
February 5, 2026
6
min de lecture

Le récent conflit ukrainien fait ressortir l’importance de l’indépendance énergétique des États de l'Union européenne. En effet, c’est l’une des priorités énoncées par de nombreux chefs d’État de pays européens.
Pour aborder cette question, encore faut-il connaître quel est le mix énergétique français et européen.
Nous allons donc tenter d’établir un large panorama des moyens de production installés en France et en Europe. Il est crucial de connaître le bouquet énergétique européen afin de l’adapter à la transition énergétique.
Il existe plusieurs notions différentes les unes des autres. Tout d'abord, le mix (ou bouquet) énergétique désigne la répartition parmi les différentes sources d’énergie utilisées par une zone géographique précise (un continent, un pays…).
En effet, chaque pays dispose de différentes sources d’énergie, importées ou produites sur place. Le mix énergétique permet de connaître ainsi la répartition de l’énergie utilisée ainsi que la dépendance d’un pays d’un point de vue énergétique.
Les énergies primaires utilisées au sein d’une zone sont de différentes natures : l'électricité, le carburant, la production de chaleur…
Cette représentation permet de calculer la part d'énergies fossiles et d’origine renouvelable d’un pays.
Par exemple, les États-Unis ont un mix énergétique qui se décompose en partie de pétrole (37 %) et de gaz (29 %). Tandis qu’en France, comme nous allons le voir, le nucléaire occupe une place importante.
Les différences entre les pays dépendent de la démographie, des ressources naturelles du pays ainsi que de nombreux autres paramètres tels que la politique énergétique.

Source : Geo
Il faut rappeler qu'à ce jour le monde est ultra-dépendant des énergies fossiles. Elles représentent plus de 80 % du bouquet énergétique mondial.
La notion de mix électrique désigne la répartition des différents moyens de production d'électricité dans une zone géographique. La production électrique va être décomposée en plusieurs sources utilisées.
Il sera ainsi possible de calculer la part de renouvelable ainsi que celle des énergies fossiles d’une région. On parle alors de mix électrique de production.
À ce titre, l’Islande présente par exemple un mix électrique à forte proportion renouvelable. Le mix électrique islandais a peu évolué depuis 2012.
RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, publie quotidiennement des informations concernant le mix électrique en direct. Le site ECO2mix permet de visualiser ces données.

Source : ECO2Mix
Ces notions sont à ne pas confondre avec la consommation finale d'énergie d’une région. Généralement, l'énergie produite sur place doit servir les besoins locaux, mais ce n’est pas toujours le cas. Certains pays produisent dans le but d’exporter un maximum un certain type de production, tout en favorisant la consommation d’un autre type.
C’est pour cette raison que la production et la consommation d’un pays ne sont jamais exactement égales, qu’il s’agisse d'énergie primaire ou d'électricité. On parle alors de mix électrique de consommation.

Source : Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer
En France, le mix énergétique est largement dominé par les énergies fossiles telles que le pétrole ou le gaz naturel. Les produits pétroliers sont encore une ressource abondamment utilisée et essentielle à notre économie.
Tout l’enjeu de la transition énergétique se trouve dans ce bouquet énergétique. En effet, les objectifs à atteindre aux échéances 2025 et 2030 vont forcément modifier la composition du mix français.
L'électrification de nos usages et en particulier de secteurs tels que les transports est un prérequis à la transition et aux enjeux climatiques.

Source : Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer
L’efficacité énergétique est également un facteur important à prendre en compte. En effet, de nombreuses politiques publiques subventionnent massivement les mesures d'efficacité énergétique (CEE, coup de pouce…).
Le mix énergétique est un outil pour arriver à estimer si ces mesures sont efficaces afin de réduire la consommation finale d’énergie.
En tant que lecteur assidu de SirEnergies, vous n'êtes pas sans savoir que l’énergie nucléaire représente une part importante du mix de production électrique. Actuellement, on estime qu’il représente plus de 70 % de la production sur le territoire français.
Les récents mouvements politiques vont être déterminants quant à l'avenir de cette source d'électricité. Néanmoins, il est probable que le programme électronucléaire français continuera de se développer dans les années à venir.

Source : RTE
La production française a chuté en 2020, en partie dû à la crise sanitaire mondiale de la Covid.
Les énergies renouvelables, et en particulier les projets d’énergie solaire, sont en fort développement ces dernières années. La transition énergétique nécessite un bouquet énergétique varié et complémentaire, entre, d’une part, des énergies intermittentes mais « propres » et, d’autre part, des énergies de base, parfois malheureusement fossiles.
Les tensions géopolitiques actuelles nous rappellent que les choix de stratégie énergétique sont cruciaux. Par exemple, l'Allemagne doit actuellement recourir au charbon faute de capacités nucléaires actives, les approvisionnements en gaz russes étant de plus en plus incertains.
Il faut rappeler que l’Europe est le troisième plus gros consommateur d’énergie après les mastodontes que sont les États-Unis et la Chine.
Les hydrocarbures et autres produits pétroliers sont encore une part très importante du paysage énergétique européen.
Le pétrole domine le classement avec près de 36 %, le gaz est second (22 %) et enfin une des énergies responsables d’émissions de CO2, le charbon (11 %).
En termes de consommation, l’Allemagne est le pays qui consomme le plus d’énergie en Europe, loin devant la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Source : Wikipedia
En Europe, les situations diffèrent grandement d’un pays à l’autre, que ce soit en termes de technologies de production ou de ratio fossiles/renouvelables.

Source : Connaissance des Énergies
Comme vous pouvez le voir, en 2020, la production totale d'électricité en Europe était de 2 760 TWh. En comparaison, la France représente 450 TWh en moyenne par an.
Le nucléaire arrive en tête, avec la France en tant que pays le plus nucléarisé.
En ce qui concerne les énergies renouvelables, les pays scandinaves arrivent en tête, principalement grâce à leurs productions hydroélectriques. La France a encore fort à faire afin d’arriver au niveau de développement des énergies éolienne et solaire de ses voisins.

Source : Eurostat
L’Europe est majoritairement importatrice d’énergie. Plus de 60 % des pays européens en 2019 présentaient une balance commerciale énergétique négative, c’est-à-dire qu’ils importaient plus d'énergie qu’ils n’en produisaient.
L’Europe produit peu d’énergie primaire et importe des hydrocarbures de manière importante. Chaque pays est dépendant des importations de ses voisins.

Source : Eurostat
Tout d’abord, en premier lieu la Russie, qui représente 40 % des importations de pétrole et 29 % de celles de gaz en Europe.
Ensuite, la Norvège tient la seconde place et cela est dû à ses capacités hydrauliques très importantes qui lui permettent d’exporter beaucoup d'énergie.
Au-delà de ces deux pays, le reste des importations est partagé entre plusieurs fournisseurs (Algérie, Qatar…).
C’est ainsi que l’on comprend le caractère crucial de l'approvisionnement en énergie, de façon à ne pas se retrouver face à des situations de pénurie. Nul doute que dans les prochains mois, les différentes échéances électorales ainsi que l’évolution géopolitique de l'Europe vont façonner et modifier ce mix énergétique.
Quel sera donc le mix énergétique dans les décennies à venir ? Il est certain que les énergies renouvelables vont occuper une place importante dans les années à venir.
La transition climatique majeure que nous commençons passe irrémédiablement par une baisse de nos émissions de CO2. Charge aux pouvoirs publics de réaliser les efforts nécessaires à cette transition.

.png)
Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
.png)
Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
.png)
Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
.png)
La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
.png)
Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
.png)
Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
.png)
La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
.png)
Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
.png)
C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
.png)
Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
.png)
Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
.png)
Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
.png)
Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
.png)
En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
.png)
Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
.png)
Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
.png)
Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
.png)
Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
.png)
Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
.png)
Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
.png)
Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
.png)
Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
.png)
Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
.png)
L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
.png)
Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
.png)
Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
.png)
La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
.png)
Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
.png)
Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
.png)
L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
.png)
Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
.png)
Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
.png)
L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.

