotage, de conformité et de performance.
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.

