
March 4, 2026
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« Un, deux, trois, éteignons les lumières », lançait Roger Gicquel aux téléspectateurs du journal de 20 h, le jeudi 17 mars 1977, sur TF1. « Qu’est-ce qu’on voit maintenant ? », demande-t-il à Michel Chevalet, présent au même instant au centre de dispatching national : « Eh bien, c’est très net », répond ce dernier, « le bilan pour toute la France en ce moment (… /…) est presque à 175 milliers de kW (175 MW) d’économie d’électricité ».
Par cette expérience menée en temps réel, démonstration était faite aux Français de l’utilité des effacements de consommation sur le système électrique et de l’intérêt d’un système énergétique sobre face à la flambée des prix du pétrole. Chaque téléspectateur présent devant son petit écran ce soir-là a pu se sentir responsable de sa consommation d’énergie.
Pour ceux d’entre vous qui ont éteint des interrupteurs à l’invitation de Roger Gicquel, sachez que vous avez participé à la première expérience d’effacement diffus à grande échelle.
Un effacement électrique consiste donc, pour un consommateur, à baisser sa consommation en éteignant des équipements électriques, par exemple un chauffage électrique ou un chauffe-eau, sur signal envoyé par le dispatching du réseau électrique national.
L’objectif de l’opération étant une diminution ou un arrêt à un instant t de l’électricité soutirée sur le réseau durant un laps de temps défini. En contrepartie de son action, le consommateur reçoit une rémunération ou obtient une diminution de son abonnement, ce qui revient au même.
L’effacement électrique n’est pas une idée nouvelle. Dès les années 50, EDF passe des contrats avec de grands industriels de la métallurgie afin de les inciter à consommer lorsque les centrales hydrauliques produisent plus que de besoin, et à l’inverse à réduire la consommation de leur outil industriel, voire à l’arrêter, lors des pics de consommation. À l’époque, les centrales hydrauliques produisaient 50 % de l’énergie électrique en France.
Aujourd’hui, avec le développement des énergies renouvelables, parcs éoliens et centrales photovoltaïques, le système électrique a besoin à nouveau de développer des capacités d’effacement pour faire face à l’intermittence des énergies renouvelables sans faire appel à des centrales thermiques de pointe.
L’enjeu est le développement d’un système énergétique sobre, non pas pour faire face à la flambée des prix du pétrole, mais pour réduire les émissions de CO2 et limiter le changement climatique.
On distingue essentiellement deux types d’effacement : les effacements industriels et les effacements diffus.
Les premiers, comme indiqué ci-dessus, ont vu le jour dans les années 50 pour compenser l’intermittence des centrales hydrauliques majoritaires sur le parc installé. Les seconds ont été créés en 1965 avec le tarif Tempo d’EDF, qui est un tarif horo-saisonnier de type heures pleines/heures creuses, et développés en 1982 avec les tarifs EJP (Effacement Jours de Pointe), une option des tarifs historiques d’EDF.
À noter qu’à leur apogée, les tarifs EJP avaient permis de contractualiser une capacité effaçable de 6 500 MW grâce à de fortes incitations tarifaires depuis lors révolues.
L’ouverture progressive des marchés de l’énergie à la concurrence à partir de février 1999 et la création du gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité, RTE, ont été menées sous l’impulsion de la Commission européenne et de sa directive 2003-54-CE.
RTE a hérité des compétences de dispatching et d’équilibrage du réseau, précédemment assurées par EDF, et a donc eu besoin de pouvoir mobiliser des réserves d’énergie pour piloter le système électrique.
C’est pourquoi le mécanisme d’ajustement a été créé à cette époque pour permettre à RTE d’acheter de l’énergie à des producteurs ou à de gros consommateurs. Grâce à ce dispositif, RTE achète au jour le jour au mieux-disant les capacités d’énergie nécessaires à l’équilibre production-consommation du réseau.
Avec la fin progressive des tarifs historiques d’EDF et la mise en place de la bourse de l’énergie Powernext en 2001, puis son rachat par EEX en 2008, la valorisation de la production s’est faite essentiellement par la vente d’énergie en MWh.
Est alors apparu le besoin de valoriser les capacités installées de production et non plus seulement de valoriser l’énergie échangée sur les marchés. En effet, avec l’évolution des usages de l’électricité, les pics de consommation d’électricité devenaient de plus en plus importants.
Le 6 février 2012, un record historique est atteint avec 96 291 MW, puis à nouveau le 8 février avec 102 098 MW de puissance soutirée, pour un parc de production installé de 128 680 MW.
Or, dans le même temps, l’absence de rémunération explicite (missing money) des capacités installées a conduit à une baisse des investissements dans les centrales de pointe et donc à une augmentation du risque pour la sécurité du réseau.

Source : Futura-Sciences
C’est pourquoi, en 2008, la Commission Champsaur a été créée pour proposer des évolutions à ces marchés libéralisés de l’électricité. À cette commission participait Jean Bergougnoux, ancien directeur général d’EDF, qui, dans les années 1980, avait eu la responsabilité de créer les tarifs EJP.
C’est ainsi que la Commission a proposé dans son rapport de 2010 la mise en place de nouveaux mécanismes, dont la création d’un marché des capacités d’effacement, qui, après plus de cinq ans de gestation, a vu le jour en 2016.
Pour autant, en 2012, RTE a fait face à de fortes tensions avec quatre pics de consommation de plus de 96 000 MW. Et en conséquence, sans attendre le marché de capacité, RTE a lancé dès l’hiver 2012 des appels d’offres d’effacement de consommation et de production locale, en Bretagne d’abord, puis au niveau national ensuite.
L’objectif pour RTE étant d’accroître les volumes d’offres déposées sur le mécanisme d’ajustement, évoqué précédemment, via des appels d’offres en versant une prime de capacité en €/MW en complément de la rémunération de l’énergie en €/MWh offerte sur le mécanisme d’ajustement.
Depuis lors, chaque année, RTE organise des appels d’offres pour répondre à ses propres besoins d’équilibrage du système électrique, notamment : l’appel d’offres effacement (AOE), l’appel d’offres réserves rapide et complémentaire (RR/RC).
Il est important de préciser ici que le marché des capacités, quant à lui, adresse l’ensemble du marché et pas seulement le besoin de RTE. En effet, tous les acteurs dits obligés, typiquement les fournisseurs, doivent acquérir ou posséder autant de certificats de capacité que l’exige la réglementation au regard de la consommation d’énergie foisonnée de leurs clients.
L’Appel d’Offres Effacement 2022, dont les résultats ont été publiés le 8 novembre dernier, a permis à RTE de contractualiser 2 403 MW. Un volume en forte hausse par rapport aux années précédentes : 1 509 MW en 2021 et 770 MW en 2020. Cette croissance s’explique par la décroissance du parc de centrales thermiques et par la volonté d’accélérer la transition énergétique.
En conclusion, il est à noter que tous les consommateurs, particuliers, professionnels ou très gros consommateurs, peuvent participer à ces appels d’offres organisés par RTE, même ceux connectés aux réseaux publics de distribution.
Le compteur Linky permet notamment aux consommateurs qui en sont équipés de souscrire, chez certains fournisseurs, à des offres adaptées aux effacements de consommation. Pour cela, n’hésitez pas à solliciter SirEnergies qui vous accompagnera pour choisir le meilleur opérateur compte tenu de vos habitudes de consommation.

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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.

