
February 5, 2026
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Aujourd’hui, dans les coulisses de l’Union européenne, les débats font rage en ce qui concerne une nouvelle réglementation. Il s’agit de ce qu’on appelle la taxonomie verte.
Mais de quoi s’agit-il ? Il s’agit tout simplement de la classification des entreprises en fonction de leurs activités. La Commission européenne souhaite ainsi classer les entreprises selon leurs impacts environnementaux.
Il s’agit d’une nouvelle réglementation qui va contraindre l’ensemble des entreprises à publier leurs bilans carbones ainsi que d’autres informations. Cela va permettre de classifier les entreprises selon, notamment, leurs émissions de gaz à effet de serre (CO₂).
Ce n’est pas aujourd’hui une réglementation qui va contraindre financièrement les entreprises qui investissent dans les secteurs polluants. Mais la taxonomie verte va permettre de tracer les investissements dans le monde de l’énergie. L’idée est d’essayer de stimuler les investissements dans les activités qui œuvrent contre le changement climatique.
La finance verte est un phénomène apparu récemment dans le paysage économique français. Il s’agit de l’ensemble des instruments et méthodes visant à diriger les investissements vers des entreprises durables.
La taxonomie verte s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle tendance qui va s’installer de manière durable dans l’économie française.

Il s’agit d’un ensemble de mesures adoptées par l’Union européenne en 2020. Ces mesures ont pour but de diriger les investissements et le monde de la finance vers des projets soucieux de l’environnement.
Tout cela fait partie du Pacte vert européen adopté récemment et qui a pour but de faire de l’Europe le premier continent au monde à atteindre la neutralité carbone pour 2050.
C’est un projet ambitieux qui ne peut voir le jour qu’à condition de multiplier les mécanismes incitatifs de la sorte.
Dans ce pacte, on retrouve ainsi un comité d’experts techniques qui s’est penché sur la question des notations financières.
Dans le monde de la finance, il existe un ensemble d’instruments qui permettent de classer les entreprises ou les produits financiers.
Ces notations agissent comme des boussoles et donnent des indications aux investisseurs, en les orientant dans leurs choix financiers. On peut alors imaginer le même système mais avec un classement des activités qui contribuent de façon active à la lutte contre le réchauffement climatique.
La finance tient une part importante dans notre économie. C’est elle qui permet de diriger et de drainer la majorité des investissements à travers un réseau de banques et de différentes institutions financières.
Il est donc important, pour permettre d’atteindre les objectifs du « Fit for 55 », d’y inclure le monde de la finance.
Traditionnellement, c’est le taux de rentabilité qui va diriger les investissements, afin d’en maximiser le profit.
La taxonomie verte permet de rediriger ces flux financiers vers des entreprises qui œuvrent pour l’environnement.
La finance verte est un domaine qui comprend la taxonomie mais qui reste un ensemble beaucoup plus large. Il existe de nombreux produits ou instruments qui œuvrent en ce sens.
Le groupe d’experts techniques désigné par l’Union européenne a fixé des critères de sélection d’activités qui contribuent à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, comme cela est décrit dans le texte.
Si une entreprise contribue à au moins un de ces critères, elle peut faire son apparition dans ces notations :
À côté de cela, il existe tout un arsenal de mesures visant à estimer de manière correcte l’impact de ces entreprises. Par exemple, sur un site industriel, une attention sera portée aux installations annexes et auxiliaires pour évaluer leurs niveaux de pollution.
Finalement, la taxonomie verte concerne actuellement un peu moins d’une centaine d’activités.
En France, il existe déjà des lois qui contraignent les entreprises de plus de 500 salariés à publier leurs bilans de performance environnementale.
Cependant, avec la taxonomie verte, plusieurs acteurs vont être concernés. Tout d’abord les entreprises, en premier lieu. Des reportings financiers concernant leurs investissements durables seront exigés par les pouvoirs publics. Ce sont principalement ces données qui permettent la classification des entreprises.
Ensuite, les États sont aussi concernés, par l’émission notamment des « green bonds » qui sont des émissions d’obligations vertes.
Enfin, tous les acteurs financiers qui agissent sur les marchés et sont susceptibles d’investir dans ces domaines. Les autorités de régulation sont également concernées par la mise en place de ce système.
L’introduction récente des centrales à gaz ainsi que des centrales nucléaires a été l’objet d’une attention particulière. Dans la première mouture des textes, ces activités n’étaient pas présentes dans les activités considérées comme vertes. Cependant, lors de la validation finale du texte, elles ont finalement trouvé leur place.
Contre l’avis des ONG et de certains investisseurs, ces technologies sont désormais éligibles à la finance verte. Elles sont considérées comme œuvrant à la réduction du réchauffement climatique.
L’Union européenne défend son choix en expliquant que, pour réussir la transition énergétique à l’horizon 2050, nous avons besoin d’investissements privés colossaux. Pour ce faire, elle estime que d’offrir la possibilité d’investir dans le nucléaire ou le gaz permettra de stimuler ces apports financiers.
L’énergie nucléaire et le gaz (uniquement en période de pointe) représentent des énergies de transition intéressantes. Qu’on le veuille ou non, nous sommes quelque part dans l’obligation de les financer. C’est, en substance, le message transmis par Mairead McGuinness, la commissaire chargée de la Finance.
Néanmoins, cela est soumis à plusieurs critères, tels que l’obligation d’apporter des garanties quant à la gestion des déchets nucléaires.
En définitive, la taxonomie verte européenne est un élément de plus dans l’arsenal juridique en faveur du développement durable. La finance verte continue de se développer, cependant son impact réel dans l’économie tarde à se faire sentir.
Si ce nouveau mode de régulation évite des mesures dites de « greenwashing », il ne fait nul doute que son impact sera majeur. L’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050 doit passer par une démocratisation de ce genre de mécanismes économiques.
Dans un précédent article, on vous parle du récent rapport de RTE sur les Futurs Énergétiques 2050, n’hésitez pas à lire notre article sur ce sujet.

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Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.
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Pour calculer les émissions du Scope 2, appliquez la formule suivante:
Quantité d’énergie (kWh) × Facteur d’émission (kg CO₂e/kWh).
Utilisez des bases comme l'ADEME pour la précision.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.
À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) est l’outil de pilotage stratégique de la politique énergétique de la France. Instituée par la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), elle sert de boussole à l'État, aux collectivités et aux entreprises.
Concrètement, la PPE fixe les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie sur le territoire national. Elle couvre une période de dix ans, découpée en deux périodes de cinq ans, et doit être révisée périodiquement pour s'adapter aux évolutions technologiques et économiques.
Elle traite de sujets majeurs tels que :
Il est crucial de ne pas la confondre avec la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Si la SNBC fixe les budgets carbone (les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre par secteur), la PPE détermine les moyens techniques et énergétiques pour y parvenir.
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.
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Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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L'effacement consiste, pour un site industriel ou tertiaire, à réduire sa consommation d'électricité sur demande de RTE lors des pics de tension.
En échange de cette flexibilité, l'entreprise reçoit une rémunération ou réduit drastiquement son obligation de capacité, transformant ainsi une contrainte réseau en gain financier.
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Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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L'objectif central de la PPE 3 est d'engager la France vers la neutralité carbone à l'horizon 2050 en brisant la dépendance historique du pays aux énergies fossiles.
Aujourd'hui, environ 60 % de la consommation d'énergie finale en France repose encore sur le pétrole et le gaz naturel importés. La PPE 3 vise à inverser radicalement cette tendance en fixant une cible ambitieuse : atteindre 60 % d'énergies décarbonées dans la consommation finale dès 2030.
Pour y parvenir, la PPE 3 poursuit trois sous-objectifs majeurs :
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.
Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
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Les jours PP1 (Pointe de Proximité) et PP2 sont les périodes de l'année où le réseau électrique est le plus sous tension (généralement entre décembre et février).
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Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.
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Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
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Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.
De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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Il permet de prouver votre engagement dans la transition énergétique et de répondre aux exigences réglementaires.

