
September 27, 2025
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Cela fait désormais plusieurs mois que les prix de l’énergie s’affolent en Europe mais également à travers le monde. Nous connaissons une crise sans précédent dans la jeune histoire des marchés libéralisés de l’énergie.
Le précédent record (93 €/MWh) en termes de prix de l'électricité pour le marché français datait de 2008 et la crise des subprimes. Depuis, ce prix paraît dérisoire face aux prix que nous connaissons actuellement.
Nous avons déjà évoqué les causes de cette augmentation des prix généralisés en Europe, cependant qu’en est-il sur la dernière décennie ?
Comment les prix de l’énergie ont-ils évolué en 10 ans ? C’est ce que nous allons tenter d’expliquer, notamment en exposant les facteurs qui peuvent influencer les prix de l'électricité et du gaz. Ces deux énergies sont complémentaires, et leurs évolutions ont un impact direct sur les entreprises françaises.
Lorsque l’on évoque les prix de l'électricité, il faut tout d’abord préciser de quoi nous parlons afin de ne pas créer de confusion. Il existe deux types de prix à distinguer :
Les prix sur les marchés de gros influencent les prix réglementés, mais ces derniers peuvent également être fixés par les pouvoirs publics. C’est ce que l’on a pu observer avec la mise en place du bouclier tarifaire en 2022.
Les tarifs réglementés sont établis grâce à la méthode dite de « l’empilement ». C’est une méthode dans laquelle on va venir superposer les différents coûts supportés par le groupe EDF et les ELD (Entreprises Locales de Distribution) qui détiennent le droit de facturer au prix réglementé.
L’un de ces coûts est justement le niveau de prix sur les marchés de gros car EDF ne produit pas 100 % de l'électricité vendue aux consommateurs français. Ces notions sont donc liées mais il faut veiller à ne pas les confondre car potentiellement très différentes selon la temporalité, la volonté politique, les conditions de marché, etc.

Source : CRE
Il apparaît sur ce graphique que les prix réglementés d'électricité ont connu une baisse relativement importante sur la décennie 2000-2010. Cependant, on observe bien une remontée progressive des prix sur la dernière décennie (2010-2020).
Les tarifs jaunes et verts ont disparu en 2015/2016, mais les tarifs bleus (particuliers et professionnels) ont connu une augmentation de près de 25 % sur la dernière décennie.
Contrairement à certaines idées reçues, cette hausse des tarifs est en grande partie due à l’augmentation des taxes ainsi que du TURPE (Tarif d’utilisation des réseaux publics d'électricité). En l’espace de 10 ans, les taxes (notamment la CSPE) ont connu une hausse cumulée de plus de 120 %.
En ce qui concerne les prix de gros des marchés de l'électricité, le constat n’est pas le même. Contrairement aux TRV (Tarifs Réglementés de Vente) pour lesquels on constate une hausse constante sur la dernière décennie, les marchés de gros sont restés plutôt stables, avec un creux particulièrement bas en 2015-2016.
L’augmentation des prix de l’électricité en 2021-2022 est exceptionnelle comme nous le montre le graphique ci-dessous exprimé en €/MWh. Ces niveaux de prix avoisinant les 200 € ou 300 € en moyenne deviennent le quotidien des traders d’énergie.
La situation géopolitique actuelle de l'Europe laisse présager une installation durable de ce niveau de prix. Les marchés réagissent néanmoins très vite aux différents signaux géopolitiques ou économiques. Il faudra donc y être attentif.
Le record historique pour le produit Year+1 a été battu avec un prix de clôture à 389,30 €/MWh !
Les tarifs réglementés de gaz évoluent également chaque année, en connaissant parfois de grands mouvements de prix. Que ce soit à la hausse ou à la baisse, les tarifs de gaz ont oscillé dans un couloir de +20 % / -20 % en 10 ans. Contrairement aux prix de l'électricité qui n’ont fait que d'augmenter, des baisses importantes sont à noter (2009, 2015, 2019).
On voit également sur ce graphique tout l'intérêt du bouclier tarifaire qui a empêché une hausse des tarifs de plus de 90 % avec la flambée des prix actuelle.

Source : CRE/hellowatt
Les prix de gros sur les marchés du gaz (TTF et PEG) ont connu des mouvements très importants ces derniers mois. En cause, la réduction de l’approvisionnement russe en Europe à cause de la guerre en Ukraine qui se prolonge.
Les apports de gaz liquéfié en provenance des USA ne suffisent pas à compenser notre niveau de consommation. La tension se maintient donc sur les marchés et l’Europe se prépare à passer l’hiver prochain sans cette source d’approvisionnement.
La dépendance au gaz russe de l’Europe (près de 56 %) est donc l’un des facteurs à surveiller pour tenter de prévoir les mouvements de prix sur le marché gazier.
📈 À la clôture du 4 juillet 2022, le record historique pour le produit PEG Year+1 a été battu avec un prix de clôture à 108,24 €/MWh !
La disponibilité du parc nucléaire français est l’un des facteurs qui influe grandement sur le prix de l'électricité en France.
Plus de 70 % des capacités de production sont d'origine nucléaire. Lorsque l’indisponibilité de certains réacteurs est annoncée, cela génère une hausse de prix car les volumes de production initialement prévus ne seront pas produits.
L’offre d'électricité devenant plus rare, son prix augmente automatiquement. Des problèmes de corrosion ont été signalés sur le parc nucléaire français. L’effet de ces annonces a entraîné une hausse immédiate sur les marchés.
Le marché de l’électricité européen repose sur le principe du Merit Order. Le prix de l'électricité sur le marché spot est déterminé par les différents coûts de production nécessaires (énergie nucléaire, charbon, gaz…) à sa fabrication. Ces coûts sont classés par ordre croissant de prix.
Ensuite, c’est le prix de la dernière centrale appelée (la plus chère) qui est retenu et qui détermine le prix final.
Ce système est fait pour permettre à toutes les centrales de couvrir l’intégralité de leurs coûts, sans quoi elles ne seraient pas rentables. Le gaz est donc souvent cette dernière centrale, et donc le prix du gaz (nécessaire à la production d'électricité) détermine ainsi le prix final de l'électricité.
L’instauration d’une réserve de stabilité récemment sur ce marché a permis de réduire le nombre de quotas sur le marché du CO2. Encore une fois, les lois de marché nous apprennent que cela fait monter le prix du CO2. Les producteurs d’électricité doivent acheter autant de quotas que d’émissions de CO2, ils incluent donc ce coût dans leurs prix de vente. Il s’agit de l’une des causes importantes de la hausse des prix en 2021.
Les particuliers sont aujourd’hui protégés par le bouclier tarifaire décidé par le gouvernement. Les entreprises de taille moyenne sont quant à elles les plus exposées à ces variations de prix importantes.
Il est nécessaire pour ces entreprises de mettre en place une politique de gestion des risques de l'énergie. Ce coût doit être anticipé, les marchés étant complexes, il est plus que nécessaire aujourd’hui d'être accompagné par des spécialistes du secteur.
Il est tout à fait possible de souscrire à des contrats à des prix négociés lors de moments opportuns et ainsi de sécuriser son approvisionnement sur le long terme. Il est possible d’avoir recours à des formules tarifaires et des dispositifs intéressants pour lisser le prix de l'énergie tout au long d’une certaine période.
Les prix de l'électricité, du gaz et du CO2 évoluent tous les jours et sont importants à suivre pour acheter au meilleur moment.
Au-delà de vous accompagner dans vos optimisations énergétiques, notre vision est de vous donner cette transparence en temps réel. Les données de prix vous permettent de prendre de meilleures décisions pour votre entreprise.

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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.

