
February 5, 2026
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La puissance réactive représente bien souvent un sujet qui soulève de nombreuses interrogations. En effet, cette dernière peut apparaître sur les factures d'électricité des entreprises.
Sans notion d'électricité, il est difficile de saisir son utilité et son rôle. Cela tombe bien, car chez SirEnergies nous aimons expliquer simplement des sujets complexes !
Nous allons donc d'abord vous expliquer quelle est la nature de la puissance réactive. Par la suite, nous verrons ses modalités de facturation et donc le coût qu'elle peut représenter sur vos factures. Enfin, nous verrons de quelle manière il est possible d'éviter ces pénalités de facturation.
Il se peut que vous ne soyez pas concernés pour le moment. Cependant, cela ne présume pas de l'avenir. En effet, il est probable qu'avec le temps et l'usure, certaines machines, par exemple industrielles, se détériorent. Cela peut provoquer une consommation de puissance réactive au-delà d'un niveau acceptable.
L'installation de certaines machines, comme nous allons le voir, favorise également la consommation de réactif. C'est pour cette raison qu'il est important de connaître ce mécanisme afin d'en prévenir les risques. Cette problématique concerne particulièrement les professionnels de l'industrie. L'impact des clients particuliers est trop faible pour paraître significatif pour le gestionnaire de réseau.
Pour commencer, il faut donner la définition de la puissance électrique. En régime alternatif, l'électricité se compose en trois parties : la puissance apparente, la puissance active et la puissance réactive. Cela ne concerne donc pas le régime en courant continu.
La puissance apparente est la valeur qui apparaît sur votre contrat. Il s'agit de la somme trigonométrique des deux autres puissances. Cette valeur représente le seuil à ne pas dépasser afin d'éviter de disjoncter.
La puissance active est transformée en chaleur (effet Joule) ou en mouvement (mécanique). C'est cette partie qui fait scintiller nos ampoules. Il s'agit là de la puissance utile de l'électricité.
Il s'agit de la partie « invisible » de l'électricité. Cette puissance réactive est la conséquence des champs magnétiques générés par certains appareils en fonctionnement.
Il faut comprendre que plus il y aura de consommation de puissance réactive et plus les volumes d'énergie transportés seront importants. Cependant, si les volumes de puissance demandés sont importants, cela provoque des pertes supplémentaires sur le réseau. Le coût de ces pertes est important. L'usure et l'échauffement des câbles induisent des coûts supplémentaires pour le gestionnaire de réseau.
Malgré le fait que la puissance réactive soit utile à certaines machines, son coût est donc répercuté sur votre facture.
Afin de mieux nous rendre compte de cette relation, nous pouvons clairement poser la formule de puissance suivante :
S = √(P² + Q²)
Avec respectivement :
La représentation sous forme de vecteurs est également utile à la compréhension de ce phénomène. Cela devrait sans doute rappeler quelques souvenirs du lycée à certains d'entre vous !

L'angle φ (prononcé « phi ») contenu dans la formule de la puissance réactive représente le déphasage de l'onde électrique. Il est exprimé en degrés. On appelle cette figure le triangle des puissances.
En résumé
Pour simplifier ces explications, nous pouvons résumer la situation comme cela.
Le client va payer la puissance apparente S alors que ses appareils ne vont utiliser en réalité que la puissance active P pour fonctionner.
En effet, il est tout de même nécessaire de maintenir la puissance réactive Q afin de garder l’équilibre entre ces éléments. Si la consommation de puissance réactive est trop importante, elle est pénalisée.
Je ne citerai pas la source du dessin ci-dessous, mais ceux qui connaissent Emmanuel Sire rigoleront 😂 C'est une nouvelle version sans voile !
Ci-dessous, nous avons une personne sur la plage qui tire un bateau qui est dans l'eau à l'aide d'une corde.

Dur dur de tirer un bateau avec une corde en étant à côté de lui...
Nous pouvons faire l’analogie de la puissance réactive avec les forces en jeu dans ce schéma.
Il est nécessaire pour l'homme d’exercer une force verticale pour faire avancer le bateau. Cependant, on constate qu’une autre force entre en jeu, qui est quant à elle horizontale. Cette force ne fait pas avancer le bateau, mais elle est là. C'est la puissance réactive.
Les entreprises concernées le plus souvent par ces problématiques utilisent un certain type d'installation. On peut citer entre autres :
Le TURPE prévoit de facturer l’énergie réactive soutirée pendant les mois de novembre à mars, de 6 h à 22 h. Mais seulement pour la partie qui dépasse le fameux seuil de la tangente φ (0,4).
Il faut tout d’abord calculer le ratio tg (tangente φ) suivant : énergie réactive / énergie active.
Si ce ratio dépasse 40 % (0,4), alors le gestionnaire de réseau facture le surplus. En effet, la consommation excessive d'énergie réactive provoque donc des pertes, comme nous l'avons vu. Cependant, elle peut également provoquer des chutes de tension ou des surcharges (au niveau du transformateur). Il faut donc envoyer un signal-prix clair aux clients afin de les inciter à réduire leurs appels de puissance réactive.
La facturation de l’énergie réactive s’applique aux clients raccordés en Haute Tension HTA et HTB (C1-C2-C3) et en Basse Tension BT > 36 kVA (C4).
L'énergie réactive est facturée de cette manière :

Le prix est exprimé en c€ par kvar·h.
La quantité d'énergie réactive et le prix figurent sur votre facture. Vous pouvez donc calculer vous-même ces montants grâce à ce tableau.
Il est possible de compenser l'énergie réactive nécessaire à votre fonctionnement en utilisant des condensateurs fixes ou à régulation automatique.
Il est donc possible de fournir de l'énergie réactive dans votre installation directement depuis l'intérieur de l'installation et donc sans en prendre sur le réseau électrique. On réduit ainsi la demande d'énergie réactive auprès du réseau. On évite ainsi les pénalités.
De cette manière, le site peut devenir autonome en termes de puissance réactive.

Une installation de batterie de condensateurs sur un site industriel. Source : ICAR
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Il existe deux manières différentes de produire de l'énergie réactive :
Ce genre d'installation peut s’implanter à différents endroits. Tout d’abord en amont du site électrique et couvrir ainsi l’intégralité du site. Ou alors se trouver localement sur une machine spécifique. Cette flexibilité permet d’adapter ce système selon les besoins du site. Vous en savez ainsi plus sur la puissance réactive et ses impacts sur votre facture d’électricité.
N'hésitez pas à consulter notre article pour tout comprendre de l'effacement électrique.
Vous êtes une entreprise et vous vous sentez perdus dans la jungle d’offres de gaz naturel et d’électricité ? Vous vous demandez quel est le meilleur contrat d’énergie pour votre entreprise ?
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Même le bâtiment le plus moderne et le mieux isolé perd son efficacité si ses usages sont inadaptés. La technologie et les normes ne suffisent pas : la transition énergétique est avant tout une transformation humaine.
Derrière chaque kilowattheure consommé se cache une habitude.
Un collaborateur sensibilisé comprend qu'ouvrir une fenêtre alors que le chauffage est allumé ou laisser un ordinateur en veille consomme de l'énergie inutilement. En replaçant l'humain au centre de la stratégie de gestion de l'énergie, l'entreprise s'assure que ses équipements performants sont utilisés de manière optimale, garantissant ainsi une rentabilité durable et un impact environnemental réduit.
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Les exploitations agricoles doivent composer avec des besoins saisonniers élevés (chauffage de serres, irrigation, stockage) et une forte volatilité des prix. Maîtriser ces coûts est essentiel pour préserver la rentabilité et sécuriser l’activité.
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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Changer de fournisseur peut permettre de bénéficier de prix plus compétitifs, de services adaptés ou de meilleures conditions contractuelles. Grâce au sourcing, le changement se fait sans interruption de fourniture.
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Le sourcing offre une meilleure visibilité sur le marché et favorise la sélection de contrats compétitifs. Il contribue à réduire les risques liés à la volatilité des prix et à optimiser le budget énergie.
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Pas nécessairement sur votre facture finale. Si les prix de gros (le prix de l'énergie brute) ont baissé, les coûts d'acheminement (TURPE) et certaines taxes augmentent, compensant souvent la baisse de la part énergie.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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En analysant votre courbe de charge pour identifier la puissance réelle appelée, puis en demandant un ajustement à votre fournisseur ou via un expert en énergie.
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Toutes les entreprises, des PME aux grandes organisations, peuvent bénéficier de ce service. Les collectivités locales y trouvent également un levier pour mieux maîtriser leurs budgets.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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En 2026, les principaux leviers sont : la renégociation de votre contrat de fourniture au bon moment, l'optimisation de votre tarif d'acheminement (TURPE), la vérification de votre éligibilité aux taux réduits de taxes (Accise), et la réduction de votre consommation (efficacité énergétique, autoconsommation).
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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Les entreprises industrielles consomment d’importants volumes d’énergie pour leurs procédés de production. Elles doivent faire face à la volatilité des prix, à la gestion multi-sites et à des taxes spécifiques. La maîtrise des coûts est essentielle pour rester compétitif.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Les bénéfices incluent une réduction directe des factures, une anticipation budgétaire renforcée et une meilleure maîtrise des consommations. Les entreprises gagnent en visibilité et en efficacité grâce à des outils adaptés.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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L'ARENH est remplacé par le VNU (Versement Nucléaire Universel), un mécanisme de redistribution des revenus excédentaires d'EDF en cas de prix très élevés, et par les CAPN, des contrats long terme pour les gros industriels.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Idéalement entre 6 et 12 mois avant l'échéance, de préférence au printemps ou au début de l'été lorsque la demande est plus faible.
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Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.

