
February 5, 2026
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La France a salué les avancées pour les pays les plus vulnérables mais a regretté « le manque d’ambition climatique » de la COP 27 en Egypte, dans un communiqué de la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.
Événement majeur du calendrier climatique international de 2022, la COP 27 s'est tenue du 6 novembre au 20 novembre 2022 à Charm el Cheikh en Égypte. Cette conférence des parties a-t-elle été, cette année, à la hauteur des enjeux climatiques ? Réponse dans cet article.

La COP (Conferences of the Parties), également appelée Conférence des États signataires, désigne l'organe décisionnel suprême de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).
Lors d’une COP, les États signataires de la convention se réunissent pour dresser le bilan de l’application de la convention et fixer de nouveaux objectifs climatiques mondiaux.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article sur l’objectif des Conférences des Parties (COP).
Alertés depuis le premier rapport du GIEC, en 1990, de l’incidence de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète, les États se sont donné pour objectif, dès la première COP, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
La COP 27 fait le lien entre la COP 26 de Glasgow (2021), qui a finalisé les règles d’application de l’accord de Paris, et la COP 28 de Dubaï (2023), qui tirera un premier bilan mondial de l’action climatique.
Quatre principaux enjeux vont être abordés lors de cette 27e conférence de parties sur le climat :
Cette COP 27 a-t-elle tenu ses promesses ?
Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, a annoncé que l’Union européenne était prête à réduire de 57% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 1990 (contre 55% jusqu’à présent).
Chiara Martinelli, directrice de Climate action network (CAN) Europe, a réagi à cette annonce en précisant que “cette augmentation de 2 points est loin des 65% dont on a tant besoin, la part équitable que l'UE devrait viser pour limiter le réchauffement à 1,5 °C”.
À travers son plan colossal de près de 370 milliards de dollars, Joe Biden a assuré que les États-Unis tiendraient leur objectif de réduction des émissions de 50% à 52% en 2030 par rapport à 2005.
« Tous les pays doivent faire plus. À cette réunion, nous devons renouveler et relever nos ambitions climatiques », a-t-il insisté, alors que les engagements actuels des différents pays visent une trajectoire d'un réchauffement catastrophique de 2,8 °C, selon l'ONU. Rappelons que l’accord de Paris visait à contenir l’élévation des températures nettement sous 2 °C, si possible à 1,5 °C.
Durant cette COP 27, le V20 (le groupe des pays les plus vulnérables) et le G7 ont annoncé le lancement d’un Bouclier mondial contre les risques climatiques. En quoi cela consiste-t-il ? Il vise à aider les populations à financer les impacts du réchauffement climatique à travers un “financement pré-organisé” qui peut être déboursé avant ou juste après une catastrophe climatique.
Ces 210 millions d’euros bénéficieront à un premier groupe de pays incluant le Sénégal, les Philippines, le Pakistan, le Ghana, Fiji, le Costa Rica et le Bangladesh.
Les partenariats pour une transition énergétique juste (JETP) ont été lancés en 2021 lors de la COP 26, l’Afrique du Sud l’ayant inauguré. Cette année, un nouveau JETP a été annoncé entre l’Indonésie et un groupe de pays incluant les États-Unis et le Japon, pour un montant de 20 milliards de dollars.
En retour, l’Indonésie s’engage à fermer ses centrales à charbon et à avancer de sept ans, en 2030, le pic d'émissions du secteur.
Cette enveloppe représente le plus important financement climatique jamais réalisé.
Les pays du Sud ont présenté leurs nouveaux Plans de prospérité climatique (CPP), l’objectif est de mobiliser les investissements afin de stimuler la croissance économique et l’emploi, tout en accélérant l’adaptation au climat et en réduisant les émissions de CO2.
En 2021, lors de la COP 26, le Bangladesh a été le premier pays à lancer un CPP (Mujib Climate Prosperity Plan). Cette année, lors de la COP 27, c’est au tour du Ghana, des Maldives et du Sri Lanka de présenter leurs plans de prospérité climatique.
Le Sri Lanka, par exemple, à travers son CPP, vise à mobiliser 26 milliards de dollars dans des projets court-termistes, comme un réseau éolien de 5 gigawatts, un réseau à haute tension et un réseau sous-marin pour relier l’Inde.
La COP 27 s’est terminée dimanche 20 novembre 2022 après des négociations difficiles avec un texte disputé sur l’aide aux pays pauvres affectés par le dérèglement climatique, mais également sur un échec à fixer de nouvelles ambitions pour la baisse des gaz à effet de serre.
«Nous devons drastiquement réduire les émissions maintenant, et c'est une question à laquelle cette COP n'a pas répondu», a regretté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.
Le texte sur les réductions d’émissions a également été très disputé. De nombreux pays ont dénoncé un recul sur les ambitions définies lors des précédentes conférences des parties, et notamment sur l’objectif de l’accord de Paris de contenir le réchauffement à 1,5 °C.
Les engagements de la COP 27, s’ils sont tenus, mettraient (au mieux) le monde sur la trajectoire de +2,4 °C en 2100 et, au rythme actuel des émissions de CO2, sur celle d'un catastrophique +2,8 °C.
La COP 28 se tiendra à Dubaï dans le courant du mois de novembre 2023. Ce sera la troisième fois que les négociations annuelles se tiendront au Moyen-Orient, après le Qatar en 2012 et l’Egypte en 2022.
Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter notre article sur la neutralité carbone .
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L'éligibilité aux CEE bonifiés 2026 dépend de deux conditions principales : remplacer un équipement fonctionnant aux énergies fossiles (gaz, fioul) et installer une solution bas-carbone répertoriée dans une fiche d'opération standardisée (pompe à chaleur air/eau, eau/eau, géothermie).
La vérification de l'éligibilité et le montage du dossier nécessitent une analyse technique et administrative rigoureuse pour éviter les refus de primes.
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Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
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Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Le montant d'une prime CEE dépend du type d'équipement installé, de la puissance et de la localisation du site.
En 2026, les bonifications permettent de couvrir 30 à 40 % du coût total d'un projet de remplacement d'une chaudière gaz par une pompe à chaleur.
Pour une PME, cela représente entre 40 000 et 50 000 € sur un investissement de 120 000 à 180 000 €.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).

