
La France bat des records d’exportation d’électricité : chiffres-clés et stratégies d’achat des entreprises
March 3, 2026
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En 2022, la France avait dû importer de l’électricité.
Après cette année hors norme, la barre a été redressée en un temps record.
En 2025, l’Hexagone a non seulement retrouvé son rôle historique d’exportateur, mais a franchi un seuil jamais atteint. 92,3 TWh d’électricité ont été exportés, hissant la France au premier rang européen.
Ce chiffre traduit un retour en force de la production électrique française, favorable à la baisse des prix du marché et à la compétitivité industrielle. Mais ce record révèle aussi un déséquilibre structurel et le retard de la France dans l’électrification des usages.
Entre compétitivité industrielle, changement des stratégies d’achat et impératif de décarbonation, Sirenergies analyse les enjeux cachés derrière ces exportations d’électricité historiques.
Avec 92,3 térawattheures (TWh), la France atteint en 2025 un niveau inédit d’exportations d’électricité.
Ce volume dépasse de 3,5 % le précédent record de 2024 (89 TWh). Il relègue loin derrière la référence historique de 2022 (77 TWh).
Pour mesurer l’ampleur de cette performance, la comparaison est éclairante :
« On parle ici de volumes considérables : 92 TWh c’est plus que la consommation annuelle d’un pays comme la Belgique », rappelle Thomas Veyrenc, directeur général économie de RTE.
Ce nouveau record confirme une tendance de long terme.
Depuis plus de vingt ans, la France est exportatrice nette d’électricité en Europe.
Une seule année rompt cette continuité : 2022. La France avait alors dû importer de l’électricité.
En cause : une baisse de la production nucléaire (liée au phénomène de corrosion sur plusieurs réacteurs), combinée à de fortes tensions sur les marchés de l’énergie.
Depuis 2023, la dynamique s’est inversée.
Les années 2024 et 2025 marquent un véritable changement d’échelle, avec des volumes d’exportation jamais observés auparavant.
Cette dynamique se traduit par des recettes commerciales excédentaires : 5 milliards d’euros en 2024 et 5,4 milliards d’euros en 2025.

Grâce à un réseau européen fortement interconnecté, les exportations d’électricité françaises bénéficient directement aux pays frontaliers.
Ces interconnexions équilibrent le système électrique européen, en absorbant les excédents de production et en limitant les tensions sur les marchés.
Carrefour électrique européen, la France alimente en premier l’Italie, principale bénéficiaire des exportations. Viennent ensuite l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et la Suisse. Les échanges restent globalement équilibrés avec l’Espagne.
Données provisoires au 2 janvier 2026. Source : RTE.
Le "Bilan France" représente la consolidation de tous les échanges aux frontières. La France importe et exporte simultanément pour optimiser les coûts sur le marché européen : elle exporte ses surplus de production décarbonée (95% du mix en 2025) et importe ponctuellement lorsque l'électricité de ses voisins est plus compétitive ou nécessaire à l'équilibre du réseau.
Le record des exportations françaises d’électricité repose sur un déséquilibre structurel. La production nationale progresse, tandis que la demande intérieure reste atone.
Après les difficultés de 2022, la filière nucléaire s’est redressée. Les premiers chiffres d’EDF annoncent une production de 373 TWh en 2025, soit 11,3 TWh de plus qu’en 2024 (+3,1%).
Cette progression résulte :
En parallèle, les énergies renouvelables poursuivent leur montée en puissance :
Face à cette production d’électricité élevée, la consommation nationale peine à suivre.
Selon les données provisoires de RTE, la production électrique française atteint 544 TWh en 2025.
La consommation intérieure s’établit, quant à elle, à 449 TWh. Pour la troisième année consécutive, elle demeure inférieure d’environ 6 % à la moyenne observée entre 2014 et 2019.
Cette atonie de la consommation s’explique par deux dynamiques :

Pour les entreprises, les niveaux de production et d’exportation ne sont pas qu’un indicateur macroéconomique. Ils constituent un signal clé pour les stratégies d’achat d’électricité.
La logique du marché est implacable : lorsque l’offre (production) dépasse la demande (consommation), les prix baissent.
L’excédent de la production électrique française exerce ainsi une pression à la baisse sur les prix de court terme du marché « spot ».
Cette situation favorise des épisodes de prix bas, voire négatifs, favorables aux entreprises qui achètent à court terme.
Cette dynamique est renforcée par le mécanisme de l’ordre de mérite (Merit Order) qui régit le marché européen de l’électricité.
Ce principe consiste à mobiliser les moyens de production par coût marginal croissant (coût supplémentaire nécessaire pour produire une unité additionnelle d’électricité).
Concrètement :
Le prix de marché reflète le coût marginal de la dernière centrale mobilisée.
Lorsque les centrales fossiles ne sont pas appelées, en raison d’une demande modérée et d’une production bas-carbone élevée, les prix sont mécaniquement tirés vers le bas.
Dans ce contexte de production excédentaire et de prix bas, les entreprises peuvent être tentées de revoir leur stratégie d’achat d’électricité.
Les offres indexées sur le spot gagnent en attractivité. En profitant directement des périodes de prix bas, les entreprises peuvent générer des économies significatives.
Cependant, cette stratégie n’est pas sans risques. Le marché spot reste un marché volatil, notamment en cas de pics de consommation ou de tensions sur la production.
Une exposition totale au spot peut fragiliser les entreprises.
Une stratégie équilibrée consiste souvent à combiner :
Avec Sirenergies, trouvez le bon compromis entre opportunité et sécurité, selon votre profil de consommation, votre tolérance au risque et votre capacité de pilotage énergétique.
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Derrière les records d’exportation d’électricité se dessine un enjeu plus large : la capacité de la France à mettre ses excédents de production bas-carbone au service de la décarbonation nationale et européenne.
Produite à 95 % à partir de sources bas-carbone et renouvelables, l’électricité française joue un rôle-clé dans la transition énergétique européenne.
Chaque mégawattheure exporté remplace souvent un MWh fossile, issu du charbon ou du gaz dans un pays voisin. Loin d’être marginales, les exportations françaises participent ainsi à la réduction des émissions européennes, tout en renforçant la sécurité d’approvisionnement.
Cette hausse des exportations met le réseau de transport sous tension.
Pourtant robustes, les interconnexions européennes atteignent parfois leurs limites physiques lors des pics d’exportations.
RTE a engagé plusieurs projets d’interconnexions. L’objectif ? Soutenir des flux d’échanges élevés, sans compromettre la sécurité d’approvisionnement. Son Schéma Décennal de Développement du Réseau (SDDR) vise d’ici 2030 à :
Ces investissements s’accompagnent d’un renforcement du réseau national.
L’enjeu ? Éviter que les capacités de transit interne deviennent des goulots d’étranglement aux frontières.
Exporter de l’électricité bas-carbone est un atout.
Mais les records d’exportation révèlent aussi un paradoxe : le retard pris par la France dans l’électrification de ses usages.
L’Hexagone n’exploite pas pleinement son potentiel électrique bas-carbone pour sa propre transition énergétique. RTE souligne ce paradoxe dans son bilan électrique 2025 :
« La consommation d’électricité de la France n’est pas alignée sur les objectifs de décarbonation et de réindustrialisation ».
Le véritable défi consiste désormais à accélérer l’électrification des usages nationaux (transports, chaleur, procédés industriels). C’est tout l’enjeu du plan d’électrification annoncé par le gouvernement début 2026, qui devrait être au cœur de la future Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).
Les records d’exportation d’électricité soutiennent la compétitivité des entreprises françaises grâce à des prix de marché plus bas. Mais elles mettent en lumière un paradoxe structurel : la France exporte massivement son électricité bas-carbone, plutôt que de la consacrer à sa propre décarbonation.
Le défi des prochaines années sera double et délicat : il s’agit d’accélérer l’électrification nationale, tout en préservant l’équilibre du marché européen et la compétitivité industrielle.
Dans cet environnement mouvant, lire les signaux du marché et anticiper les évolutions structurelles sont déterminants. C’est la clé pour sécuriser les achats d’électricité et maîtriser durablement les coûts.
Prix fixes ou indexés, signaux du marché… : vous n’avez pas l’expertise pour comprendre et arbitrer ?
Sirenergies construit avec vous une stratégie d’achat personnalisée et performante pour une facture d’électricité maîtrisée.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :


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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).