
June 3, 2026
7
min de lecture

Juillet 2026 est une échéance importante pour les entreprises disposant de parkings extérieurs de plus de 10 000 m² : ceux-ci doivent dorénavant être équipés d’ombrières solaires. Une autre obligation se renforce : le taux de couverture photovoltaïque ou végétalisée des bâtiments neufs non résidentiels augmente à 40 %.
Ces mesures découlent de la loi APER, adoptée en 2023. Derrière cet acronyme, un objectif clair : accélérer le déploiement des énergies renouvelables en France.
L’enjeu pour les entreprises n’est pas seulement réglementaire. Ces obligations photovoltaïques sont une opportunité environnementale et financière. La production d’électricité solaire réduit durablement la facture d’électricité, renforce l’autonomie énergétique de l’entreprise et accélère sa transition vers un modèle plus sobre et résilient.
Obligations, échéances, sanctions, assouplissements et solutions : voici ce que vous devez anticiper dès maintenant pour mettre votre entreprise en conformité avec la loi APER.
Ce qu’il faut retenir
En 2023, malgré les législations environnementales, la France peine sur les énergies renouvelables. Elle n'atteint toujours pas l'objectif fixé par la directive européenne de 2009, à savoir 23 % d'ENR dans sa consommation finale.
En toile de fond, la guerre en Ukraine révèle la fragilité d'une dépendance persistante aux énergies fossiles importées.
Face à l'urgence climatique et à la vulnérabilité énergétique, les énergies renouvelables doivent changer d'échelle.
C'est à ce double impératif stratégique que répond la loi relative à l'accélération de la production des énergies renouvelables (dite loi APER), adoptée le 10 mars 2023.
La loi APER s'articule autour de sept axes :
La loi APER s'inscrit dans la continuité de la loi Climat et Résilience.
En 2021, la loi Climat et Résilience donne le cadre général de la transition énergétique nationale. Le texte impose de premières obligations photovoltaïques sur les bâtiments neufs non résidentiels et les parkings associés.
En 2023, la loi APER appuie sur l'accélérateur. Ciblée sur les énergies renouvelables, elle renforce et étend les obligations photovoltaïques des entreprises.
En 2025, la loi Huwart ajuste le dispositif, en tenant compte des premiers retours d'expérience. Sans remettre en cause la trajectoire globale, elle assouplit les règles et les calendriers.
La loi APER impose des obligations concrètes aux entreprises en matière de production d'énergies renouvelables. Elles sont concernées par deux volets : la solarisation des parkings extérieurs et les installations photovoltaïques en toiture, avec des échéances en juillet 2026.
Voici une synthèse comparative des deux obligations :
2.1 La solarisation des parkings extérieurs
La loi APER prévoit la couverture partielle des parkings extérieurs par des ombrières photovoltaïques. Ceux de plus de 10 000 m² sont concernés dès le 1er juillet 2026. L'obligation est décalée au 1er juillet 2028 pour les superficies entre 1 500 m² et 10 000 m².
Le taux de couverture est progressif :
La loi Huwart du 26 novembre 2025 a assoupli certaines modalités :
En cas de non-conformité, des pénalités financières de 40 000 euros par an sont appliquées pour les parkings de plus de 10 000 m² (20 000 euros en dessous de 10 000 m²).
Bon à savoir : pour les parkings exploités en concession, en délégation de service public (DSP) ou sous autorisation d'occupation temporaire (AOT), la responsabilité de la mise en conformité est transférée au gestionnaire. L'échéance est décalée à la date de renouvellement du contrat.
Issue de la loi Climat et Résilience, l'obligation photovoltaïque sur les bâtiments non résidentiels s'applique aux bâtiments neufs depuis 2025.
La loi APER l'étend à tous les bâtiments non résidentiels existants à partir de 2028.
Concrètement, les toitures des bâtiments de plus de 500 m² d'emprise au sol doivent intégrer :
La superficie de toiture couverte passe de 30 % en 2025 à :
La loi APER a un coût pour les entreprises. Mais une démarche structurée, pilotée et cohérente permet de maximiser la rentabilité des projets et, à terme, de réaliser des économies financières.
Un projet photovoltaïque performant se construit en suivant des étapes clés :
Optimisez vos usages, pilotez votre consommation et sécurisez votre rentabilité grâce à notre plateforme de gestion énergétique Pilott.
{{pilott-conso="/ctas"}}
Trois modèles économiques sont possibles : autoconsommer la totalité de la production ; revendre la totalité de la production ; combiner les deux solutions.
En combinant autoconsommation et revente du surplus, le retour sur investissement se situe généralement entre 6 et 10 ans selon la taille de l'installation, le profil de consommation et les aides obtenues.
Les aides permettent de réduire le coût du projet photovoltaïque et d'accélérer le retour sur investissement.
Aides, tiers-investissement, autoconsommation : le bon montage dépend de votre profil de consommation et de votre stratégie financière.
{{ask-conseil="/ctas"}}
Parkings, toitures, bâtiments neufs, bâtiments existants : jusqu'en 2028, les échéances de la loi APER s'enchaînent. Les délais de développement d'un projet photovoltaïque ne permettent pas d'attendre. L'anticipation commence aujourd'hui.
Bien préparée, une installation photovoltaïque n'est pas une nouvelle dépense réglementaire contrainte. C'est un investissement rentable. Allègement de la facture énergétique, réduction de la dépendance au réseau, valorisation du patrimoine immobilier : les entreprises qui s'engagent aujourd'hui prennent une longueur d'avance, réglementaire, environnementale et économique.
« En tant qu'industriel, l'énergie n'est plus seulement un poste de coût, c'est un levier stratégique. Nous avions besoin d'une vision claire, en temps réel, pour passer à un pilotage proactif de nos achats et de nos consommations. » - Raphaël Dehlinger, DAF, Sotralentz Construction.
Voir tous les témoignages
Sirenergies analyse votre profil de consommation pour construire des projets photovoltaïques performants et réduire votre facture d'électricité.
{{ask-rdv="/ctas"}}

.png)
L'anticipation du passage du coût de capacité actuel à la nouvelle taxe nécessite un audit approfondi des clauses contractuelles.
La transition réglementaire de 2026 impacte directement la structure budgétaire de vos achats d'énergie.
Pour un diagnostic précis et une sécurisation de vos coûts, les conseils en achat de Sirenergies analysent vos contrats pour garantir leur conformité avec le nouveau cadre de marché.
.png)
Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.
.png)
La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
.png)
Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.
.png)
La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
.png)
Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.
De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.
.png)
Le coût de capacité sera désormais intégré de manière transparente via une taxe de répartition, avec un encadrement strict des enchères.
À partir de novembre 2026, ce mécanisme ne disparaît pas mais change de structure de facturation. L'objectif est d'assurer une meilleure maîtrise des prix HTT grâce à des plafonds de prix et à la réduction des rentes pour les installations de production déjà amorties.
.png)
Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
.png)
L'objectif central de la PPE 3 est d'engager la France vers la neutralité carbone à l'horizon 2050 en brisant la dépendance historique du pays aux énergies fossiles.
Aujourd'hui, environ 60 % de la consommation d'énergie finale en France repose encore sur le pétrole et le gaz naturel importés. La PPE 3 vise à inverser radicalement cette tendance en fixant une cible ambitieuse : atteindre 60 % d'énergies décarbonées dans la consommation finale dès 2030.
Pour y parvenir, la PPE 3 poursuit trois sous-objectifs majeurs :
.png)
Il permet de prouver votre engagement dans la transition énergétique et de répondre aux exigences réglementaires.
.png)
La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
.png)
Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
.png)
Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.
.png)
Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.
.png)
Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
.png)
L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.
.png)
Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
.png)
La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
.png)
La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) est l’outil de pilotage stratégique de la politique énergétique de la France. Instituée par la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), elle sert de boussole à l'État, aux collectivités et aux entreprises.
Concrètement, la PPE fixe les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie sur le territoire national. Elle couvre une période de dix ans, découpée en deux périodes de cinq ans, et doit être révisée périodiquement pour s'adapter aux évolutions technologiques et économiques.
Elle traite de sujets majeurs tels que :
Il est crucial de ne pas la confondre avec la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Si la SNBC fixe les budgets carbone (les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre par secteur), la PPE détermine les moyens techniques et énergétiques pour y parvenir.
.png)
L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
.png)
Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
.png)
Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.
.png)
La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
.png)
L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
.png)
Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
.png)
La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.
Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
.png)
Les jours PP1 (Pointe de Proximité) et PP2 sont les périodes de l'année où le réseau électrique est le plus sous tension (généralement entre décembre et février).
.png)
Pour calculer les émissions du Scope 2, appliquez la formule suivante:
Quantité d’énergie (kWh) × Facteur d’émission (kg CO₂e/kWh).
Utilisez des bases comme l'ADEME pour la précision.
.png)
Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
.png)
La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
.png)
Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
.png)
.png)
L'effacement consiste, pour un site industriel ou tertiaire, à réduire sa consommation d'électricité sur demande de RTE lors des pics de tension.
En échange de cette flexibilité, l'entreprise reçoit une rémunération ou réduit drastiquement son obligation de capacité, transformant ainsi une contrainte réseau en gain financier.
.png)
En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
.png)
La centralisation du mécanisme par l'acheteur unique RTE vise à supprimer la volatilité des prix HTT liée au système décentralisé.
Ce dernier, jugé trop complexe, imposait aux fournisseurs d'acquérir eux-mêmes des garanties de capacité.
La réforme de 2026 confie à RTE le pilotage exclusif du dispositif pour garantir la sécurité d'approvisionnement et stabiliser les coûts de capacité répercutés sur les consommateurs finaux.
.png)
Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
.png)
La prochaine échéance est fixée au 30 septembre 2026 pour les consommations de l'année 2025.
Cette déclaration annuelle est obligatoire pour tous les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m². La plateforme OPERAT génère ensuite une attestation numérique dont l'affichage est obligatoire depuis le 1er juillet 2026. P
our fiabiliser vos données et éviter les erreurs de déclaration, une plateforme de suivi énergétique comme Pilott permet d'automatiser la collecte et le reporting.
.png)
Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.

