
February 5, 2026
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L'énergie nucléaire est au cœur de tous les débats, dans le récent rapport de RTE ou dans les discours de tous les futurs candidats à l'élection présidentielle.
En effet, l'atome est au cœur de tous les échanges, car il est déterminant pour notre avenir énergétique. La France fait figure d'exception dans ce domaine. Le programme nucléaire français, démarré dans les années 70, arrive à la fin d'un cycle.
Aujourd'hui, nous sommes à la croisée des chemins. Doit-on prolonger les centrales actuelles ou développer de nouveaux modèles ?
Il existe également un ensemble de réflexions autour des énergies de « remplacement » du nucléaire. Évidemment les énergies renouvelables, mais pas seulement. De nouvelles technologies font leur apparition et donnent de nouvelles perspectives.
En France, aujourd'hui, ce débat fait rage, et pour cause, nous disposons de plus de 58 réacteurs en état de marche. Face aux enjeux climatiques et au réchauffement de la planète, il devient urgent de trancher ces questions et de mettre en mouvement le tissu industriel français.
La situation est particulière pour la France dans ce domaine. Autrement dit, il s'agit de l'un des pays qui dispose de l'une des puissances les plus importantes.
Il s'agit du 2ᵉ pays au monde en termes de puissance installée devant la Chine et derrière les USA. Les États-Unis, par exemple, disposent de nombreux réacteurs en état de marche (près de 99). Cependant, la grande majorité de ces installations ont plus de 40 ans. Dans ce cas, on peut dire qu'il s'agit donc d'un réseau de centrales nucléaires sur le déclin.
La France, quant à elle, dispose d'un parc de centrales d'un âge moyen. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) fait en sorte de suivre avec attention toutes les évolutions et les opérations de maintenance de ces centrales.
Au-delà de sa présence massive au sein du mix énergétique français, il faut également évoquer d'autres aspects. On peut rappeler, par exemple, que la production d'électricité issue d'une centrale nucléaire n'émet pas de CO2. C'est ici un avantage très important face à ses concurrents à l'heure de la transition écologique.
Comme l'illustre ce graphique, l'énergie nucléaire représente la source de production principale en France. Par ailleurs, il faut rappeler qu'il s'agit de la journée du 3 novembre 2021. Cependant, sur une année, le nucléaire représente l'écrasante majorité de cette production.
À l'heure de la transition énergétique, le nucléaire paraît donc être l'énergie de transition toute trouvée pour l’Hexagone. Tout d'abord, en ce qui concerne son abondance, comment peut-on imaginer se passer de nucléaire à court terme ? Les choix effectués par l'Allemagne, à ce titre, sont douloureux et risquent simplement d'augmenter la production d'électricité par combustion de gaz.
Grâce à son abondance et son absence d’émissions de CO2 durant la production, l'énergie nucléaire paraît avoir sa place dans le futur mix énergétique décarboné.
Un des autres avantages généralement cités est sa disponibilité, qui est quasi constante (lorsque la centrale est en état de marche). Ce dernier argument est à prendre avec précaution comme nous allons le voir.
Évidemment, présenté de cette façon, le nucléaire paraît sans équivalent. C'est une technologie qui a fait ses preuves en termes de fiabilité et de continuité de service.
Cependant, une centrale n'est utile que si elle est en état de fonctionnement. Mais il s'avère qu'il est courant d'arrêter une centrale pour une opération de maintenance. Plus les centrales prennent de l'âge et plus il est fréquent d'organiser ces opérations. Il est donc tout à fait probable de voir se multiplier les avaries de fonctionnement.
Le taux de disponibilité des centrales est donc un enjeu important. RTE a annoncé qu'en 2020, l’indisponibilité moyenne du parc nucléaire a atteint en moyenne 22,3 GW contre 17,8 GW en 2019. La crise sanitaire liée à la Covid-19 a eu un effet important, car les opérations de maintenance initialement prévues ont dû être repoussées.
L'énergie nucléaire peut donc être un moyen de production fiable et propre, à condition d'être disponible.
Afin de poursuivre sur les raisons d'indisponibilité probables des centrales, il est essentiel d'évoquer le grand carénage. Il s'agit d'un projet d'envergure visant à maintenir en conditions opérationnelles le parc nucléaire.
Engagé depuis 2014, ce projet doit permettre de remplacer des pièces importantes et de réaliser des opérations d'améliorations de sécurité. Enfin, ce projet doit assurer la pérennité d'ouvrages au-delà de leurs 40 ans.

Source : EDF
On peut donc s'interroger sur la disponibilité réelle de ce moyen de production. Mais il est certain que les opérations sont prévues pour ne pas perturber de façon trop importante la production d'électricité.
La récente annonce d'Emmanuel Macron vous a peut-être échappé ces dernières semaines. Elle revêt pourtant une importance particulière. En effet, cette annonce faite dans le cadre du plan France 2020 dénote du grand intérêt qu’a notre gouvernement vis-à-vis du nucléaire.
Une des grandes difficultés rencontrées par le secteur du nucléaire réside dans sa construction. En effet, les coûts peuvent s'allonger et vite devenir incontrôlables. Plusieurs chantiers sont actuellement dans cette situation (Flamanville en France, ou Olkiluoto en Finlande). Les SMR ont l'avantage d'être petits et leur construction prend donc beaucoup moins de temps.
Leurs coûts sont aussi avantageux, car ces réacteurs peuvent être standardisés et ainsi faire diminuer les coûts.
Ces petites centrales peuvent descendre jusqu'à 10 MW de puissance installée (en comparaison, les centrales actuelles varient entre 900 et 1 400 MW). On peut facilement imaginer que ce nouveau modèle puisse alimenter les besoins en électricité d'une petite ou moyenne ville.
L'ensemble des risques qui sont inhérents à une centrale nucléaire sont ainsi réduits de par la taille de cette installation. Le fait de pouvoir produire de l'électricité grâce à l’atome permet de produire ensuite de l’hydrogène.
Aujourd’hui, la technologie utilisée dans les centrales est la fission nucléaire. Cela consiste à envoyer un neutron à toute vitesse contre un atome instable. En le faisant éclater, cela produit de l’énergie. C’est une réaction en chaîne qui s'ensuit.
La fusion nucléaire est un procédé différent. Il s’agit de rapprocher deux atomes d’hydrogène (deutérium et tritium) à des températures extrêmement élevées. Lorsque ces noyaux légers fusionnent, le nouveau noyau devient totalement instable. Il éjecte alors des atomes d’hélium et un neutron, et par la même occasion beaucoup d’énergie.
C’est la même réaction que l’on observe à la surface du Soleil ou dans les étoiles. La quantité d’énergie produite est considérable. Cette technologie est le successeur désigné de l'énergie nucléaire.
Les évolutions dans ce domaine sont très lentes et avancent progressivement, mais avant de pouvoir l’exploiter…
Il est donc en réalité peu probable de voir disparaître cette source d’énergie dans les années à venir. Il est en effet essentiel de garder un moyen de production pilotable et non émetteur de CO2.
Le récent rapport de RTE (Futurs Énergétiques 2050) confirme ces hypothèses en faisant la part belle à l'énergie nucléaire. Il ne faut pas non plus éluder les risques inhérents à cette énergie, qui sont souvent évoqués par ses détracteurs (gestion des déchets, risque de pollution…).
Cette énergie trouvera sa place dans la transition énergétique, en trouvant des réponses aux critiques sociétales qui lui sont adressées.
La quantité d'ARENH (Accès Régulé à l'Énergie Nucléaire Historique) dont peut bénéficier un site dépend de son profil de consommation, et plus précisément de sa consommation pendant les heures dites « ARENH ».
SirEnergies vous conseille pour faire progresser votre droit ARENH et augmenter la part possible d’ARENH dans votre formule de prix. Ce qui impactera directement à la baisse de votre facture d’électricité.
Nos outils analysent votre consommation passée pour vous donner des conseils pour optimiser votre droit d'ARENH.
Cliquez ci-dessous pour plus d'informations :

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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).

