
February 5, 2026
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Après deux ans de pandémie suivie par la guerre en Ukraine, l’Europe est plongée dans une des plus graves crises énergétiques de son histoire. Face à ce défi, le gouvernement a lancé un plan de sobriété énergétique.
Pour autant, il semble aujourd’hui inéluctable que la demande mondiale d’énergie va continuer de croître. Pour quelles raisons ? Quelles en sont les ressorts ? Quelle est la situation par pays et par source d’énergie ?
Tant de questions sur lesquelles SirEnergies va tenter d’apporter un éclairage.
La consommation d’énergie par habitant est très variable à travers le monde :
Retenons de ces chiffres que :

Les consommations d’énergie par habitant sont impactées par les modes de vie, du fait notamment :
De façon factuelle, les 3 principaux pays consommateurs d’énergie dans le monde sont :

En effet, les pays développés ou en développement sont aussi les plus gros consommateurs d’énergie. Les facteurs qui influencent le plus la consommation énergétique d’un pays sont :
En 40 ans, la demande mondiale d’énergie a doublé :
Cette croissance a été en moyenne de 1,8 % par an sur 40 ans. Depuis l’avènement du charbon dans les années 1850, la consommation mondiale d’énergie n’a jamais cessé de croître :

À l’échelle mondiale, on observe que le mix énergétique est un mille-feuille toujours plus important et qu’une source d’énergie primaire n’a jamais été remplacée par une autre.
Même si, en France, on voit le charbon comme une énergie du passé, au niveau mondial il n’en est rien : on n’a jamais consommé autant de charbon qu’aujourd’hui.
À l’échelle mondiale, il n’y a jamais eu de transition d’une énergie vers une autre.
Notre usage des énergies fossiles est si important qu’il est intimement lié au CO₂ que nous émettons et au réchauffement climatique.
Lors des différentes COP, l’un des enjeux majeurs des négociations entre pays tient au fait que certains pays polluent beaucoup plus que d’autres. La Chine, qui produit 75 % de son énergie à partir de charbon, est souvent montrée du doigt.
Pour autant, depuis le début de l’ère industrielle, la Chine a émis 2 fois moins que les USA ou l’UE, comme le montre l’infographie réalisée par Our World in Data :

Sans surprise, le pétrole est l’énergie la plus utilisée dans le monde.
La consommation d’énergie est répartie pour l’essentiel entre :
Ces énergies fossiles, carbonées par nature, représentent 84 % de la consommation d’énergie primaire mondiale.

Selon le GIEC, pour tenir l’engagement de l’Accord de Paris et limiter le réchauffement à 1,5 °C d’ici 2050, l’utilisation du charbon, du pétrole et du gaz devra diminuer de 95, 60 et 45 %, respectivement.
Malgré les chocs pétroliers de 1973 et 1979, la consommation de pétrole n’a jamais cessé de croître et représente aujourd’hui 42 % de la consommation énergétique mondiale.
En France, le pétrole représente 28 % de la consommation d’énergie primaire en 2020, juste après l’énergie nucléaire (40 %) et avant le gaz naturel (16 %).
La France produit 1 % de ses besoins en hydrocarbures à partir de quelques gisements situés dans le bassin parisien et dans le bassin aquitain.
En 2020, le premier fournisseur de pétrole brut à la France est le Kazakhstan (15,6 %), suivi par les États-Unis (12,7 %) et l’Arabie saoudite (11,8 %). Viennent ensuite la Norvège, l’Algérie et le Nigéria pour 10 % chacun, enfin la Russie avec 8,7 %.
L’année 2022 a été une année record de consommation mondiale de charbon, selon l’AIE, avec 8 milliards de tonnes, dont 50 % consommés par la Chine.
Entre 2000 et 2018, la capacité installée de centrales thermiques à charbon dans le monde a doublé, passant de 1 à 2 millions de MW installés selon Carbon Brief. La majorité de ces nouvelles centrales ont été installées en Chine, Inde et Afrique du Sud.
En France, la consommation de charbon concerne :
Chaque seconde, comme le simule le site Planetoscope, 110 000 m³ de gaz naturel sont consommés dans le monde, soit 3,5 milliards de m³ par an.
Les principaux pays producteurs sont :

En France, la découverte en 1951 du gisement de Lacq dans le bassin aquitain a permis d’alimenter en partie le réseau de 1957 à 2013.
En 2021, la France importe du gaz naturel en provenance de Norvège (36 %), d’Algérie, des Pays-Bas et du Nigeria (8 % chacun).
Enfin, la part des importations de gaz russe, qui était de 17 % en 2021, ne représente aujourd’hui plus que 7 % du fait des conséquences de la guerre en Ukraine.
La densité énergétique représente l’énergie par unité de masse. Ainsi, 1 tonne de pétrole (environ 7 barils) correspond à :
Le pétrole étant facile à transporter et dense énergétiquement, il est très utilisé dans les véhicules et a contribué à l’essor de l’automobile, en attendant l’essor de la voiture électrique.
D’ici 2050, la consommation d’énergie dans le monde pourrait croître de 50 % !
Cette hausse pourrait même atteindre près de 70 % dans les pays en développement, voire 100 % en Asie (Chine et Inde comprises).
Hors OCDE, cette croissance s’explique par :
Dans les pays de l’OCDE, la consommation pourrait croître de seulement 15 % du fait d’une croissance économique et démographique plus faible, et de progrès en efficacité énergétique.

En France, plusieurs scénarios à l’horizon 2050 :

Selon l’AIE, la consommation mondiale de toutes les sources d’énergie va croître d’ici 2050, et les énergies fossiles resteront majoritaires dans le mix énergétique avec 69 % (contre 80 % en 2018).
Dans le contexte actuel, la Première ministre, Élisabeth Borne, a présenté le 6 octobre 2022 un plan de sobriété visant à réduire la consommation énergétique de la France.
Ce plan s’appuie sur 4 piliers :
Ce plan rappelle la politique mise en œuvre sous Valéry Giscard d’Estaing : « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! ». Comme en 1976, des économies d’énergie sont demandées :
RTE (« Futurs Énergétiques 2050 ») montre que la consommation d’énergie doit baisser de 40 % en France, tandis que la consommation d’électricité doit augmenter de 50 %.
RTE préconise une stratégie autour de 3 axes majeurs :
Tous les scénarios nécessitent :
Tout porte à croire, comme le souligne l’AIE, que la consommation d’énergie va continuer à croître dans le monde d’ici 2050 pour plusieurs raisons :
Pour autant, fin septembre, les ministres européens de l’Énergie ont défini un objectif de réduction de 10 % de la consommation brute d’électricité dans l’Union. En France, le gouvernement a lancé un plan de sobriété énergétique ambitieux.
On constate que ce dernier porte ses fruits : la consommation a baissé sur les 4 dernières semaines de −6,5 % par rapport à la même période de 2014 à 2019.
Il y a un espoir que l’UE puisse trouver des solutions et montrer la voie aux autres pays du monde pour tendre vers plus d’efficacité énergétique, moins de consommation et moins d’émissions de CO₂.

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Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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L'augmentation s'explique par la revalorisation de l'Accise sur le gaz à 16,39 €/MWh et la hausse de 3,41 % du tarif de transport (ATRT 8).
S'y ajoute l'entrée en vigueur des Certificats de Production de Biogaz (CPB), un nouveau coût réglementaire pour soutenir le biométhane.
Face à ces évolutions, Sirenergies vous accompagne dans l'achat de gaz naturel pour sécuriser vos prix malgré la volatilité du marché.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.
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Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.

