
February 5, 2026
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L’électrification des usages transforme la mobilité, notamment en France et en Europe où les ambitions pour l’industrie automobile sont grandioses. D’ici 2035, les véhicules thermiques neufs seront interdits à la vente en Europe au profit des véhicules électriques, dans un souci de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE.
Au-delà des émissions, d’autres facteurs doivent être pris en compte pour mesurer l’impact environnemental et énergétique d’une telle transition. Pour comprendre les enjeux, faisons parler les chiffres…

Puisque qu’une écrasante majorité de notre flotte de véhicules consomme du pétrole, une grande quantité de GES est émise dans l’atmosphère par les transports, soit environ 35 % des émissions totales de CO2 de la France (20 % du total pour les véhicules particuliers). Le bilan carbone de chaque véhicule importé, qui tout au long du processus de fabrication génère des GES, alourdit encore plus ce bilan.

Répartition des émissions françaises de CO2 à date de 2019 — Source : Citepa
Pour atteindre la neutralité carbone, d’autres moyens de locomotion doivent être adoptés. Les industriels planchent sur plusieurs moyens de propulsion « propres » pour le marché européen. Notamment des voitures dont le fonctionnement ne rejette directement aucun GES à cause de la nature même des combustibles utilisés : électricité et hydrogène.
L’efficacité énergétique représente le rapport entre le déplacement effectué par une voiture et l’énergie dépensée pour le réaliser. L’efficacité énergétique d’une voiture électrique est supérieure à celle d’une voiture thermique.
Bien que cette donnée avantage les VE en termes de performance, l’impact carbone devrait être l’unique indicateur pris en compte. En effet, peu importe l’efficacité énergétique d’un véhicule, si l’électricité consommée n’est pas décarbonée, un meilleur rendement énergétique ne résout pas définitivement le problème.

Émissions de CO2 thermiques vs électriques bas carbone & énergies fossiles — Source : Le Réveilleur
L’extrême concentration de véhicules thermiques dans les centres urbains est un fléau pour les citadins, notamment en France. Malgré les avancées significatives faites par les industriels de l’automobile, de nombreux polluants sont rejetés dans l’atmosphère, pouvant causer des troubles cardiovasculaires et respiratoires.
Au contraire, les véhicules électriques n’émettent aucun polluant dans l’atmosphère lors de leur utilisation, réduisant drastiquement les émissions locales de polluants.
De même que pour l’efficacité énergétique, la différence de nuisance sonore entre les véhicules électriques et thermiques est à relativiser. Certes, un modèle électrique est plus silencieux en dessous de 30 km/h, mais au-delà les décibels enregistrés sont égaux, et cela à cause de phénomènes physiques bien connus et inévitables.
En effet, c’est principalement la friction entre le bitume et les roues qui crée la nuisance sonore. À l’heure actuelle, utiliser un revêtement absorbant reste la seule façon de limiter significativement les émissions sonores en ville. À plus haute vitesse, la friction de l’air avec la carrosserie génère aussi du bruit.
Nombreux sont ceux qui pointent l’impact environnemental des voitures électriques.
La batterie lithium-ion est le type de batterie le plus communément utilisé par l’industrie automobile. Cela a entraîné l’explosion de la demande de nickel, cobalt, lithium et manganèse, une tendance qui va continuer à s’accroître au cours de la prochaine décennie.
L’extraction des composants de la batterie est le revers de la médaille. Les plus grandes réserves de métaux et terres rares cités ci-dessus se situent loin de chez nous, dans des pays pauvres ou en voie de développement.
Le recyclage des batteries en fin de vie est un défi industriel et environnemental de longue haleine. La filière de recyclage actuellement en développement stimulera l’économie circulaire et diminuera nos importations de matières premières.
Cependant, il est impossible de recycler l’intégralité de la batterie. Le restant, des éléments chimiques très polluants, devra être stocké de façon permanente pour éviter qu’il ne s’échappe dans l’environnement.
Malgré cela, une batterie recyclée à hauteur de 90 % fait de la voiture électrique un véhicule propre.
La quantité d’énergie décarbonée dans le mix énergétique français occupe une part de plus en plus importante grâce au développement des énergies renouvelables. C’est une très bonne chose car une voiture électrique n’est écologique que si l’énergie consommée est bas carbone.
La France possède le mix le plus décarboné d’Europe, donc si nous augmentons notre production en conservant les mêmes niveaux d’émission, notre transition a du sens.

Émissions de CO2 pour produire 1 kWh d’électricité dans l’UE — Source : statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Malheureusement, notre capacité de production d’électricité n’est pas illimitée. Plus le nombre de véhicules électriques augmente, plus la consommation électrique croît (si toutes les voitures thermiques devenaient électriques, il faudrait produire 100 TWh supplémentaires), mettant le réseau et les gestionnaires de réseau littéralement sous tension lors des heures de pointe.
À l’avenir ce sera un véritable casse-tête pour Enedis et RTE de maintenir le réseau à l’équilibre à cause des facteurs suivants :
Des solutions existent mais elles sont coûteuses (production en masse d’hydrogène pendant les heures creuses pour parer à l’intermittence des EnR), voire contraires à nos objectifs climatiques (installation de centrales à gaz/charbon).
Pour nos voisins européens, dont le mix énergétique présente un bilan carbone très supérieur au nôtre (×10 en Pologne par exemple), le défi s’avère immense. Leur production doit être décarbonée, mais également augmenter, tout en intégrant des moyens de production bas carbone pour parer à l’intermittence des EnR.
De nombreuses innovations sont encore nécessaires pour que les voitures électriques servent à limiter le changement climatique. Les industriels doivent trouver un compromis entre le poids de la batterie, sa capacité de stockage, son coût de revient, sa durée de vie, sa faculté de recharge et son empreinte environnementale. Pour le moment, la batterie lithium-ion répond aux attentes des industriels mais surtout à celles des consommateurs.
De nombreux autres concepts de batteries existent (la batterie nickel-métal hydrures ou la batterie tout solide), moins gourmands en matières premières, plus faciles à produire et à recycler.
Les batteries anciennes générations sont inférieures en tout point à celles lithium-ion et les batteries de demain ne sont pas prêtes à quitter les laboratoires de recherches. C’est pour cela que le recyclage des batteries en fin de vie prend toute son importance, car c’est le seul moyen de limiter l’impact environnemental des batteries lithium-ion.
Le développement des EnR s’accélère sous l’impulsion du gouvernement, notamment avec la loi d’accélération EnR votée plus tôt cette année.
L’énergie solaire va jouer un rôle prépondérant dans la décarbonation de notre mix énergétique et l’industrie automobile participe indirectement à l’effort grâce aux ombrières de parking. Ces centrales au sol si particulières valorisent le foncier et offrent l’occasion aux entreprises d’y installer des bornes de recharge.
À titre indicatif, une voiture électrique chargée grâce à l’énergie solaire émet 11,8 g de CO2 par km contre 157 et 185 g de CO2 pour le diesel et l’essence.
En ce qui concerne l’énergie éolienne, la France est un cas particulier. Nous sommes très loin d’exploiter notre potentiel éolien avec le parc actuel, principalement terrestre.
Heureusement, les parcs offshores (en mer) vont se multiplier dans les eaux françaises au cours des 10 prochaines années et permettront d’augmenter significativement notre capacité de production d’énergie décarbonée (objectif d’ici 2050 : produire 50 GW au large des côtes françaises, presque l’équivalent de notre parc nucléaire actuel !).
Une telle production, couplée aux autres énergies renouvelables et à un parc nucléaire rajeuni, est nécessaire si l’électrification de notre économie poursuit sa course.
Un mix à dominance éolienne et nucléaire est le plus écologique. Une voiture électrique chargée à partir d’énergie éolienne émet 3 g de CO2 par km et seulement 1,3 g pour celle chargée à partir d’énergie nucléaire.
Pour conclure, la voiture électrique est propre mais seulement sous certaines conditions. Une société roulant à l’électrique diminue ses émissions (particules fines comme GES) de façon drastique, car c’est un moyen de locomotion qui utilise un combustible propre.
Cependant, si le monde entier devait conduire une voiture électrique, les métaux comme le nickel, le cobalt et le lithium deviendraient le nouvel or noir, causant la destruction de nombreux écosystèmes naturels et la dégradation du niveau de vie des plus démunis dans les pays du Sud (d’où l’importance du recyclage !). Il faut donc décarboner et mieux contrôler la supply chain.
Les voitures électriques nous forcent à décarboner notre système énergétique de manière intelligente (une capacité de production plus flexible, un mix énergétique décarboné) pour profiter pleinement de leur potentiel écologique.
L’électrification de la mobilité individuelle n’est pas le seul moyen de diminuer nos GES produits par les transports, il doit aussi y avoir une logique derrière notre transition.
Par exemple, dans les centres urbains, l’utilisation massive des transports en commun et du vélo réduira fortement le bilan carbone des citadins. Dans les campagnes, l’utilisation des voitures électriques et bus à hydrogène/biogaz est plus adaptée.

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Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.

