
February 5, 2026
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Les tensions sur les réseaux électriques des dernières années semblent être derrière nous. Dans son rapport « Perspectives pour le système électrique pour l’hiver 2024-2025 », le gestionnaire de réseau de transport d’électricité RTE s’annonce particulièrement serein.
Sauf circonstances exceptionnelles, l’hiver énergétique devrait se dérouler dans des conditions « très favorables ». La sécurité de l’approvisionnement en électricité est garantie, avec un risque de déséquilibre entre l’offre et la demande en électricité considéré comme « l’un des plus faibles depuis une dizaine d’années », même en cas de vagues de froid.
En revanche, l’équilibre financier des entreprises reste précaire, avec des incertitudes sur les prix et tarifs de l’électricité en 2025. Découvrez les prévisions électriques de l’hiver 2024/2025 et nos conseils pour alléger la facture d’électricité.
En France, RTE est la référence en matière de prévisions de l’offre et de la demande en électricité. Publiés plusieurs fois par an, ses bilans, perspectives et analyses saisonnières permettent de mieux comprendre et anticiper l’équilibre des réseaux et l’évolution des prix.
Deux cents ingénieurs d’étude et prévisionnistes sont mobilisés à RTE pour prévoir la demande en électricité et l’offre de production. 40 000 informations sont traitées par seconde ! Les prévisions sont mises à jour en permanence. L’application éco2mix permet de visualiser en temps réel les données de production du système électrique français et les écarts avec la consommation.
Pour établir ses prévisions, RTE analyse l’état du réseau et les capacités des producteurs d’électricité à court, moyen et long terme.
En France, deux facteurs influent sur la production d’électricité :
Du côté de la demande, RTE se base sur les historiques de consommation annuelle et les prévisions météorologiques. Le climat a un impact majeur sur la consommation d’électricité. Une baisse de température extérieure de 1 °C provoque une augmentation de la consommation nationale de 2 300 MW, soit la consommation quotidienne cumulée de Marseille et de Lyon ! Une autre donnée moins prévisible agit sur la consommation : le comportement des consommateurs.
Une coupure d’électricité, un délestage temporaire, un black-out total ont des conséquences économiques et financières importantes pour les entreprises. L’absence d’électricité est synonyme d’une baisse immédiate de la production.
Mise en service à l’hiver 2022/2023, l’application Ecowatt permet d’anticiper. Elle prévient les entreprises et particuliers du risque de coupures sur les réseaux d’électricité, liés aux déséquilibres entre la production et la consommation. L’objectif : encourager les consommateurs à réduire leur consommation d’énergie en amont pour éviter les coupures.
Pour l’hiver 2024/2025, la sérénité est de mise concernant la sécurité de l’approvisionnement en électricité. Du côté de l’équilibre offre-demande, tous les voyants sont au vert.
L’année 2024 a confirmé l’amélioration de la production électrique nucléaire. Avec la résolution des problèmes de corrosion de certains réacteurs, le parc nucléaire a retrouvé un niveau de disponibilité élevé. RTE annonce une augmentation de la production nucléaire en 2024. Elle serait comprise entre 340 et 360 TWh en 2024 contre 320 TWh en 2023. Pour cet hiver, la disponibilité est estimée entre 45 à 50 GWh, sur une capacité totale de 61,4 GW. Les efforts se poursuivent pour atteindre le niveau des années 2010, aux alentours de 55 GW en décembre et janvier.
Côté énergies renouvelables, 2024 est une année record pour l’électricité hydraulique. Avec 62 TWh, la production a augmenté de 40 % par rapport à 2023. Le printemps et l’été pluvieux ont rempli les stocks hydrauliques pour l’hiver.
Autre signe rassurant : le niveau élevé des stocks de gaz naturel en Europe. Avec un remplissage dépassant les 95 % en France, les stocks garantissent la disponibilité des centrales au gaz pendant tout l’hiver. Dans tous les cas, les deux dernières centrales à charbon françaises doivent assurer la sécurité d’approvisionnement en électricité en cas de situation exceptionnelle. Si elles sont autorisées par décret à fonctionner 700 heures en 2025, leur production devrait néanmoins rester très marginale.
RTE anticipe une légère augmentation de la consommation d’électricité cet hiver, avec une hausse de 0,5 % par rapport à 2023. La consommation resterait néanmoins inférieure de 6 % à celle observée dans les années 2014 à 2019. L’augmentation des prix de l’électricité se combine à des hivers doux et une prise de conscience écologique pour favoriser la sobriété énergétique.
En parallèle, la politique d’effacement porte ses fruits avec l’augmentation de la capacité d’effacement, estimée à 3,6 GW.
Si la sécurité de l’approvisionnement en électricité semble assurée pour l’hiver 2024-2025, des incertitudes demeurent sur les prix.
Le coût de l’énergie varie en fonction de facteurs économiques, politiques et géopolitiques.
Si les prix de l’électricité se sont orientés à la baisse en 2024, les prévisions 2025 restent prudentes, notamment en raison des incertitudes sur les prix du gaz et l’évolution des taxes.
En France, deux tiers de l’électricité sont produits par les centrales nucléaires. L’électricité complémentaire est achetée sur le marché de gros où les prix varient en fonction de l’offre et de la demande et… du prix du gaz. L’électricité importée est en effet majoritairement produite par des centrales à gaz.
Ces dernières années témoignent du lien étroit entre prix du gaz et prix de l’électricité. Ceux-ci ont flambé sous l’effet (entre autres) de l’envolée des prix du gaz, provoquée par la guerre en Ukraine et la crainte sur les approvisionnements.
Si 2025 s’annonce plus optimiste avec un marché du gaz stabilisé et des prix annoncés autour de 40 €/MWh pour l’hiver, la prudence reste de mise. Le contexte économique et géopolitique reste en effet très instable avec la crise au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les tensions avec la Russie.
L’acheminement de l’électricité est financé via le TURPE, le tarif d’utilisation du réseau public d’électricité. S’il reste maîtrisé, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a annoncé en 2024 une hausse nécessaire du TURPE.
Entrée en vigueur le 1er novembre 2024 pour les consommateurs en offre de marché, l’augmentation doit s’appliquer à partir du 1er février 2025 aux consommateurs professionnels et ménages soumis aux tarifs réglementés de vente (TRV). La hausse du tarif devrait cependant être compensée par une baisse des tarifs réglementés. Une autre donnée inconnue devrait être levée début 2025, avec l’annonce par la CRE du nouveau tarif du TURPE 7 pour la période 2025-2028.
Quant au montant futur de l’accise sur l’électricité en 2025, il reste suspendu aux décisions du projet de loi de finances 2025 (PLF 2025).
Si le risque de black-out s’éloigne de la France, le budget énergie des entreprises reste sous tension face aux incertitudes mondiales. Les entreprises peuvent réduire leur facture d’énergie en adoptant les gestes de sobriété énergétique et une gestion proactive de leurs consommations.
Chaque entreprise peut réduire ses consommations d’énergies et sa facture en adoptant au quotidien des gestes concrets et simples : régler le chauffage à 19 °C, diminuer ou arrêter la ventilation pendant les périodes d’inoccupation, éteindre les équipements informatiques, supprimer l’éclairage extérieur, installer des détecteurs de présence, acheter du matériel moins énergivore, maintenir régulièrement les chaudières et systèmes de climatisation…
Pour aller plus loin dans l’efficacité énergétique, les entreprises peuvent envisager des investissements plus coûteux mais plus performants à long terme : isolation thermique des bâtiments, autoconsommation photovoltaïque, sobriété numérique ou encore déploiement d’un Système de Management de l’Énergie (SME).
Grâce à notre fonctionnalité de simulation de facture, les entreprises peuvent anticiper leurs factures d’énergie et mieux gérer leur budget.
Basé sur leurs consommations antérieures, notre outil leur permet de faire une prévision budgétaire pour chaque point de livraison en renseignant simplement les prix de contrat.
Comprendre l’actualité aide à anticiper. Pour connaître les dernières évolutions du marché de l’électricité et des prix, les entreprises peuvent s’abonner gratuitement à notre newsletter marché.
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Malgré ces prévisions favorables, les efforts en faveur de la sobriété énergétique doivent se poursuivre. Si la France semble préservée grâce à sa production nucléaire et son système électrique fiable, elle n’est pas à l’abri de potentiels soubresauts géopolitiques et économiques. Des déséquilibres entre l’offre et la demande ne peuvent être exclus. C’est pourquoi RTE maintient pour l’hiver 2024-2025 le dispositif Ecowatt.
La sérénité de l’approvisionnement en électricité ne doit pas non plus faire oublier l’urgence climatique et ses conséquences sur l’homme, l’environnement et la biodiversité.
Dans ce contexte, SirEnergies invite les entreprises à rester vigilantes, à s’informer pour anticiper et à poursuivre les mesures de transition énergétique pour maîtriser leurs consommations d’énergie et réduire leur empreinte carbone.

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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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L'effacement consiste, pour un site industriel ou tertiaire, à réduire sa consommation d'électricité sur demande de RTE lors des pics de tension.
En échange de cette flexibilité, l'entreprise reçoit une rémunération ou réduit drastiquement son obligation de capacité, transformant ainsi une contrainte réseau en gain financier.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Les jours PP1 (Pointe de Proximité) et PP2 sont les périodes de l'année où le réseau électrique est le plus sous tension (généralement entre décembre et février).
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.

