
March 4, 2026
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Le 6 février 2025, la Commission de Régulation de l’Énergie a publié les contours du futur TURPE 7, le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité.
Les nouvelles dispositions entreront en vigueur le 1er août 2025 pour une durée de 4 ans, à l’exception des mouvements tarifaires anticipés dès le 1er février 2025.
Ces « projets de décisions » doivent encore être transmis au Comité social et économique (CSE) pour avis.
Face aux grands enjeux de transition énergétique et de changement climatique :
quelles sont les principales orientations du TURPE 7 pour la période 2025-2028 ?
Sirenergies décrypte l’actualité.
Les propositions du TURPE 7 sont le résultat d’un numéro d’équilibriste piloté par la CRE, en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’électricité en France. Le défi ? Maintenir un coût de l’électricité accessible aux consommateurs tout en répondant aux enjeux d’investissement.
Le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux d’électricité) est le tarif payé par le consommateur professionnel et particulier sur sa facture d’électricité pour l’utilisation des réseaux publics de transport et de distribution.
Le TURPE finance la maintenance des réseaux et les investissements nécessaires pour garantir la sécurité des approvisionnements.
Perçues par les fournisseurs d’électricité, les recettes du TURPE sont intégralement reversées aux gestionnaires des réseaux, RTE côté transport, et Enedis et les Entreprises Locales de Distribution (ELD) côté distribution.
Le TURPE 7 est modifié tous les 4 ans sur proposition de la CRE.
Le TURPE 7 s’inscrit dans un contexte mouvementé aux enjeux contradictoires.
La CRE doit composer avec, d’un côté, des consommateurs fragilisés par l’inflation, et de l’autre, un réseau d’électricité vieillissant, ébranlé par le changement climatique. L’accélération de l’électrification des usages industriels et domestiques et l’essor des énergies renouvelables s’ajoutent à cette équation complexe.
Mais le constat est implacable. Face à la nécessaire transition énergétique, les gestionnaires des réseaux électriques doivent augmenter leurs investissements pour moderniser les infrastructures, améliorer leur capacité de résilience et renforcer leur flexibilité.
Le TURPE 7 vise à accompagner cette ambition, tout en protégeant les prix de l’électricité et le consommateur.
Les projets de décisions du TURPE 7 sont le résultat d’une longue concertation menée depuis fin 2023. Consultations publiques, ateliers thématiques et tables rondes se sont succédé pour recueillir l’avis de toutes les parties prenantes. Au programme, des échanges sur la structure tarifaire, la flexibilité du réseau électrique, les raccordements, la qualité de service des gestionnaires ou encore les trajectoires d’investissements.
Le TURPE 7 crée une rupture dans la continuité. Si la structure tarifaire est peu modifiée, des nouveautés sont annoncées, dont la hausse du tarif, le déplacement des heures creuses et de nouvelles options tarifaires. Ces dispositions entreront en vigueur pour une durée de 4 ans à partir du 1er août 2025. Une exception : l’évolution tarifaire a d’ores et déjà été anticipée au 1er février pour profiter de la baisse du prix de gros de l’électricité sur les marchés.
Pour faire face aux besoins croissants d’investissement, le tarif du TURPE 7 est augmenté de 7,7 % dès le 1er février 2025.
L’objectif : financer la hausse des investissements portés par les gestionnaires des réseaux publics d’électricité.
Ainsi, RTE annonce 6,2 milliards d’euros d’investissement en 2028 contre 2,1 milliards d’euros en 2023. Enedis ambitionne de 5 à 7 milliards d’euros sur cette même période.
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Ces investissements répondent aux enjeux de la transition énergétique. Ils doivent notamment permettre de :
La structure tarifaire désigne la façon dont les coûts de réseaux sont affectés aux différentes catégories d’utilisateurs. Elle maintient l’équité du réseau en répercutant à chacun les coûts qu’il génère en fonction de ses caractéristiques de consommation.
Globalement, le TURPE 7 confirme la structure tarifaire du TURPE 6. Quelques grands changements sont néanmoins annoncés.
Pour le consommateur, le déplacement d’heures creuses l’après-midi est la principale révolution du TURPE 7. Ce changement vise à encourager la consommation d’électricité aux heures où la production photovoltaïque est la moins chère et la plus abondante.

Les grands principes proposés sont les suivants
Le déplacement des heures creuses entrera en vigueur progressivement à partir de l’automne 2025 et jusque fin 2027, afin de permettre la modification progressive des compteurs. Les consommateurs seront informés par leur fournisseur d’électricité au moins un mois avant.

Le TURPE 7 prévoit des surcoûts financiers pour les consommateurs qui ont fait le choix de ne pas s’équiper d’un compteur Linky.
2,1 millions d’utilisateurs sont concernés.
À compter du 1er août 2025, ils devront payer 6,48 euros tous les deux mois pour couvrir les coûts de relève.
4,14 euros supplémentaires seront facturés tous les deux mois aux consommateurs qui ne communiquent pas leur index d’électricité ou ne répondent pas aux demandes de rendez-vous de relève.
Le TURPE 7 ajoute une option tarifaire soutirage / injection. L’objectif : favoriser l’utilisation des capacités de stockage des batteries pour ajouter de la flexibilité au réseau et équilibrer l’offre et la demande d’électricité.
Le principe est simple :
Le TURPE 7 renforce les incitations et mécanismes de régulation, en fixant trois priorités aux gestionnaires de réseaux :
Le TURPE 7 répond aux enjeux d’adaptation des réseaux d’électricité face aux défis climatiques et énergétiques. L’enjeu : préserver un juste équilibre entre efficacité du réseau et coûts pour le consommateur.
Face à l’augmentation du TURPE, Sirenergies aide les entreprises et collectivités à analyser leur profil énergétique. Optimiser le coût du TURPE est possible en jouant sur les caractéristiques de consommation (puissance souscrite, tension de raccordement, dépassements de puissance, version tarifaire, etc.).
Impacté par la hausse du TURPE ? Découvrez comment réduire vos coûts énergétiques dès maintenant.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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La centralisation du mécanisme par l'acheteur unique RTE vise à supprimer la volatilité des prix HTT liée au système décentralisé.
Ce dernier, jugé trop complexe, imposait aux fournisseurs d'acquérir eux-mêmes des garanties de capacité.
La réforme de 2026 confie à RTE le pilotage exclusif du dispositif pour garantir la sécurité d'approvisionnement et stabiliser les coûts de capacité répercutés sur les consommateurs finaux.
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Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) est l’outil de pilotage stratégique de la politique énergétique de la France. Instituée par la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), elle sert de boussole à l'État, aux collectivités et aux entreprises.
Concrètement, la PPE fixe les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie sur le territoire national. Elle couvre une période de dix ans, découpée en deux périodes de cinq ans, et doit être révisée périodiquement pour s'adapter aux évolutions technologiques et économiques.
Elle traite de sujets majeurs tels que :
Il est crucial de ne pas la confondre avec la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Si la SNBC fixe les budgets carbone (les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre par secteur), la PPE détermine les moyens techniques et énergétiques pour y parvenir.
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
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L'anticipation du passage du coût de capacité actuel à la nouvelle taxe nécessite un audit approfondi des clauses contractuelles.
La transition réglementaire de 2026 impacte directement la structure budgétaire de vos achats d'énergie.
Pour un diagnostic précis et une sécurisation de vos coûts, les conseils en achat de Sirenergies analysent vos contrats pour garantir leur conformité avec le nouveau cadre de marché.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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L'objectif central de la PPE 3 est d'engager la France vers la neutralité carbone à l'horizon 2050 en brisant la dépendance historique du pays aux énergies fossiles.
Aujourd'hui, environ 60 % de la consommation d'énergie finale en France repose encore sur le pétrole et le gaz naturel importés. La PPE 3 vise à inverser radicalement cette tendance en fixant une cible ambitieuse : atteindre 60 % d'énergies décarbonées dans la consommation finale dès 2030.
Pour y parvenir, la PPE 3 poursuit trois sous-objectifs majeurs :
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Le coût de capacité sera désormais intégré de manière transparente via une taxe de répartition, avec un encadrement strict des enchères.
À partir de novembre 2026, ce mécanisme ne disparaît pas mais change de structure de facturation. L'objectif est d'assurer une meilleure maîtrise des prix HTT grâce à des plafonds de prix et à la réduction des rentes pour les installations de production déjà amorties.
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Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.
De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Les jours PP1 (Pointe de Proximité) et PP2 sont les périodes de l'année où le réseau électrique est le plus sous tension (généralement entre décembre et février).
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La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.
Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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L'effacement consiste, pour un site industriel ou tertiaire, à réduire sa consommation d'électricité sur demande de RTE lors des pics de tension.
En échange de cette flexibilité, l'entreprise reçoit une rémunération ou réduit drastiquement son obligation de capacité, transformant ainsi une contrainte réseau en gain financier.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.


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Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
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L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.