
February 5, 2026
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Le compte à rebours est lancé.
Le 31 décembre 2025, l’ARENH tirera sa révérence, quinze ans après sa création. Dès le 1er janvier 2026, les règles du jeu changent. 100 % de l’électricité devra être achetée au prix du marché, avec les risques de volatilité associés.
Pour les entreprises, collectivités et professionnels, l’enjeu est clair : anticiper, agir et ne pas subir. Ce virage se prépare dès maintenant !
Pourquoi la fin de l’ARENH ? Quelles conséquences sur les prix de l’électricité ? Par quoi est-il remplacé ? Découvrez notre guide complet pour prendre les bonnes décisions, sécuriser vos coûts et éviter les mauvaises surprises en 2026.
L’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) a été mis en place en 2011 par la loi NOME, pour accompagner l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité. Sa durée de vie, fixée à quinze ans, a été confirmée dès 2015 par la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV).

Depuis sa création, l’ARENH a toujours été guidé par deux principes :
Plafonné à 100 TWh, le volume ARENH a couvert chaque année près d’un tiers de la consommation nationale.
Malgré ses imperfections et fragilités, l’ARENH a aidé à contenir la hausse des prix de l’électricité pour les consommateurs.
Il a aussi donné de la visibilité budgétaire aux entreprises et professionnels.
Ce dispositif n’a cependant jamais fait l’unanimité.
Ses détracteurs - dont EDF, les producteurs d’électricité et l’Union européenne -, n’ont cessé de souligner ses limites :
À partir du 1er janvier 2026, les entreprises devront acheter 100 % de leur électricité au prix du marché.
Une question interpelle aujourd’hui toutes les entreprises : comment vont évoluer les tarifs de l’électricité ?
Deux grandes visions s’affrontent.
Dans un communiqué de février 2025, l’UFC-Que choisir craint une « hausse massive » des tarifs de l’électricité à partir de 2026.
Elle l’estime en moyenne à + 19 %, soit 250 euros supplémentaires par an pour un foyer moyen.
Si ces prévisions basées sur les conditions de marché 2025 sont à prendre avec prudence, l’analyse mathématique confirmerait une hausse inéluctable des prix.
Pour certains experts, le calcul est simple : l’ARENH s’élevait à 42 €/MWh.
Or, les prévisions de marché les plus basses pour 2026 indiquent des prix autour de 60 €/MWh.
Mécaniquement, la hausse post-ARENH représenterait donc de 8 à 10 €/MWh (en se basant sur un droit ARENH de 50 %).
D’autres voix se veulent plus optimistes. La baisse des prix de marché, déjà observée pour 2026, devrait compenser la fin de l’ARENH.
Le gouvernement partage cette lecture, mettant en avant les différents outils créés pour stabiliser les prix post-ARENH.
Selon le ministère des Finances, « le reversement au consommateur prévu par la loi de finances pour 2025 conduit à un niveau des TRV au 1er janvier 2026 quasi-identique au niveau actuel ».
L’approvisionnement lissé sur deux ans doit aussi amortir les fluctuations du marché.
La fin de l’ARENH ne pèse pas de la même manière sur toutes les entreprises.
Deux nouveaux mécanismes de régulation doivent remplacer l’ARENH à partir du 1er janvier 2026.
Mais à trois mois seulement de leur entrée en vigueur, leurs contours restent vagues, nourrissant les débats et les inquiétudes, dans un contexte politique instable et peu rassurant.

Le Versement Nucléaire Universel (VNU) s’appliquera à tous les consommateurs en 2026. Le VNU repose sur un mécanisme de taxation – redistribution.
Il doit limiter l’envolée des prix pour les consommateurs, tout en assurant à EDF des revenus suffisants pour développer le parc nucléaire.
Concrètement, EDF vendra la totalité de sa production nucléaire au prix du marché.
Si ce prix dépasse les coûts de production (estimés à 60,3 €/MWh pour 2026-2028 par la Commission de Régulation de l’Énergie - CRE), EDF devra reverser une part de ses revenus excédentaires à l’État.
Deux seuils sont envisagés :
Le montant sera ensuite redistribué aux consommateurs, sous forme de réductions automatiques, calculées en euros par MWh. Une ligne spécifique "VNU" apparaîtra sur la facture d’électricité.
La machine administrative est aujourd’hui en marche.
En témoigne un premier décret paru en septembre 2025 portant sur les méthodes de calcul des coûts de production nucléaire.
Mais, à quelques semaines de la bascule, le flou qui règne encore sur le VNU alimente les inquiétudes :
Les Contrats d’Allocation de Production Nucléaire (CAPN) concernent une minorité de clients, dont la consommation d’électricité dépasse 7 GWh par an.
Signé avec EDF, le CAPN est un contrat de long terme (10 à 15 ans) qui garantit aux gros consommateurs :
En contrepartie, les consommateurs industriels acceptent de partager une part des coûts et des risques, via le versement d’un acompte en début de contrat et une part variable, indexée sur les coûts d’exploitation et de combustible.
Malgré ces promesses séduisantes, le CAPN a tardé à décoller, faute de visibilité et en raison du partage des risques.
Mais depuis l’été 2025, les signatures s’accélèrent, signe que les industriels cherchent à sécuriser leurs coûts sur le long terme.
Prix volatils, factures imprévisibles, mécanismes de régulation incertains : la disparition de l’ARENH sonne la fin d’un modèle protecteur pour les entreprises.
Une transformation profonde se prépare. La clé pour ne pas la subir ?
Anticiper dès maintenant en adoptant une stratégie proactive d’achats et d’approvisionnement.
Acheter au bon moment le produit adapté est le socle d’une stratégie d’achats d’énergie efficace.
Avec des prix de marché au plus bas pour 2026 et 2027, cela peut être le moment de renégocier vos contrats d’électricité.
Selon l’analyse d’Emmanuel Sire, acheter à ce prix, c’est « acheter sous le prix de l’ARENH réévalué en tenant compte de l’inflation depuis 2012 ».
La vigilance s’impose néanmoins. Un retour de marché est toujours possible, au vu de l’instabilité géopolitique mondiale.
Et si vous sécurisiez vos prix sur le long terme pour préserver votre visibilité budgétaire et vous protéger des fluctuations du marché ?
La fin de l'ARENH est une certitude. Votre stratégie énergétique, elle, ne doit pas être une source d'incertitude. L'heure n'est plus à l'attente, mais à l'action. Nos experts sont prêts à auditer votre situation et à construire avec vous une feuille de route claire pour 2026.
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Les contrats long terme de 3 à 5 ans se multiplient aujourd’hui. C’est une chance à saisir. Leurs prix moins volatils reflètent davantage les fondamentaux du marché que les événements externes et conjoncturels.
Les achats groupés d’énergie permettent aux entreprises, professionnels et collectivités de mutualiser leurs volumes, et donc de bénéficier de meilleures conditions tarifaires et contractuelles.
Cette stratégie gagnante simplifie les démarches en déléguant à un intermédiaire la négociation et l’analyse des offres. Elle rend toutefois impossible la conception d’une offre personnalisée.

Produire et consommer une partie de son électricité réduit la dépendance au marché. Grâce aux installations photovoltaïques, l’autoconsommation est aujourd’hui accessible à toutes les entreprises et professionnels.
Déjà garanti aujourd’hui, le retour sur investissement pourrait s’accélérer avec la hausse des prix de l’électricité sur les marchés.
Autre option durable et sécurisée à étudier : les power purchase agreements (PPA). Ces contrats d’approvisionnement en électricité verte sont conclus directement avec des producteurs d’énergies renouvelables.
De long terme, les PPA offrent de nombreux avantages :
L’électricité la moins chère est celle qu’on ne consomme pas. Cette formule souvent citée rappelle une vérité simple : la meilleure façon de résister à l’instabilité des prix, c’est de réduire sa consommation.
L’adoption d’éco-gestes par vos collaborateurs est un premier pas. Mais cette évidence exige de repenser globalement toute la consommation énergétique de votre entreprise, via :
Technique, complexe et mouvant, l’environnement du secteur de l’électricité vous inquiète ? Ne restez pas seul.
Un expert vous aide à négocier vos contrats, analyser les marchés, bien acheter votre électricité ou piloter efficacement votre stratégie énergétique.
À la clé, un gain de temps, des achats optimisés, des approvisionnements sécurisés, des risques évités et une facture d’électricité réduite.
Chez Sirenergies, c’est notre métier.
Cabinet de conseil et de sourcing en énergies, nous accompagnons chaque jour les entreprises, professionnels et collectivités dans leurs décisions énergétiques.
Clarté, expertise, transparence sont nos maîtres mots pour vous aider à mieux maîtriser un marché de l’électricité en constante mutation.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Pour conclure…
La disparition de l’ARENH marque un changement profond pour les entreprises, collectivités et professionnels. Les tarifs régulés laissent la place à un marché 100 % exposé à la volatilité des prix. À cela s’ajoutent des incertitudes réglementaires, source de nombreuses interrogations. Mais ce bouleversement n’est pas une fatalité. Il offre l’opportunité de repenser votre stratégie énergétique. Entre renégociation des contrats, diversification des approvisionnements, achats groupés ou autoconsommation, les leviers sont nombreux pour sécuriser vos coûts et regagner en visibilité. À une condition : agir dès aujourd’hui.
Avec Sirenergies, anticipez et structurez votre stratégie énergétique dès aujourd’hui pour mieux maîtriser demain.

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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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Même le bâtiment le plus moderne et le mieux isolé perd son efficacité si ses usages sont inadaptés. La technologie et les normes ne suffisent pas : la transition énergétique est avant tout une transformation humaine.
Derrière chaque kilowattheure consommé se cache une habitude.
Un collaborateur sensibilisé comprend qu'ouvrir une fenêtre alors que le chauffage est allumé ou laisser un ordinateur en veille consomme de l'énergie inutilement. En replaçant l'humain au centre de la stratégie de gestion de l'énergie, l'entreprise s'assure que ses équipements performants sont utilisés de manière optimale, garantissant ainsi une rentabilité durable et un impact environnemental réduit.
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Idéalement entre 6 et 12 mois avant l'échéance, de préférence au printemps ou au début de l'été lorsque la demande est plus faible.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Les exploitations agricoles doivent composer avec des besoins saisonniers élevés (chauffage de serres, irrigation, stockage) et une forte volatilité des prix. Maîtriser ces coûts est essentiel pour préserver la rentabilité et sécuriser l’activité.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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En analysant votre courbe de charge pour identifier la puissance réelle appelée, puis en demandant un ajustement à votre fournisseur ou via un expert en énergie.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Le sourcing offre une meilleure visibilité sur le marché et favorise la sélection de contrats compétitifs. Il contribue à réduire les risques liés à la volatilité des prix et à optimiser le budget énergie.
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Toutes les entreprises, des PME aux grandes organisations, peuvent bénéficier de ce service. Les collectivités locales y trouvent également un levier pour mieux maîtriser leurs budgets.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Changer de fournisseur peut permettre de bénéficier de prix plus compétitifs, de services adaptés ou de meilleures conditions contractuelles. Grâce au sourcing, le changement se fait sans interruption de fourniture.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Les entreprises industrielles consomment d’importants volumes d’énergie pour leurs procédés de production. Elles doivent faire face à la volatilité des prix, à la gestion multi-sites et à des taxes spécifiques. La maîtrise des coûts est essentielle pour rester compétitif.
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En 2026, les principaux leviers sont : la renégociation de votre contrat de fourniture au bon moment, l'optimisation de votre tarif d'acheminement (TURPE), la vérification de votre éligibilité aux taux réduits de taxes (Accise), et la réduction de votre consommation (efficacité énergétique, autoconsommation).
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Les bénéfices incluent une réduction directe des factures, une anticipation budgétaire renforcée et une meilleure maîtrise des consommations. Les entreprises gagnent en visibilité et en efficacité grâce à des outils adaptés.
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L'ARENH est remplacé par le VNU (Versement Nucléaire Universel), un mécanisme de redistribution des revenus excédentaires d'EDF en cas de prix très élevés, et par les CAPN, des contrats long terme pour les gros industriels.
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Pas nécessairement sur votre facture finale. Si les prix de gros (le prix de l'énergie brute) ont baissé, les coûts d'acheminement (TURPE) et certaines taxes augmentent, compensant souvent la baisse de la part énergie.

