Chevron noirChevron noir

Le bilan carbone : comprendre et mesurer les émissions Scope 1

Transition & stratégie climat
Environnement
Energie verte

Le bilan carbone : comprendre et mesurer les émissions Scope 1

Mis à jour le

March 5, 2026

6

min de lecture

ligne de production

Scope 1, scope 2, scope 3 : ces trois catégories sont au cœur du bilan carbone, une méthode d’évaluation des quantités de gaz à effet de serre générées par les activités humaines. Mais que définissent ces trois scopes ?
Poursuivons notre série de l’été sur le bilan carbone, avec un premier zoom pour comprendre ce qu’est le scope 1.

Le scope 1 recense les émissions de gaz à effet de serre (GES) dont l’organisation est directement responsable.

Vous souhaitez améliorer l’empreinte carbone de votre entreprise ?
Ces émissions carbone directes sont les plus faciles à maîtriser.

Quelles émissions de GES sont incluses dans le scope 1 du bilan carbone ? Comment les réduire pour limiter votre impact environnemental, vous adapter au changement climatique et maîtriser votre facture énergétique ?

Les pistes pour agir.

Qu’est-ce que le Scope 1 du bilan carbone ?

Dans le bilan carbone, le scope 1 mesure les quantités de gaz à effet de serre directement dus aux activités d’une organisation. Ces émissions carbone sont produites par des sources fixes ou mobiles que l’entreprise possède ou contrôle. Elles sont liées aux procédés industriels et à la combustion de carburants fossiles.

Plus précisément, le scope 1 quantifie les gaz à effet de serre produits par les postes d’émission suivants :

     
  • Le chauffage au fioul ou au gaz naturel des bâtiments.
  •  
  • La combustion d’énergie fossile nécessaire au fonctionnement des installations industrielles (chaudières, fours industriels, turbines, groupes électrogènes…).
  •  
  • La production d’eau chaude sanitaire.
  •  
  • L’utilisation de la flotte de véhicules thermiques de l’entreprise.

Les émissions carbone évaluées par le scope 1 du bilan carbone peuvent aussi être fugitives. Elles se cachent dans les fuites de fluides frigorigènes ou le traitement des déchets organiques. Du méthane est aussi produit par la biomasse (sols et forêts) et les ruminants, et du protoxyde d’azote (N2O) s’échappe lors de la fermentation azotée.

Pourquoi comprendre et mesurer ces émissions carbone Scope 1 ?

Réaliser votre bilan carbone et réduire vos émissions de gaz à effet de serre
scope 1, c’est :

     
  • Limiter l’empreinte carbone et l’impact environnemental de l’entreprise.
  •  
  • Bâtir et mettre en place une politique exemplaire de RSE (responsabilité sociale des entreprises).
  •  
  • Garantir la conformité à la réglementation environnementale.
  •  
  • Rassurer les clients, collaborateurs, investisseurs et autres partenaires, de plus en plus exigeants en matière d’environnement et de santé.
  •  
  • Véhiculer une image positive d’entreprise durable, engagée dans la transition énergétique.
  •  
  • Réaliser des économies d’énergie et baisser la facture énergétique.

Comment mesurer les émissions carbone du Scope 1 dans le bilan carbone ?

Plusieurs méthodes aident à mesurer les émissions de gaz à effet de serre du scope 1. Les outils diffèrent en fonction des sources d’émissions et de la complexité des processus industriels.

La mesure directe des émissions carbone

Fiable et précise, la méthode directe recourt à des instruments de mesure comme les compteurs et détecteurs de gaz, les capteurs de combustion, les capteurs infrarouges…

Cette méthode est privilégiée pour évaluer les émissions carbone du scope 1 fugitives ou générées par des processus industriels spécifiques. Elle reste néanmoins coûteuse, avec un impératif de maintenance régulière.

Le calcul des émissions de GES scope 1 via le facteur physique

En l’absence de mesure directe, les émissions de gaz à effet de serre peuvent être calculées en multipliant les données de l’activité par le facteur d’émission physique. La formule est la suivante :

Quantité GES = quantité consommée (exprimée dans l’unité du produit) x facteur d’émission physique (quantité de CO2 émise par une unité).

La quantité consommée est par exemple la quantité de carburant fossile brûlé, ou le nombre d’heures de fonctionnement d’un équipement. Le facteur d’émission physique est obtenu en consultant la Base Empreinte® de l’ADEME ou les protocoles internationaux comme le GHG Protocol.

Voici un exemple de calcul. Si la consommation de diesel d’une entreprise représente 3 000 litres chaque année, les émissions de gaz à effet de serre associées sont estimées à : 3 000 litres x 2,68 kg CO2e/litre, soit 8 040 kg CO2e ou 8,04 tonnes CO2e.

Cette méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre est simple et peu coûteuse. En revanche, elle nécessite du temps en amont pour collecter et fiabiliser les données.

Le recours à des logiciels de calcul des émissions de GES

Pour faciliter le calcul des émissions de gaz à effet de serre, ou dans le cas de processus industriels complexes, l’entreprise peut recourir à des logiciels dédiés et des outils de modélisation.

Si les résultats obtenus sont précis et détaillés, cela peut néanmoins nécessiter une expertise technique pour entrer tous les paramètres. Les données de maintenance et la documentation des fournisseurs aident à compléter les informations sur les émissions carbone.

Comment réduire les émissions carbone du Scope 1 ?

Les émissions de gaz à effet de serre du scope 1 sont les seules que l’entreprise maîtrise totalement. Elle peut les réduire en conjuguant des gestes accessibles à tous, des choix énergétiques performants et des investissements ambitieux.

Réduire la consommation d’énergie

La réduction des émissions de gaz à effet de serre du scope 1 exige d’agir sur le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Les entreprises peuvent encourager leurs collaborateurs à baisser la température de chauffage dans les bureaux et à privilégier le lavage à l’eau froide.

Pour une action plus efficace et globale, l’entreprise peut installer une régulation centrale des températures via un système de pilotage de l’énergie.

Mais c’est par le choix d’équipements moins énergivores et l’isolation thermique de ses bâtiments qu’une entreprise pourra réduire efficacement sa consommation énergétique.

Remplacer les énergies fossiles

Substituer aux énergies fossiles une énergie décarbonée limite significativement et durablement les émissions de gaz à effet de serre du scope 1. L’entreprise peut :

     
  • Investir dans les énergies renouvelables via la production et l’autoconsommation d’une énergie locale, renouvelable et non émettrice de gaz à effet de serre directs dans l’atmosphère (panneaux photovoltaïques sur les toits, ombrières solaires sur les parkings, géothermie, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique…).
  •  
  • Remplacer les combustibles fossiles brûlés pour le chauffage et les procédés industriels en recourant à des technologies bas-carbone (gaz renouvelable bas-carbone, biomasse, biométhane, hydrogène…).

Décarboner la mobilité

La mobilité demeure un point noir écologique de nombreuses entreprises. Pourtant, de nombreuses solutions se développent pour une mobilité plus durable, aux émissions de gaz à effet de serre réduites :

     
  • Choisir l’électromobilité, en acquérant des véhicules électriques qui permettent de diviser par 3 à 4 les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux véhicules thermiques.
  •  
  • Privilégier les biocarburants, le GNV et l’hydrogène pour le transport lourd.
  •  
  • Limiter les déplacements professionnels grâce à la visioconférence et l’optimisation des trajets.
  •  
  • Former les conducteurs à la conduite éco-responsable.

Améliorer les processus industriels

Si investir dans de nouvelles technologies est trop coûteux, l’entreprise peut éviter certaines émissions de gaz à effet de serre en optimisant ses processus, en maintenant régulièrement ses équipements et en détectant les fuites.

Un suivi régulier et précis de la consommation énergétique permet de repérer les éventuels dysfonctionnements et leurs sources.
Le cabinet de conseil en énergie, Sirenergies propose aux entreprises une application dédiée pour analyser les données énergétiques et identifier les surconsommations.

Le saviez-vous ?

Cabinet de conseil en énergie, Sirenergies met à disposition des entreprises une application de management de l’énergie.
Grâce au suivi des prix de l’électricité et du gaz et à la vision en temps réel de la consommation énergétique, elle permet une gestion proactive et agile de l’énergie.

{{ask-pilott="/ctas"}}


Nos experts vous accompagnent pour construire des solutions énergétiques sur-mesure, adaptées à vos besoins et votre budget.

{{ask-rdv="/ctas"}}

Le scope 1 mesure les émissions de gaz à effet de serre directes de l’entreprise dans le cadre du bilan carbone. Elles sont principalement générées par la combustion d’énergies fossiles liée aux procédés industriels, au chauffage et aux déplacements.

Les émissions carbone scope 1 sont les seules sur lesquelles l’entreprise peut agir sans dépendre de partenaires tiers. En investissant dans des technologies décarbonées et l’efficacité énergétique, l’entreprise réduit son impact environnemental et optimise son budget énergétique.

Investir aujourd’hui, c’est protéger sa compétitivité, sa pérennité, sa durabilité et sa résilience face au changement climatique.

Vous souhaitez des conseils personnalisés pour optimiser vos consommations et vos dépenses énergétiques ?

Mettez dès aujourd’hui en place votre transition énergétique en prenant rendez-vous avec un de nos experts !

Simplifiez votre pilotage énergétique
dès aujourd'hui

Vous gérez entre 2 et 2 000 sites ?
Consolidez vos données en un clic

Fini la récupération manuelle.
Centralisez la performance de tout votre parc avec Pilott.

Optimisez vos coûts énergétiques dès maintenant
Ne subissez plus la complexité des marchés.
De la négociation à l'optimisation, découvrez
l'accompagnement global Sirenergies
Reprenez le contrôle de vos dépenses grâce
à une stratégie énergétique sur-mesure

Faites baisser vos factures d’énergie,
pas votre niveau d’exigence.

Nos experts vous guident vers
l'offre d'énergie adaptée à vos besoins

Newsletter chaque mardi

Par Emmanuel Sire, co-fondateur de Sirenergies

+ 3 500

abonnés à la newsletter hebdomadaire

4.9

Les réponses à vos questions

Quelles sont les offres d'électricité proposées par la bellenergie Business ?

La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :

  • E@sy Fixe : 100 % de visibilité budgétaire sans variation.
  • E@sy Clic : Prix lissé grâce à des achats échelonnés sur les marchés.
  • E@sy Bloc + Spot : Un mix entre une base sécurisée et une part indexée sur les prix du jour.
  • E@sy Spot : Une offre 100 % dynamique pour profiter des opportunités de baisse en temps réel.
Pourquoi la PPE 3 combine-t-elle énergies nucléaire et renouvelables ?

Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.

De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.

Quelle est la date limite pour réaliser le premier audit ?

Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.

Pourquoi le Scope 2 est-il crucial pour la RSE ?

Il permet de prouver votre engagement dans la transition énergétique et de répondre aux exigences réglementaires.

Comment être exempté de l'audit énergétique ?

Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.

Quelle est la part des énergies renouvelables dans le mix français en 2025 ?

En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.

Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.

Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.

Que prévoit la PPE 3 pour les mobilités ?

La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.

Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.

Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.

Quelles sont les nouvelles obligations pour le Décret Tertiaire et l'Audit Énergétique ?

Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :

  • la déclaration des consommations 2025 sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre
  • la réalisation d'un audit énergétique avant le 11 octobre pour toutes les entreprises consommant plus de 2,75 GWh/an.

Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.

Comment mobiliser les collaborateurs autour d'un projet de sobriété énergétique ?

La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :

  • La visibilité : On ne gère bien que ce que l'on mesure. Partager les données de consommation via des outils comme l'application Pilott donne un sens concret aux efforts fournis.
  • L'incarnation : Nommer des ambassadeurs énergie internes permet de diffuser les bonnes pratiques par l'exemple et de lever les freins opérationnels propres à chaque métier.
  • La gamification : Transformer la contrainte en défi (challenges inter-services, concours de l'équipe la plus sobre) crée une dynamique positive et renforce la cohésion d'équipe autour des enjeux RSE.

L'électricité de la bellenergie Business est-elle vraiment verte ?

Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).

Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?

L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.

Quel est le nouveau seuil de consommation pour l'audit en 2026 ?

Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.

Comment calculer les émissions du Scope 2 ?

Pour calculer les émissions du Scope 2, appliquez la formule suivante:

Quantité d’énergie (kWh) × Facteur d’émission (kg CO₂e/kWh).

Utilisez des bases comme l'ADEME pour la précision.

Quelle est la différence entre Scope 1 et Scope 2 ?
  • Le Scope 1 concerne les émissions directes (combustion sur site),
  • Le Scope 2 traite des émissions indirectes liées à l'énergie achetée (électricité, vapeur).
Quelle différence entre mix primaire et mix final ?

Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)

Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).

Quelles économies d'énergie une entreprise peut-elle réaliser sans investissement ?

Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.

À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.

Que prévoit la PPE 3 pour les énergies renouvelables ?

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.

La stratégie repose sur trois piliers principaux :

  • l'hydroélectricité
  • le photovoltaïque (avec un objectif de 55 à 80 GW en 2035)
  • l'éolien en mer (visant 15 GW en 2035).

À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.

Les réponses à vos questions

No items found.