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Low-tech : La société de la sobriété

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Low-tech : La société de la sobriété

Mis à jour le

February 5, 2026

6

min de lecture

Notre société moderne s’appuie sur un modèle sociétal de plus en plus dépendant de l’utilisation de produits high-tech, gourmands en matières premières et en énergies polluantes.

Dans un monde aux ressources finies mais aux besoins infinis, de nombreuses initiatives voient le jour pour établir un système de consommation pérenne qui soit durable sans pour autant perdre le confort prodigué par les high-tech.

Les "low-tech" (basses technologies) s’inscrivent dans ce courant de pensée avec pour objectif principal la lutte contre le changement climatique.

Qu'est-ce que la low-tech ?

Définition et principes de la low-tech

La "low-tech" (ou "low-technology") se réfère à une approche de la conception et de la création de produits, de systèmes ou de processus qui vise à utiliser des technologies simples, abordables et durables pour répondre à des besoins pratiques. Cela implique l'utilisation de matériaux locaux et disponibles localement, ainsi que la réutilisation et la réparation de produits existants plutôt que de les jeter et de les remplacer.

L'objectif est de favoriser une approche zéro déchet, plus résiliente et plus accessible. En particulier dans les communautés qui ont un accès limité à l'électricité, aux matériaux et aux infrastructures sophistiquées.

Pour certains, un produit est considéré low-tech lorsqu’il requiert un faible apport en capital et un faible coût de transfert des connaissances nécessaires à la fabrication du produit. Pour d’autres, les critères sont plus élémentaires, comme l’absence d’électricité ou d’énergies fossiles pour le fonctionnement de celui-ci.

La low-tech est axée sur sept principes majeurs :

La diminution de la consommation de ressources naturelles

La low-tech vise à offrir des solutions qui limitent la consommation de ressources naturelles. Le concept clé à retenir est la sobriété via le développement de technologies peu ou pas consommatrices de ressources non renouvelables (produits issus de l’industrie pétrochimique, énergies fossiles…).

La prolongation de la durée de vie des produits

L’utilisation de systèmes robustes créés pour durer le plus longtemps possible. Ces systèmes sont également conçus dans l’optique de pouvoir être réparables et recyclables afin de repartir dans l’économie circulaire. Cela permet de créer une économie résiliente plus apte à évoluer dans un environnement restreint par un manque de ressources matérielles et financières.

L’appropriation des technologies par tous

L’adoption des low-tech permet de réduire la dépendance de la société à des technologies complexes dont seules quelques personnes possèdent l’expertise. Une large partie des innovations low-tech repose sur la création de produits simplifiés à l’extrême nécessitant peu de technologies complexes et des connaissances élémentaires. La notion “do-it-yourself” est très présente.

La création de communautés locales

Grâce à un réseau d’associations et de collectifs, la low-tech se voit également comme un projet social à l’échelle locale/régionale. Les entités low-tech privilégient les échanges de flux locaux (matières premières, énergie) et embrassent une vision globalisée du partage de connaissances et pratiques low-tech. Les notions de coopération et de partage sont essentielles, c’est pourquoi les technologies développées sont majoritairement disponibles en ‘open source’.

Un retour aux bases

Pour atteindre la sobriété, un véritable arbitrage est effectué entre les besoins primaires et secondaires sur la base de 3 critères : la performance, le confort et l’utilité.

Limiter la dépendance externe

La dépendance des communautés locales vis-à-vis de la chaîne de production de hautes technologies (high-tech) est le plus gros challenge à relever. Cette dépendance aux énergies fossiles, aux métaux rares et à la volatilité des prix de marchés rend la société vulnérable.

La low-tech offre une alternative aux failles des systèmes high-tech notamment grâce à un maillage territorial de petites industries locales.

Prendre en compte les limites environnementales locales

La low-tech repose sur des outils sophistiqués qui sont fabriqués localement et qui mobilisent le circuit court pour se procurer les matières premières et les ressources nécessaires. Cela veut dire qu’il n’existe pas de standardisation des procédés low-tech car chaque région satisfait ses besoins en fonction des ressources locales à disposition.

Pourquoi la low-tech est-elle liée à la sobriété énergétique ?

Moins de consommation d'énergie

La low-tech cherche par définition à réduire au maximum la consommation d’énergie via des technologies innovantes. Que ce soit dans l’acheminement de matières premières, les processus de fabrication ou l’efficience énergétique du produit, le principe de sobriété est appliqué pour atteindre la neutralité carbone.

Selon la low-tech, diminuer notre consommation d’énergie est la seule approche pour une économie décarbonée et durable.

Ce raisonnement se justifie facilement. Prenons par exemple l’électrification des usages, perçue comme la clé de voûte de la transition énergétique. On comprend rapidement que c’est une aberration énergétique et environnementale : utilisation massive de terres rares, explosion de la demande d’électricité que les énergies renouvelables (EnR) ne peuvent satisfaire à elles seules.

Même chose pour l’adoption de l’hydrogène en remplacement du gaz naturel. La quantité d’électricité nécessaire pour satisfaire la demande européenne se compte en centaines de TWh. La réalité des chiffres est cruelle, et c’est à partir de ce constat qu’est fondée la stratégie de sobriété énergétique des low-tech.

Mise en avant des énergies renouvelables

Cette mise en avant est toute relative car la low-tech considère aujourd’hui les énergies renouvelables comme un moindre mal mais pas comme une solution en soi. C’est en quelque sorte une épée à double tranchant. Certes, nos économies nécessitent moins de gaz naturel ou de pétrole importés depuis l’étranger, ce qui renforce notre indépendance énergétique. Mais l’adoption du tout électrique ou des EnR exacerbe d’autres formes de dépendance, comme celles aux terres rares (batteries) et aux métaux (cuivre, nickel).

Autre point de crispation avec la mentalité low-tech, les EnR consomment une quantité importante de matières premières, contraire au principe de sobriété.

Adopter la low-tech dans votre vie quotidienne ?

Quelques low-tech pour une consommation d'énergie plus responsable

La pluralité des acteurs de la low-tech permet d’innover dans tous les domaines et à toutes les échelles : style de vie au quotidien, système de production agricole/industriel, relations humaines… Les innovations low-tech sont nombreuses et facilement accessibles sur Internet dans des formats plus ou moins encadrés (vidéos tuto, articles, produits manufacturés, …).

La France est le fer de lance de cette mouvance grâce à des acteurs engagés comme la Low-tech Lab, l’ingénieur Corentin de Chatelperron et le soutien financier de collectivités locales/régionales et organisations gouvernementales (ex : Région Bretagne, ADEME).

Voici quelques exemples low-tech :

  • Le Fairphone : un téléphone durable ultra-modulable (vise à limiter la dépendance de l’utilisateur) et donc facilement réparable par son utilisateur et intégré à l’économie circulaire (limitant la dépense énergétique pour sa fabrication/recyclage). Ce produit est pionnier dans la sobriété numérique.
  • La cocotte norvégienne : un système qui permet d’économiser de l’énergie grâce à un four isolant emprisonnant la chaleur résiduelle pour terminer la cuisson.
  • Ballon d’eau chaude solaire : des panneaux solaires thermiques permettent de capter la chaleur du soleil, l’énergie thermique est ensuite utilisée pour chauffer l’eau du ballon. Celui-ci doit être parfaitement isolé pour maximiser les économies d’énergie.

Les avantages de la sobriété énergétique

Il est crucial de se rappeler que pour transitionner vers une société durable, les panneaux solaires et les voitures électriques seuls ne suffiront pas. Pour atteindre les objectifs fixés par les accords de Paris et limiter le changement climatique, la sobriété énergétique est indispensable.

Vous l’aurez compris, le modèle de sobriété promu par la low-tech apporte des bénéfices financiers, écologiques et sociaux.

Pour résumer, les principes low-tech permettent de “satisfaire nos besoins sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs”. D’un point de vue énergétique, les low-tech peuvent servir à décarboner une partie de notre économie et limiter notre impact environnemental.

Elles permettent également d’inscrire le principe de sobriété au cœur de notre société, chacun agissant à son échelle et selon ses moyens bien entendu.

Enfin, une association cohérente de high-tech et low-tech doit prendre forme. Il serait dommage de constamment les opposer alors qu’elles peuvent être complémentaires.

Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter notre article sur : Ombrières photovoltaïques de parking : L'énergie solaire à portée de parking

Le saviez-vous ?

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Par Emmanuel Sire, co-fondateur de Sirenergies

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Les réponses à vos questions

Quelle différence entre mix primaire et mix final ?

Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)

Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).

Pourquoi la PPE 3 combine-t-elle énergies nucléaire et renouvelables ?

Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.

De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.

Quelle est la différence entre Scope 1 et Scope 2 ?
  • Le Scope 1 concerne les émissions directes (combustion sur site),
  • Le Scope 2 traite des émissions indirectes liées à l'énergie achetée (électricité, vapeur).
Comment être exempté de l'audit énergétique ?

Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.

Comment calculer les émissions du Scope 2 ?

Pour calculer les émissions du Scope 2, appliquez la formule suivante:

Quantité d’énergie (kWh) × Facteur d’émission (kg CO₂e/kWh).

Utilisez des bases comme l'ADEME pour la précision.

Quelles sont les nouvelles obligations pour le Décret Tertiaire et l'Audit Énergétique ?

Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :

  • la déclaration des consommations 2025 sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre
  • la réalisation d'un audit énergétique avant le 11 octobre pour toutes les entreprises consommant plus de 2,75 GWh/an.

Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.

Quelles sont les offres d'électricité proposées par la bellenergie Business ?

La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :

  • E@sy Fixe : 100 % de visibilité budgétaire sans variation.
  • E@sy Clic : Prix lissé grâce à des achats échelonnés sur les marchés.
  • E@sy Bloc + Spot : Un mix entre une base sécurisée et une part indexée sur les prix du jour.
  • E@sy Spot : Une offre 100 % dynamique pour profiter des opportunités de baisse en temps réel.
Quelle est la part des énergies renouvelables dans le mix français en 2025 ?

En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.

Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.

Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.

Que prévoit la PPE 3 pour les énergies renouvelables ?

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.

La stratégie repose sur trois piliers principaux :

  • l'hydroélectricité
  • le photovoltaïque (avec un objectif de 55 à 80 GW en 2035)
  • l'éolien en mer (visant 15 GW en 2035).

À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.

Que prévoit la PPE 3 pour les mobilités ?

La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.

Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.

Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.

Quel est le nouveau seuil de consommation pour l'audit en 2026 ?

Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?

L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.

Comment mobiliser les collaborateurs autour d'un projet de sobriété énergétique ?

La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :

  • La visibilité : On ne gère bien que ce que l'on mesure. Partager les données de consommation via des outils comme l'application Pilott donne un sens concret aux efforts fournis.
  • L'incarnation : Nommer des ambassadeurs énergie internes permet de diffuser les bonnes pratiques par l'exemple et de lever les freins opérationnels propres à chaque métier.
  • La gamification : Transformer la contrainte en défi (challenges inter-services, concours de l'équipe la plus sobre) crée une dynamique positive et renforce la cohésion d'équipe autour des enjeux RSE.

Pourquoi le Scope 2 est-il crucial pour la RSE ?

Il permet de prouver votre engagement dans la transition énergétique et de répondre aux exigences réglementaires.

L'électricité de la bellenergie Business est-elle vraiment verte ?

Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).

Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).

Quelles économies d'énergie une entreprise peut-elle réaliser sans investissement ?

Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.

À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.

Quelle est la date limite pour réaliser le premier audit ?

Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.

Les réponses à vos questions

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