
September 27, 2025
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Au 22 janvier 2024, le prix PEG gaz était de 25,773 €/MWh pour le contrat PEG mensuel de mars 2024. Il était de 26,873 €/MWh pour le deuxième trimestre 2024 et de 30,794 €/MWh pour l’année 2025.
Mais à quoi correspondent ces chiffres obscurs ? Au prix du gaz naturel sur le marché de gros où se négocient les achats. Les cours du gaz y évoluent tous les jours.
Qu’est-ce que le PEG Gaz ? Comment fonctionne le marché du gaz ? Comment suivre l’évolution des prix ? Voici les clés pour comprendre le PEG Gaz et son influence sur le tarif du kWh de votre contrat de fourniture gaz.
L’acronyme PEG signifie Point d’Échange de Gaz. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ce point ne désigne pas un point d’échange physique de gaz naturel mais un point d’échange virtuel où s’effectuent des transactions financières.
Le PEG Gaz est la place de marché virtuelle où se rencontrent les acteurs gaziers pour échanger et négocier les volumes de gaz naturel. Concrètement, chaque fournisseur de gaz naturel y achète aux gestionnaires du réseau de transport les quantités de gaz nécessaires pour répondre aux besoins de consommation de ses clients. C’est un marché de gros de l’énergie.
Le PEG Gaz permet d’équilibrer l’approvisionnement en gaz en fonction de la demande. Grâce aux anticipations d’achat des fournisseurs de gaz et aux bilans journaliers, les gestionnaires des réseaux régulent les niveaux d’importation. Ce fonctionnement garantit la sécurité de l’approvisionnement en gaz.
Les transactions financières sur le PEG déterminent les prix du gaz naturel en France. Plusieurs types de produits s’échangent sur cette place de marché organisée, dans le cadre de contrats intermédiés de gré à gré :
Les fournisseurs de gaz naturel concluent aussi des contrats de gré à gré de très long terme (20 à 30 ans), directement avec des producteurs.
En France, le marché du gaz est régulé par une unique place de marché. Cela n’a pas toujours été le cas. La France a connu jusqu’à cinq zones d’équilibrage.
Si le point d’échange PEG est virtuel, les échanges de gaz naturel sont bien physiques. Ils s’effectuent dans les zones d’interconnexions, reliant les réseaux de transport et de distribution français et internationaux. Ce sont les zones d’équilibrage.
De 2015 à 2018, la France comptait deux PEG Gaz. Chacun était rattaché à une zone d’équilibrage :
Cette coexistence de deux places de marché se traduisait par des disparités de prix PEG entre le nord et le sud.
Pour un marché français plus équitable pour les consommateurs finaux et plus compétitif au niveau européen, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a fusionné les deux PEG au 1er novembre 2018, suivant le principe « un pays, un prix ».
Le PEG unique est appelé le Trading Region France (TRF). Il regroupe les deux zones d’équilibrage de GRTgaz et de Teréga.
L’évolution PEG des cours du gaz sert de référence aux fournisseurs historiques et alternatifs pour fixer le tarif du kWh de leurs offres de gaz.
Les offres de gaz à prix indexés suivent les fluctuations de l’indice PEG du gaz naturel. Le fournisseur peut utiliser comme référence le prix du gaz de fin de journée (« End of the day ») ou l’index de gaz Spot européen (European Gas Spot index - Eex).
Si l’indice PEG Gaz change chaque jour, les offres à prix indexés évoluent selon la périodicité prévue au contrat de fourniture, le plus souvent chaque mois.
Choisir une offre à prix indexés est un pari financier. Si ce type de contrat permet de bénéficier directement des baisses de prix du marché, une hausse se traduit par une envolée immédiate de la facture d’énergie.
Les offres de gaz à prix fixes assurent une meilleure visibilité financière à long terme. Le tarif du kWh du gaz est stable et garanti jusqu’à la prochaine indexation des tarifs prévue au contrat.
Si ce type d’offre est sécurisant, le prix du kWh appliqué par le fournisseur est généralement supérieur à l’indice PEG à la date de signature du contrat. Il ne permet pas non plus de bénéficier des baisses de prix du gaz sur le marché.
Nés avec la création du monopole de GDF en 1946, les tarifs réglementés de vente du gaz (TRVG) visaient à garantir un accès égalitaire à l’énergie et un prix stable. Suite à la libéralisation des marchés de l’énergie, le TRVG a définitivement été supprimé le 30 juin 2023 pour tous les consommateurs finaux.
Depuis cette date, pour aider les consommateurs à comparer les offres des fournisseurs d’énergie, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) publie chaque mois la grille tarifaire du Prix Repère du Gaz. Il correspond à l’estimation moyenne des coûts supportés par les fournisseurs au titre de la fourniture de gaz pour un consommateur résidentiel.
En janvier 2024, le prix repère moyen indicatif s’élève à 92,76 € par MWh, en baisse de 4 % après trois mois de hausse consécutive.
Le prix du gaz en France est influencé par de nombreux facteurs financiers, économiques, politiques ou climatiques. Cette complexité rend les prévisions délicates.
Le prix MWh du gaz évolue en fonction des déséquilibres entre l’offre et la demande. Selon la loi du marché, une demande élevée par rapport à l’offre se traduit par une augmentation des prix, et inversement.
Pour exemple, l’année du Covid-19, on a observé une baisse des prix du gaz due au ralentissement de l’activité économique. De même, le réchauffement climatique, la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables se traduisent par une baisse de la demande et une diminution du prix du MWh du gaz.
En revanche, il suffit d’une vague de froid et de besoins élevés en chauffage pour que le prix reparte à la hausse.
Le prix MWh du gaz suit aussi l’évolution des cours sur d’autres places de marchés. Il varie en fonction des :
La situation géopolitique des pays producteurs de gaz influe également sur le coût du MWh du gaz. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine l’illustre, avec la forte augmentation des prix du gaz provoquée par la fragilisation des approvisionnements et la réduction de l’offre de gaz naturel.
Plus récemment, à l’automne 2023, le tarif du gaz a été impacté à la hausse par les grèves sur les sites gaziers en Australie, la baisse des exportations de gaz par Israël ou encore les attaques en Mer Rouge des méthaniers...
💡 SirEnergies s’engage pour accompagner ses clients au plus près de leurs besoins et optimiser leurs contrats d’énergie. Nous suivons en temps réel le cours de l’indice PEG Gaz et mettons ces données à disposition de nos clients.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.

