
February 5, 2026
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Le déploiement du compteur Linky en France a débuté officiellement le 1er décembre 2015 auprès des consommateurs particuliers.
Début 2022, Enedis a presque finalisé son déploiement et près de 90 % des consommateurs cibles étaient équipés fin 2021.
Il s’agit d’une révolution pour le monde des particuliers, mais il faut savoir que l’usage des compteurs intelligents est très commun en ce qui concerne les sites de plus grande taille (magasins, bureaux, usines, etc.).
Les compteurs communicants améliorent à la fois la gestion du réseau mais aussi les services apportés aux consommateurs. Leur usage fait diminuer le coût global pour la collectivité, ces résultats pourront être observés dans quelques années.
Cependant, les données qui transitent par ces compteurs sont-elles sécurisées ? À l’heure où la cybercriminalité se développe à une vitesse vertigineuse, il est légitime de s’interroger sur la sécurité des données, de plus dans un secteur sensible tel que l’électricité.
Le Linky est le compteur intelligent déployé par le gestionnaire de réseau Enedis à destination de ses clients particuliers. Depuis 2016, plus de 35 millions de compteurs ont pu être installés à travers la France. Ce compteur permet de stocker puis d’envoyer des données de consommations journalières à une fréquence prédéfinie et modulable.
Ce compteur permet donc de compter les consommations de manière précise, et de ne plus attendre le passage d’un technicien Enedis afin de connaître plus précisément ses consommations.
À la différence des anciens compteurs dits électromécaniques, le Linky est numérique. Il permet donc de communiquer directement avec le gestionnaire de réseau de distribution via le CPL (courant porteur en ligne).
Ces informations arrivent dans le concentrateur (généralement situé dans le poste de transformation) auquel est rattaché le site. Elles sont ensuite transmises à Enedis. Cette technologie permet donc de remonter directement les informations dans le système d’information du gestionnaire.
Ce compteur permet donc de donner une meilleure vision des consommations d’un foyer, en rendant ainsi le consommateur acteur de la transition énergétique.
Mais il permet également de remplacer 70 % des interventions physiques (selon Enedis) par des actions à distance pour relever les compteurs.
Les gestionnaires de réseaux de gaz sont également concernés par ces innovations technologiques en matière de comptage des données. GRDF, qui est l’entreprise chargée de la gestion des réseaux de distribution de gaz, a développé son modèle de compteur intelligent. Contrairement au Linky, Gazpar utilise, quant à lui, des ondes radio afin d’envoyer ses informations de consommation.
Ce boîtier transmet deux fois par jour ses données, l’envoi des informations se fait donc par ondes radio depuis le boîtier jusqu’au concentrateur, sur la fréquence de 169 MHz. Chacun de ces envois dure moins d’une seconde.
Enfin, le concentrateur, généralement situé en hauteur, sur le toit d’un immeuble par exemple, va se charger de communiquer les informations de consommation aux systèmes d’information de GRDF via des ondes GSM. Les technologies utilisées sont donc différentes du Linky, cependant le fonctionnement global reste identique.
Il existe une réglementation européenne très claire à ce sujet, qui date de 2010. La directive européenne 2009/72/CE prévoyait que 80 % des compteurs installés devaient être communicants à fin 2020. Cette directive a été retranscrite en droit français dans le code de l’énergie : le décret n° 2010-1022 qui « rend obligatoire la mise en œuvre des compteurs communicants par Enedis ».
Cette directive ne concerne que les gestionnaires ayant au moins 100 000 points de livraison. Les gestionnaires de réseaux sont donc dans l’obligation de moderniser leurs infrastructures, les compteurs appartenant au gestionnaire de réseaux. Par conséquent, les compteurs communicants sont effectivement obligatoires. Il faut en revanche préciser qu’il n’existe pas aujourd’hui de dispositions légales claires pour sanctionner un client récalcitrant.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article sur : le Linky est-il obligatoire ?
De manière générale, les compteurs communicants vont envoyer les données de consommation journalières et mensuelles d’un point de livraison à une fréquence choisie. Ainsi, en tant que consommateur final, vous pouvez disposer de votre courbe de consommation jusqu’à une granularité demi-horaire (une courbe au pas de 30 minutes). Cela dépend du choix du consommateur, il peut l’activer ou le désactiver à volonté via son espace client.

Source : CNIL
De par son comptage fin des consommations, le Linky permet également de récupérer la puissance maximale atteinte. Les données sont globales par rapport au logement et ne donnent pas de détails sur la consommation de chaque appareil.
Pour réaliser ce genre d’opération, il est nécessaire de brancher de nombreux capteurs directement sur les appareils.
C’est la CNIL qui se charge de protéger les intérêts des consommateurs français en matière de données personnelles. Il s’agit d’une autorité administrative indépendante, à l’image de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui peut avoir recours à des sanctions dissuasives.
Par exemple, la CNIL a mis en demeure le fournisseur d’énergie Direct Énergie, car elle estimait abusive la manière de recueillir le consentement des clients pour l’exploitation de leurs données. Des données qui, selon la loi, « ne peuvent cependant être recueillies qu’après avoir obtenu le consentement des personnes concernées ».
Le rôle de la CNIL revêt une importance particulière depuis le règlement européen relatif aux données personnelles (RGPD).
L’accès aux données de consommation et aux index de consommation a été simplifié avec l’arrivée du Linky. Les clients peuvent visualiser ou télécharger leurs données directement depuis leur espace client. Ils peuvent passer par leurs fournisseurs d’énergie, qui se doivent de récupérer leurs données et de les exposer.

Source : espace client Enedis
Il faut, à ce titre, saluer les efforts de digitalisation et de mise à disposition des données de la part d’Enedis afin de donner accès à ces données. Cela représente un travail considérable en termes de gestion des systèmes d’information.
Les compteurs communicants existent depuis de nombreuses années dans le paysage de l’énergie. En électricité, on peut notamment citer les compteurs SAPHIR ou PME-PMI qui continuent aujourd’hui d’équiper les entreprises. Leur démocratisation auprès des particuliers est apparue avec les Linky et Gazpar.
À l’heure de la transition énergétique, il est crucial que les consommateurs deviennent des acteurs de l’énergie. Les entreprises et associations ont tout intérêt à exploiter ces données pour accélérer la sobriété énergétique.
Cela passe notamment par une connaissance de leurs données liées à l’énergie, pour que l’on puisse chacun prendre les mesures nécessaires concernant, entre autres, le gaspillage énergétique.
Enfin, c’est grâce à la modernisation du réseau qu’Enedis rend possible les opérations d’autoconsommation. Opérations qui vont en faveur de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique.
La fonctionnalité d’exportation de données de consommation vous permet de suivre de près votre consommation d’électricité avec des données mises à jour quotidiennement.
Plus besoin d’attendre la fin du mois pour savoir combien vous avez consommé, vous suivez maintenant votre consommation en temps réel !

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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).

