
April 8, 2026
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Renforcer les certificats d’économie d’énergie (CEE) pour accélérer la décarbonation, sortir des énergies fossiles et électrifier les usages : la trajectoire fixée par le gouvernement en mars 2026 est claire.
Sur fond de guerre au Moyen-Orient et de flambée des prix de l’énergie, elle répond à une triple pression : géopolitique, économique et énergétique.
Derrière l’ambition, une question se pose : les CEE peuvent-ils réellement permettre aux entreprises de sortir de leur dépendance aux énergies fossiles ? Longtemps centrés sur la réduction des consommations, peuvent-ils accompagner un véritable changement d’énergie ?
Les certificats d'économies d'énergie (CEE) financent les projets d'efficacité énergétique et, depuis 2026, orientent les aides vers le remplacement des équipements fossiles. Ils accélèrent la rentabilité des investissements, mais ne garantissent pas à eux seuls la transformation complète du modèle énergétique des entreprises.
Une nouvelle fois, la guerre au Moyen-Orient « rappelle avec acuité notre dépendance aux énergies fossiles importées ». Derrière ces mots du Premier ministre Sébastien Lecornu, une réalité s'impose : la dépendance au gaz et au fioul fragilise la France et ses entreprises.
Mi-mars 2026, le prix du gaz a bondi de 35 % après des frappes visant des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. Quant au pétrole, son prix a augmenté de plus de 40 % en quelques semaines.
Ces variations brutales ne sont plus des exceptions. Depuis la crise de 2022, l'instabilité des marchés des énergies fossiles est constante. À la moindre tension géopolitique, les prix s'envolent.
Cette volatilité réduit la visibilité budgétaire des entreprises. Dépendre du gaz et du fioul, c'est exposer ses coûts à des facteurs externes impossibles à maîtriser et à anticiper.
À la pression des marchés s'ajoute celle des régulateurs.
Décret tertiaire, audits énergétiques, bilans carbone, reporting de durabilité... : face à l'urgence climatique, les exigences légales se durcissent pour réduire la consommation énergétique et les émissions de CO2 des entreprises.
Il ne s'agit plus de préparer la transition énergétique. La conformité environnementale est désormais exigée, sous peine de sanctions financières, juridiques ou réputationnelles.
Toutes les entreprises ne sont pas égales face à la hausse des prix de l'énergie.
Celles qui restent dépendantes des énergies fossiles subissent de plein fouet la volatilité des marchés. À l'inverse, les entreprises déjà engagées dans la transition énergétique amortissent mieux les chocs.
La dépendance au gaz et au fioul devient ainsi un désavantage concurrentiel, qui se creuse au fil des crises.
Au-delà des prix, une autre menace plane : la disponibilité des ressources.
Les tensions internationales peuvent entraîner des restrictions d'approvisionnement, des ruptures temporaires ou des perturbations logistiques.
Pour les entreprises les plus dépendantes aux énergies fossiles, ces difficultés peuvent se traduire par des ralentissements de la production, voire des arrêts de l'activité.
Créé en 2005, le dispositif des certificats d'économies d'énergie repose sur un principe simple : faire financer la transition énergétique par les fournisseurs d'énergie. Ce mécanisme extra-budgétaire permet de soutenir les investissements sans peser sur le budget de l'État.
Le dispositif des CEE oblige les fournisseurs d'électricité, de gaz et de carburants à financer des actions d'économies d'énergie pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre.
Pour atteindre leurs objectifs, ces acteurs « obligés » versent des primes CEE aux entreprises et particuliers pour financer des projets d'efficacité énergétique. Les montants dépendent des économies générées, des priorités fixées par l'État et de la stratégie des fournisseurs.
La 6e période des CEE (2026-2030), dont les objectifs sont détaillés dans la présentation de la DGEC, a augmenté de 27 % le niveau d'effort imposé aux fournisseurs. L'objectif jusqu'en 2030 : générer chaque année 1 050 TWh cumac de CEE.
À l'origine, les CEE visaient surtout à réduire les consommations d'énergie. Ils financent encore aujourd'hui en priorité :
Mais le dispositif évolue progressivement. L'objectif n'est plus seulement de consommer moins, mais de consommer autrement.
Pour y parvenir, les pouvoirs publics réorientent peu à peu les CEE vers la décarbonation. L'arrêté du 6 septembre 2025 bonifie les aides financières au remplacement des énergies fossiles par des solutions bas-carbone. Cette dynamique devrait se poursuivre en 2026 : en mars, le Premier ministre a clairement affirmé la volonté de « réorienter [les CEE] de manière plus claire vers l'électrification des usages ».
Les chiffres sont formels : les certificats d'économies d'énergie sont l'un des outils les plus efficaces pour accélérer la transition énergétique en France.
Sur le terrain, les CEE déclenchent de réels investissements. Selon le bilan annuel CEE P5 publié par le ministère de la Transition écologique, on comptabilise au 1er décembre 2025 :
Le dépassement des objectifs fixés par l'État prouve l'efficacité du dispositif pour mobiliser les entreprises et les ménages.
Côté industrie, plus de 40 000 opérations ont été soutenues entre 2018 et 2024. Dans le secteur tertiaire, 21,7 TWh cumac ont été engagés entre 2020 et 2024 dans le cadre du « Coup de pouce Chauffage des bâtiments tertiaires ».
Dans le secteur tertiaire, 21,7 TWh cumac ont été engagés entre 2020 à 2024 dans le cadre du « Coup de pouce Chauffage des bâtiments tertiaires ».

Votre projet de remplacement de chaudière fossile est-il éligible aux CEE bonifiés 2026 ? Sirenergies analyse votre situation et sécurise vos primes CEE.
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Les certificats d'économie d'énergie sont un levier puissant, mais ils ne sont pas un outil magique. Mal utilisés, leur impact pour réduire la dépendance aux énergies fossiles reste limité.
Les CEE financent des opérations standardisées, connues, mesurables et reproductibles. En revanche, ils peinent à accompagner des transformations énergétiques globales, transverses ou innovantes. Certaines solutions restent peu ou mal soutenues :
Pour ce type de projets, les industries peuvent s'orienter vers le programme PACTE Industrie de l'ADEME.
Très attractif financièrement, le dispositif des CEE est complexe. Les entreprises doivent naviguer entre fiches d'opérations standardisées, mises à jour régulières et montants de primes évolutifs.
Sans accompagnement, les risques sont nombreux :
Résultat : les entreprises passent à côté d'opportunités financières.
C'est l'une des limites majeures du dispositif. Initialement, les CEE visent les économies d'énergie. Or, une entreprise peut isoler ses bâtiments, optimiser ses processus industriels et réduire sa facture, mais continuer à utiliser le gaz ou le fioul. Autrement dit : les CEE améliorent l'efficacité, mais ils ne garantissent pas la décarbonation.
Soutenant des opérations standardisées, les CEE encouragent parfois une logique opportuniste, projet par projet. Mais réduire la dépendance aux énergies fossiles ne consiste pas seulement à consommer moins. Il faut changer d'énergie.
Sans stratégie globale, la transition énergétique reste partielle. Les gains sont réels, mais ils restent insuffisants pour transformer durablement le modèle énergétique et sortir des énergies fossiles.
Grâce au mécanisme des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), vous pouvez financer vos travaux d’efficacité énergétique.
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Ces limites ne doivent pas inciter à écarter les CEE. D'autant que la politique nationale les réoriente progressivement vers des technologies bas-carbone. L'efficacité du dispositif dépend surtout de la manière dont il est utilisé.
Le dispositif des CEE est complexe et évolutif. L'accompagnement d'un expert permet d'exploiter pleinement le potentiel de ces aides et de :
Pour être vraiment performants, les CEE doivent s'inscrire dans une vision globale de la transition énergétique. Ils ne doivent pas être considérés comme un coup de pouce financier ponctuel, mais comme un véritable outil stratégique.
Ces aides financent des actions concrètes. Mais elles ne tracent pas la trajectoire. Pour réduire leur dépendance au gaz et au fioul, les entreprises doivent d'abord définir une stratégie énergétique claire. Ensuite, elles pourront prioriser leurs actions et mobiliser à bon escient les CEE. C'est seulement ainsi que ces certificats deviendront un moteur réel de décarbonation.
Avis de l'expert Sirenergies
Les CEE bonifiés 2026 représentent une opportunité financière réelle pour les entreprises encore dépendantes du gaz ou du fioul. Mais nous le constatons chaque jour sur le terrain : sans cadrage stratégique préalable, les entreprises mobilisent les CEE opération par opération, sans cohérence d'ensemble. Résultat : elles réduisent leurs factures, mais ne sortent pas des énergies fossiles. Notre recommandation : commencez par définir votre trajectoire de décarbonation, puis activez les CEE comme levier de financement de cette trajectoire. Dans cette logique, les primes ne sont plus un bonus, elles deviennent un accélérateur de votre compétitivité.
Les certificats d'économies d'énergie sont un levier de financement de la transition énergétique concret et immédiatement activable. Ils accélèrent la rentabilité des projets. Mais ils ne sont pas magiques. Utilisés seuls et focalisés sur l'efficacité énergétique, ils réduisent les consommations et les factures. Mais pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, ils doivent être intégrés dans une stratégie globale.
Avec les CEE seuls, l'entreprise subit un peu moins. Avec une stratégie énergétique, elle reprend le contrôle.
Vous souhaitez savoir quels projets énergétiques peuvent être financés par les CEE et à quel niveau ?
Sirenergies vous aide à sécuriser vos primes CEE et à construire votre stratégie de fourniture d'énergie.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Sourcing consists in identifying and analysing the offers of several electricity and gas suppliers. This approach makes it possible to obtain contracts adapted to the consumption profile and budgetary constraints of the company.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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One invoice consists of several elements: consumption, supplier share, taxes and contributions. The analysis of each line makes it possible to identify possible errors and to check the consistency with the signed contract.
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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The subscribed power must be calculated according to the consumption profile and uses (heating, industrial processes, tertiary equipment). One fine analysis makes it possible to ensure the adequacy between real need and contract.
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Tertiary companies are concerned by taxes such as TICFE or TICGN. Sirenergies checks the accuracy of invoices, identifies possible exemptions, and helps correct errors to sustainably reduce costs.
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The range E @sy is available in four pricing structures to adapt to each risk profile:
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This makes it possible to choose the right time to contract, secure your budgets and anticipate increases.
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Exceeding capacity leads to financial penalties and can impact the size of the contract. Adjust the correctly subscribed power makes it possible to avoid these additional costs.
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It allows you to prove your commitment to the energy transition and to meet regulatory requirements.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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In 2025, the supplier had a NPS (Net Promoter Score) of +16 and a note of 4,17/5.
Satisfaction is based on a “zero solicitation” model and 100% in-house customer service in Toulon, guaranteeing proximity and responsiveness that cannot be found with major historical suppliers.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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These are signals sent by RTE during periods of tension on the electrical network. The Sirenergies tool informs you in real time to anticipate your uses.
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The industry is concerned by TICFE, TICGN and other contributions that may represent an important part of invoices. Sirenergies identifies cases of exemption and accompanies the procedures to benefit from them.
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Some businesses may obtain a partial or total exemption from the TICFE or the TICGN, depending on their activity and energy intensity. The support of an expert makes it possible to identify the eligibility criteria and to put together the file.
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Tertiary companies must manage their energy costs while guaranteeing the comfort of users (offices, shops, services). Consumption is often linked to heating, air conditioning and lighting, which requires precise monitoring to avoid budgetary excesses.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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To calculate Scope 2 emissions, use the following formula:
Energy quantity (kWh) × Emission factor (kg CO₂ e/kWh).
Use databases like ADEME for precision.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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Farms are subject to taxes such as TICFE or TICGN. Sirenergies verifies their application, identifies cases of exemption and accompanies the procedures to reduce the tax burden.
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Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.
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Among the taxes include TICFE, TICGN, CTA, CJA and TURPE. They represent a significant part of the bill and vary according to consumption profiles. Understanding them well is essential to optimize costs.
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Communities are subject to taxes such as TICFE or TICGN. Sirenergies analyzes invoices, identifies exemption possibilities and fixes possible errors to reduce the tax burden.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Yes. The supplier guarantees an offer 100% renewable via the official Guarantees of Origin (GO) mechanism.
For the most demanding companies, the offer GREENVOLT+ ensures very low carbon intensity electricity, sourced exclusively from independent French producers (hydraulic, wind, solar).
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The €/MWh is a price unit used in wholesale markets, while kWh is the unit visible on your bills.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).

