January 14, 2026
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Après plusieurs années de turbulences sur les marchés de l’énergie, l’année 2026 s’ouvre sur une situation paradoxale.
Alors que les prix de gros de l’électricité sont globalement orientés à la baisse, les factures d’énergie continuent pourtant de peser sur le budget des entreprises.
Ce décalage reflète une transformation profonde du système énergétique français. La fin de l’ARENH modifie les règles du jeu, avec des prix désormais exposés au marché.
L’évolution de votre facture d’énergie en 2026 dépendra surtout de votre contrat et de votre profil de consommation.
Bonne nouvelle : vous pouvez agir dès aujourd’hui.
Anticiper, négocier et optimiser votre budget énergie est possible grâce à des leviers concrets et accessibles.
Sirenergies vous donne les clés pour reprendre la main sur votre facture d’énergie en 2026.
Le 31 décembre 2025 a sonné la fin de l’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique).
Ce mécanisme contribuait à stabiliser les factures, en permettant aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de l’électricité nucléaire d’EDF à un prix régulé (42 €/MWh).
Depuis le 1er janvier, l’ARENH est remplacé par deux nouveaux dispositifs :
Avec la fin de l’ARENH, on passe d’un prix encadré en amont à un prix de marché corrigé à posteriori.
Le VNU vise à protéger les consommateurs contre les hausses excessives.
Concrètement :
Selon les pouvoirs publics, « au vu des prix bas de l’énergie décarbonée française sur les marchés de gros », le VNU ne devrait pas être activé en 2026.
Aucun impact n’est attendu pour les consommateurs aux tarifs réglementés de vente ou ayant souscrit des offres indexées au TRV.
Si ces annonces se veulent rassurantes pour 2026, l’adossement du TRV au marché impose la vigilance.
Pour les offres de marché, l’incertitude prévaut.
Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) estime qu’il est :
« quasiment impossible de calculer une évolution moyenne ».
L’impact dépendra de la date de souscription du contrat et du profil de consommation.
Une seule solution pour se protéger : suivre les marchés, comparer les offres, (re)négocier ses contrats et ajuster sa stratégie d’achat.
Actuellement, les prévisions du prix de l'électricité baseload pour 2026 se stabilisent entre 58 et 70 €/MWh. Ce tarif de gros est dicté par la fin du mécanisme ARENH, le niveau de performance du parc nucléaire français, ainsi que l'évolution des cours du gaz et des quotas de CO2.
L'essor des énergies renouvelables joue également un rôle clé dans cet équilibre tarifaire.

Entré en vigueur le 1er août 2025 pour quatre ans, le TURPE 7 (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) est le principal moteur de hausse structurelle de la facture, indépendamment du prix du kWh.
La forte hausse observée en 2025 (+ 7,7 %) doit permettre de :
La prochaine évolution est attendue au 1er août 2026.
L’augmentation devrait suivre l’inflation, sauf changement de cap réglementaire.
Au 1er février 2026, l’accise sur l’électricité – incluant l’ancienne TICFE - devrait augmenter mécaniquement avec l’indexation.
Hors Loi de Finances 2026, les tarifs devraient évoluer comme suit, incluant la majoration ZNI pour financer la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées :
Source : bofip impôts gouv
Le projet de loi de finances 2026 propose la baisse progressive des tarifs normaux de l’électricité de 0,9 €/MWh sur deux ans (dont 0,5 €/MWh dès 2026).
Un amendement du Sénat propose de réduire de 3 €/MWh l’accise des particuliers et de 0,42 €/MWh celle des entreprises.
Le 3 janvier 2027, Roland Lescure, ministre de l’Économie, a fait une annonce surprise : la baisse de 25 % de la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) sur les factures d’électricité. Appliquée sur l’abonnement, cette taxe finance le régime de retraite des industries électriques et gazières.
Cette baisse sera progressive, à raison de 5 % par an à compter du 1er février 2026.
La réduction sur la facture d’énergie reste néanmoins modeste. Estimée à une dizaine d’euros par an pour un ménage, elle pourrait monter jusqu’à 200 euros annuels pour un boulanger.
L’électrification des usages est une priorité de la France. Cette orientation se reflète directement sur la facture gaz.
Malgré la baisse des prix de gros sur le marché, la facture continue d’augmenter en 2026, sous l’effet des taxes et coûts réglementés :
Une facture d’électricité se décompose en trois blocs :
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Vous pouvez agir sur ces trois composantes. Il n’y a pas que le prix qui est négociable.
Pour réduire votre facture d’énergie, vous pouvez :
Les contrats d’électricité cachent aussi des coûts cachés, tous négociables :
Vous cherchez à réduire votre facture d’électricité 2026 ?
Avec Sirenergies, analysez vos contrats et vos factures, identifiez les leviers d’optimisation les plus performants et sécurisez votre budget énergie post-ARENH.
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Au-delà des contrats, réduire vos consommations d’électricité reste le levier le plus efficace. Des solutions cumulables existent pour tous les budgets :
Rappel réglementaire : le décret tertiaire impose aux entreprises et collectivités disposant de plus de 1 000 m² de bâtiments tertiaires la réduction de leurs consommations de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050.
En 2026, l’électricité bascule vers une plus grande dépendance aux marchés. Cette transformation réduit la visibilité budgétaire, avec des factures d’énergie plus imprévisibles.
Face à cette nouvelle donne, anticiper vos contrats, maîtriser vos consommations et piloter votre énergie ne sont plus des options : ce sont des impératifs stratégiques.
Avec Sirenergies, négociez, optimisez et sécurisez votre budget 2026. Ne subissez plus votre facture d’électricité. Réduisons-la ensemble.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Toutes les entreprises, des PME aux grandes organisations, peuvent bénéficier de ce service. Les collectivités locales y trouvent également un levier pour mieux maîtriser leurs budgets.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Les exploitations agricoles doivent composer avec des besoins saisonniers élevés (chauffage de serres, irrigation, stockage) et une forte volatilité des prix. Maîtriser ces coûts est essentiel pour préserver la rentabilité et sécuriser l’activité.
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Les entreprises industrielles consomment d’importants volumes d’énergie pour leurs procédés de production. Elles doivent faire face à la volatilité des prix, à la gestion multi-sites et à des taxes spécifiques. La maîtrise des coûts est essentielle pour rester compétitif.
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Changer de fournisseur peut permettre de bénéficier de prix plus compétitifs, de services adaptés ou de meilleures conditions contractuelles. Grâce au sourcing, le changement se fait sans interruption de fourniture.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.


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En 2026, les principaux leviers sont : la renégociation de votre contrat de fourniture au bon moment, l'optimisation de votre tarif d'acheminement (TURPE), la vérification de votre éligibilité aux taux réduits de taxes (Accise), et la réduction de votre consommation (efficacité énergétique, autoconsommation).
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Pas nécessairement sur votre facture finale. Si les prix de gros (le prix de l'énergie brute) ont baissé, les coûts d'acheminement (TURPE) et certaines taxes augmentent, compensant souvent la baisse de la part énergie.
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L'ARENH est remplacé par le VNU (Versement Nucléaire Universel), un mécanisme de redistribution des revenus excédentaires d'EDF en cas de prix très élevés, et par les CAPN, des contrats long terme pour les gros industriels.