
February 5, 2026
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Le 8 avril 2022 est paru au Journal officiel le décret 2022-495 du 7 avril 2022 relatif au délestage de la consommation de gaz naturel, modifiant le code de l’énergie. L’objectif de ce décret est de rendre possible les coupures de gaz ciblées l’hiver prochain pour faire face à une possible interruption d’approvisionnement ou à un embargo sur le gaz russe, comme c’est le cas sur le charbon russe.
Qui est concerné par ce décret ? L’électricité sera-t-elle aussi concernée ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.
Le décret prévoit que les gros consommateurs de gaz, ceux qui consomment plus de 5 GWh par an, pourraient potentiellement être délestés du réseau. En clair, cela signifie qu’ils pourraient potentiellement ne plus être approvisionnés durant les pics de consommation.
Ce décret concerne les consommateurs raccordés au réseau de transport, GRTgaz et Teréga, mais également tous les clients supérieurs à 5 GWh raccordés au réseau de distribution GRDF.
À partir du 1er avril 2020, les consommateurs de gaz pouvaient déjà signer un contrat d’interruptibilité pour obtenir en contrepartie une réduction de leur facture d’acheminement.
Cette mesure de marché permet au consommateur qui accepte de réduire sa consommation en cas d’activation du dispositif une réduction proportionnelle de la composante « compensation stockage », que ce dispositif soit déclenché ou pas au cours du contrat.
Le gestionnaire de réseau dispose ainsi, à travers l'engagement de ses clients, d’une capacité interruptible lui permettant de gérer au mieux le passage des pointes de consommation.
Actuellement, en fin de période hivernale, une interruption des livraisons de gaz russe n’aurait pas d’impact sur les consommateurs. En revanche, la question se pose pour cet été, période pendant laquelle s’effectue le remplissage des stockages de gaz en prévision de l’hiver prochain. Et bien sûr, elle se pose pour l’hiver prochain où un arrêt des approvisionnements aurait un impact très significatif sur l’activité industrielle et le confort des grands ensembles résidentiels et tertiaires.
Il y a donc un premier enjeu essentiel qui est de remplir les réserves de gaz pour anticiper l’hiver prochain qui risque d’être très difficile du fait de la guerre en Ukraine et des mesures prises en réaction par l’Union européenne.
L’enjeu en France porte sur une dépendance au gaz russe à hauteur de 20 % du total des importations, mais il est de 40 % pour l’UE. Et effectivement, les simulations faites par GRTgaz montrent que la France serait moins touchée que ses partenaires européens. Cependant, en cas d’hiver rigoureux ou d’épisodes de froid intense, la France doit envisager des réductions de consommation.
Les consommateurs concernés par cette mesure sont environ 5 000, il s’agit notamment :
Cependant, chaque année, les gestionnaires des réseaux de transport et de distribution réalisent une enquête auprès de tous ces consommateurs afin de déterminer les consommateurs répondant à des enjeux critiques, comme :
Côté électricité, un autre dispositif dit « d'interruptibilité » existe déjà, il permet également d’interrompre immédiatement la fourniture d’électricité sur 18 sites très gros consommateurs d'électricité raccordés au réseau de transport d’électricité afin d’éviter tout black-out sur le réseau interconnecté européen de l’UCTE. Ces sites sont sous contrat avec RTE et, en contrepartie de leur participation à ce mécanisme d’interruptibilité, ils perçoivent une rémunération très conséquente en fonction de leur puissance effaçable.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire notre article sur l’effacement électrique.
Le 7 avril 2022, les États membres de l’Union européenne ont approuvé un embargo sur le charbon russe. Ce même jour, en France, le décret délestage est signé par le Premier ministre. Pour autant, le gouvernement indique que ce décret aurait été publié dans tous les cas pour éviter une instabilité du réseau de gaz conformément à une ordonnance de 2018.
Même si aucun embargo n’est encore d’actualité sur le gaz, ce décret délestage prend une couleur particulière dans le contexte géopolitique actuel.
La France se prépare donc à un arrêt des approvisionnements de gaz russe pour l’hiver prochain. Les mesures envisagées par le gouvernement portent sur des dispositifs éprouvés dont certains, comme le délestage, ont déjà été utilisés par le passé.
Comme indiqué précédemment, il y a deux ans, l’interruptibilité avait remplacé la délestabilité. Avec ce nouveau décret délestage, le gouvernement remet au goût du jour la délestabilité. Ainsi, les gestionnaires de réseau disposent toujours des contrats d’interruptibilité et, en dernier recours, ils pourront faire appel au délestage « arbitraire ».
Ces derniers jours, le gouvernement a redoublé d’efforts pour élaborer d’autres mesures visant à parer tout embargo des approvisionnements de gaz russe. Il est notamment envisagé par l’État une augmentation des importations de GNL (Gaz naturel liquéfié) en provenance des États-Unis et l’installation d’un navire « terminal méthanier » de gazéification du GNL dans le port du Havre en collaboration avec TotalEnergies et Engie.

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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) est l’outil de pilotage stratégique de la politique énergétique de la France. Instituée par la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), elle sert de boussole à l'État, aux collectivités et aux entreprises.
Concrètement, la PPE fixe les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie sur le territoire national. Elle couvre une période de dix ans, découpée en deux périodes de cinq ans, et doit être révisée périodiquement pour s'adapter aux évolutions technologiques et économiques.
Elle traite de sujets majeurs tels que :
Il est crucial de ne pas la confondre avec la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Si la SNBC fixe les budgets carbone (les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre par secteur), la PPE détermine les moyens techniques et énergétiques pour y parvenir.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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La centralisation du mécanisme par l'acheteur unique RTE vise à supprimer la volatilité des prix HTT liée au système décentralisé.
Ce dernier, jugé trop complexe, imposait aux fournisseurs d'acquérir eux-mêmes des garanties de capacité.
La réforme de 2026 confie à RTE le pilotage exclusif du dispositif pour garantir la sécurité d'approvisionnement et stabiliser les coûts de capacité répercutés sur les consommateurs finaux.
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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L'effacement consiste, pour un site industriel ou tertiaire, à réduire sa consommation d'électricité sur demande de RTE lors des pics de tension.
En échange de cette flexibilité, l'entreprise reçoit une rémunération ou réduit drastiquement son obligation de capacité, transformant ainsi une contrainte réseau en gain financier.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.
Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
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Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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Le coût de capacité sera désormais intégré de manière transparente via une taxe de répartition, avec un encadrement strict des enchères.
À partir de novembre 2026, ce mécanisme ne disparaît pas mais change de structure de facturation. L'objectif est d'assurer une meilleure maîtrise des prix HTT grâce à des plafonds de prix et à la réduction des rentes pour les installations de production déjà amorties.
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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Les jours PP1 (Pointe de Proximité) et PP2 sont les périodes de l'année où le réseau électrique est le plus sous tension (généralement entre décembre et février).
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Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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L'augmentation s'explique par la revalorisation de l'Accise sur le gaz à 16,39 €/MWh et la hausse de 3,41 % du tarif de transport (ATRT 8).
S'y ajoute l'entrée en vigueur des Certificats de Production de Biogaz (CPB), un nouveau coût réglementaire pour soutenir le biométhane.
Face à ces évolutions, Sirenergies vous accompagne dans l'achat de gaz naturel pour sécuriser vos prix malgré la volatilité du marché.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.
De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.
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L'anticipation du passage du coût de capacité actuel à la nouvelle taxe nécessite un audit approfondi des clauses contractuelles.
La transition réglementaire de 2026 impacte directement la structure budgétaire de vos achats d'énergie.
Pour un diagnostic précis et une sécurisation de vos coûts, les conseils en achat de Sirenergies analysent vos contrats pour garantir leur conformité avec le nouveau cadre de marché.
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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L'objectif central de la PPE 3 est d'engager la France vers la neutralité carbone à l'horizon 2050 en brisant la dépendance historique du pays aux énergies fossiles.
Aujourd'hui, environ 60 % de la consommation d'énergie finale en France repose encore sur le pétrole et le gaz naturel importés. La PPE 3 vise à inverser radicalement cette tendance en fixant une cible ambitieuse : atteindre 60 % d'énergies décarbonées dans la consommation finale dès 2030.
Pour y parvenir, la PPE 3 poursuit trois sous-objectifs majeurs :
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L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.

