
February 5, 2026
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La France dispose de plusieurs territoires à travers le monde, très différents les uns des autres en termes de sources d’énergie. La politique énergétique française est définie par une forte solidarité.
Pour illustrer, en ce qui concerne le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité), les coûts des réseaux électriques sont tous mutualisés, entre le territoire métropolitain et ceux d’outre-mer. C’est ce qu’on appelle la péréquation tarifaire.
Pourtant, les coûts de production de l'électricité et d’utilisation des réseaux ne sont pas les mêmes. Ces territoires sont appelés des Zones Non Interconnectées et nous allons voir de quelle manière leurs caractéristiques climatiques et géographiques impactent leurs systèmes énergétiques.
Les zones non interconnectées (ZNI) sont les territoires français non reliés au réseau électrique métropolitain continental. Ces territoires sont les suivants :

Source : CRE
À noter que la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie disposent d’un autre statut et ne sont donc pas des ZNI.
Dans ces territoires, le coût de production de l'électricité est souvent plus cher qu’en métropole, mais il peut varier de manière importante d’une île à l’autre. De plus, ces territoires manquent d’interconnexions, ce qui augmente la tension sur le réseau électrique.
Bien souvent, la petite taille des systèmes électriques nécessite de recourir à des solutions technologiques émettrices de CO2 (charbon, groupes électrogènes…). C’est la raison pour laquelle ces territoires disposent d’une régulation particulière.
La péréquation tarifaire assure une égalité des coûts payés au titre de l’utilisation des réseaux entre les clients, peu importe leur situation géographique. Il s’agit là de l’un des principes qui structurent le TURPE.
Ce sont les charges de service public de l’énergie (CSPE) qui compensent la différence de coût entre les régions.
Au-delà de ces caractéristiques tarifaires, ces différents territoires peuvent, grâce à la réglementation européenne, s’affranchir de certaines règles. Ils peuvent ainsi créer un cadre réglementaire particulier qui leur est propre. Dans la loi, ces territoires peuvent être considérés comme de « petits réseaux isolés » et ainsi s'affranchir de la règle de dissociation des gestionnaires de réseaux aux entreprises intégrées d’électricité (en France ENEDIS est séparé d’EDF).
Actuellement, les ZNI importent de manière importante des énergies fossiles pour alimenter les différents sites de consommation et leurs clients.
Comme pour tout système électrique, ces petits réseaux se doivent d’équilibrer l'offre et la demande en temps réel.
Généralement, les technologies de pointe, c'est-à-dire celles qui peuvent répondre à une demande importante de manière rapide, sont souvent d’origine fossile (à l’image des turbines à fioul qui ne nécessitent ni vent ni soleil). Cela peut compenser les défauts de production insulaires qui peuvent survenir dans ces territoires.
Les ZNI sont donc en grande majorité dépendantes du gaz, du charbon et du fioul importés, plus qu’en métropole où la technologie nucléaire est majoritaire.
La transition énergétique est donc un enjeu important pour ces îles, qui sont les plus exposées aux effets du réchauffement climatique.
L’enjeu de la transition énergétique est donc de taille. Ces territoires disposent parfois d’un potentiel intéressant en termes d’énergies renouvelables, et cela leur permettrait d'accroître leur autonomie énergétique.
La loi relative à la transition énergétique (nᵒ 2015-992 du 17 août 2015) a instauré une PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) propre à chaque ZNI.
La programmation pluriannuelle de l’énergie est une véritable feuille de route pour les investissements et le paysage énergétique de demain. Il s’agit d’un outil de pilotage qui est décrit de la manière suivante par le gouvernement :
“Il s'agit d'un document qui exprime les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire métropolitain continental, afin d’atteindre les objectifs de la politique énergétique"
Si l’on étudie la PPE de Guyane par exemple, on peut y trouver les éléments suivants :
Dans chacune de ces PPE, il est question de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de développer les véhicules publics électriques et l’autoconsommation.
Le manque d’interconnexion et de solutions de stockage remet en cause les stratégies 100 % EnR dans ces territoires. Au prix de certains compromis de société et de production d’énergie, le scénario 100 % EnR est réalisable comme le montrent les différentes PPE.

Source : ADEME
Sur le graphique ci-dessus, les scénarios suivants montrent des situations très différentes d’un territoire à l’autre, que ce soit en termes d’investissements, de sources d’énergie ou de coût final de production.
Un des critères importants de réussite de la transition énergétique sera l’autonomie des ZNI vis-à-vis des importations de combustibles. On voit aujourd’hui que des îles comme la Martinique et la Corse sont encore largement alimentées en diesel. L’un des principaux objectifs de cette transition est de s’affranchir de ces moyens de production pour la rendre en accord avec les accords de Paris.
Loin d'être oubliées, les ZNI bénéficient de certaines exceptions et exemptions françaises. Ces territoires participent au rayonnement de la France à travers le monde, il est donc tout à fait logique de les voir intégrés au système national de l'électricité (TRV, TURPE…).
L’avenir nous dira si les choix de politique publique sont aujourd’hui les plus pertinents, car les défis à relever pour ces ZNI sont à la fois ambitieux mais également complexes à faire accepter sur tous les territoires.

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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :

