Chevron noirChevron noir

Peut-on vivre sans pétrole ? Le scénario catastrophe

Comprendre l’énergie
Environnement

Peut-on vivre sans pétrole ? Le scénario catastrophe

Mis à jour le

March 12, 2026

8

min de lecture

Pompe à pétrole au milieu de champs agricoles, illustrant la dépendance aux énergies fossiles et les enjeux de décarbonation pour les entreprises.

Responsable de 30 % des émissions de CO2 dans le monde (hors UTCATF — Utilisation des Terres, Changement d'Affectation des Terres et Foresterie), le pétrole est dans le viseur des politiques énergétiques. En France, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2019-2028 vise à réduire de 35 % la consommation primaire d’énergies fossiles en 2028 par rapport à 2012.

L’objectif annoncé ? Atteindre la neutralité carbone en 2050 pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique. Il est aussi urgent de réduire la dépendance à cette ressource polluante menacée par le risque d’épuisement.

Mais peut-on réellement se passer du pétrole ?

Pourtant, les statistiques mondiales laissent à penser que non. Depuis 1970, la consommation ne cesse d’augmenter.

MIX ÉNERGÉTIQUE PRIMAIRE DANS LE MONDE
Mix énergétique primaire dans le monde - Source : AIE

Pour 2023, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tire la sonnette d’alarme. Dans un rapport publié en février, elle prévoit un nouveau record de la demande de pétrole, estimée à 101,9 millions de barils par jour, soit une hausse de 2 millions par rapport à 2022.

En cause ? La croissance économique, portée par la Chine. Le pétrole est l’énergie la plus consommée dans le monde. « L’or noir » reste indispensable dans de nombreux secteurs économiques, comme les transports, les industries ou l’agriculture. Il répond aujourd’hui à plus de 30 % des besoins énergétiques dans le monde.

Sortir du tout pétrole nécessite d’agir à deux niveaux : remplacer le pétrole par des ressources inépuisables et réduire les besoins énergétiques à la source.

Énergies renouvelables, solutions industrielles décarbonées et sobriété énergétique sont-elles le trio gagnant pour se passer réellement de pétrole un jour ? Tour d’horizon des alternatives au pétrole et des défis qu’elles posent.

1. Quelles sont les industries dépendantes du pétrole ?

Le pétrole a trois grandes utilités. C’est la matière première principale des carburants. Il prédomine aussi dans la pétrochimie pour fabriquer de nombreux produits. Dans une moindre mesure, il peut être utilisé comme source de chaleur.

1.1. Les industries du transport

Les industries du transport sont les principales consommatrices de pétrole dans le monde.

Selon l’étude World Energy Outlook de 2018 réalisée par l’Agence internationale de l’énergie, les transports représentent 56 % de la consommation mondiale de pétrole, répartis entre les transports routiers (44 %) et les secteurs aérien et maritime (12 %).

Répartition par secteurs de la consommation mondiale de pétrole en 2017

Répartition par secteurs de la consommation mondiale de pétrole en 2017 - Source : IFPEN

En France, 98 % des carburants sont d’origine pétrolière. Le pétrole est la principale matière première de l’essence, du diesel, du gazole, du fioul et du kérosène.

ÉVOLUTION DE LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE PAR TYPE D’ÉNERGIE

Évolution de la consommation énergétique par type d'énergie - Source : SDES

2. Une dépendance structurelle par secteur

Pour comprendre la difficulté de cette transition, il faut analyser comment le pétrole irrigue nos activités. Ce n'est pas seulement une question de carburant, mais de base industrielle.

Secteur d'activité Dépendance au pétrole Alternative Sirenergies
Transport routier Très élevée (Carburants) Électrification & Bornes de recharge
Industrie & Chimie Critique (Matières premières) Efficacité énergétique & Bioplastiques
Logistique mondiale Totale (Fret maritime/aérien) Optimisation du sourcing & Réduction carbone

2.1. Les industries chimiques et plastiques

19 % de la consommation mondiale de pétrole sont liées à l’industrie et à la pétrochimie. Plastiques, peintures, cosmétiques, colorants, etc. : le pétrole est la matière première principale de multiples produits.

Le PVC, le polyéthylène, le polyamide, le polyester, le PET, le polyuréthane et le polycarbonate font partie de ses nombreux dérivés. Le pétrole est partout. Dans les bouteilles en plastique, les vêtements, les jouets, l’ameublement, l’industrie automobile, les fenêtres, les sacs-poubelles, les adhésifs, les verres de lunettes et autres objets de la vie quotidienne.

2.2. Une source de chaleur et d’électricité

Le pétrole représente 4,6 % de l’électricité mondiale. Il est parfois utilisé comme combustible de chauffage domestique ou comme source de chaleur dans l’industrie. Mais il reste une source d’énergie secondaire, loin derrière le nucléaire, le charbon, le gaz et les énergies renouvelables.

3. Quelles sont les alternatives au pétrole ?

Dans tous ces secteurs, des alternatives au pétrole se développent. L’objectif ? Remplacer les énergies fossiles par des solutions durables, moins émettrices de gaz à effet de serre et inépuisables. Chaque option présente néanmoins ses propres limites à lever pour espérer un jour se libérer de la dépendance au pétrole.

3.1. Les carburants alternatifs au pétrole

Dans le secteur des transports, les recherches portent dans plusieurs directions : les biocarburants et l’électricité.

Les biocarburants

Dans l’aviation, certaines compagnies aériennes testent l’intégration au kérosène de biocarburants durables issus de matières biologiques (arbres, déchets agricoles, huiles de cuisson…). C’est tout l’enjeu de la « chimie du végétal ». L’objectif des chercheurs ? Réussir à industrialiser la transformation de la biomasse en carburants alternatifs aussi performants que le pétrole.

Des recherches sont aussi en cours pour développer des carburants de synthèse dans les secteurs aérien et maritime.

L’électricité

Pour remplacer les carburants pétroliers, les espoirs se tournent aujourd’hui vers l’hydrogène et l’électricité. C’est le choix qu’a fait la France pour ses transports routiers.

Cependant, remplacer le pétrole par de l’électricité issue d’énergies fossiles comme le charbon ou le gaz ne résoudrait pas la question environnementale. Pour offrir une solution durable à long terme, l’électricité doit être issue des énergies renouvelables.

L’énergie solaire, l’éolien, l’hydroélectricité et la géothermie sont-ils à niveau pour espérer produire assez d’électricité et remplacer le pétrole dans les transports ?

3.2. Les énergies renouvelables, une alternative crédible au pétrole ?

Les énergies renouvelables cumulent les atouts. Elles sont naturelles, locales, peu émettrices de gaz à effet de serre et inépuisables. Leur développement se heurte néanmoins à plusieurs obstacles à lever pour augmenter la production mondiale et offrir une alternative crédible au pétrole.

Le premier frein ? L’intermittence de la production. L’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’hydroélectricité sont respectivement dépendants de l’ensoleillement, de la force du vent ou du débit de l’eau.

Des épisodes répétés de sécheresse pourraient menacer la production hydroélectrique. En hiver, la production photovoltaïque ralentit. Quant aux pics de production, ils ne coïncident pas toujours avec les pics de consommation électrique. Énergies renouvelables riment avec stockage, ce qui pose la question des batteries et de l’utilisation de métaux rares comme le lithium.

Les énergies renouvelables posent aussi la question de l’acceptabilité sociale. Contrairement aux raffineries de pétrole souvent lointaines, les installations de production d’électricité sont à proximité. Respect des paysages, préservation de la biodiversité et utilisation des terres s’invitent à la table des échanges avec les riverains. L’énergie géothermique, quant à elle, fait peur avec ses forages de grande profondeur.

Dernier obstacle : les coûts d’investissement et d’exploitation des installations d’énergies sont élevés pour une rentabilité à long terme.

Pour se passer du pétrole et produire suffisamment pour combler les besoins, les énergies décarbonées doivent lever ces obstacles pour progresser dans le monde.

3.3. Les alternatives aux dérivés du pétrole dans la pétrochimie

Dans le domaine de la pétrochimie, les innovations se multiplient pour trouver des solutions de remplacement au pétrole. Toutes ces recherches prometteuses se heurtent néanmoins à une difficulté : le coût et la complexité de leur industrialisation à plus grande échelle.

Les solutions chimiques biosourcées

La recherche mobilise les talents des ingénieurs chimistes pour remplacer des composants pétrosourcés issus de ressources fossiles par des molécules biosourcées. Voici deux exemples d’innovations parmi les nombreuses expérimentations en cours dans le domaine de la biochimie.

Dans le secteur pharmaceutique, une équipe de chercheurs belges travaille sur le développement de la production d’aniline à partir de lignine, un composé du bois, pour remplacer les dérivés du pétrole très présents dans les médicaments.

Des études portent aussi sur l’acide lévulinique, une molécule biosourcée qui pourrait proposer une alternative biosourcée pour produire des solvants et des plastifiants. Elle s’obtient à partir du glucose présent dans les déchets agricoles issus de la biomasse comme le bois ou la canne à sucre.

De nouveaux matériaux issus du végétal

Des chercheurs explorent la piste du végétal. L’objectif de la bioéconomie ? Exploiter la biomasse et les déchets de l’agroalimentaire et de l’agriculture pour créer des matériaux recyclables ou biodégradables capables de remplacer les molécules dérivées du pétrole.

En France, l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) mise sur la peau de tomate aux propriétés imperméables et souples.

De sa cuticule peut par exemple être extrait un polymère étirable, sorte de caoutchouc. D’autres chercheurs ont utilisé le lin pour créer l’isolation d’un toit de voiture. La cellulose de bois pourrait remplacer les tensioactifs dans les cosmétiques, peintures, pesticides et bitumes.

4. Comment se passer du pétrole ?

Se passer du pétrole, c’est aussi réduire ses besoins en pétrole à la source. Entreprises, particuliers, collectivités : chacun peut agir à son échelle, individuellement et collectivement.

4.1. Réduire les besoins en pétrole à la source

Une mobilité plus durable

Pour réduire l’usage du pétrole dans les transports, la meilleure solution est de diminuer le nombre et la longueur de ses déplacements pour diminuer ses besoins en carburants. Comment ? Par exemple, en regroupant ses trajets, en favorisant les commerces à proximité, en effectuant ses démarches en ligne ou en privilégiant le train à l’avion.

Si le déplacement ne peut être évité, l’adoption de solutions de mobilité durable — quand c’est possible — permet de limiter l’usage du pétrole et ses impacts environnementaux. Transports en commun, vélo, covoiturage, trottinette offrent de multiples possibilités.

Une consommation plus responsable

Chacun peut agir en appliquant la règle des 5 R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la terre. Mécaniquement, le recyclage et la seconde main réduisent les impacts environnementaux des produits fabriqués à partir de pétrole, comme les jouets en plastique ou les vêtements en polyester.

Si l’achat est inévitable, le consommateur peut opter pour des matières recyclées, recyclables et biosourcées pour réduire les besoins en pétrole.

Les initiatives des entreprises pour réduire leur empreinte carbone

Les entreprises peuvent aussi agir pour réduire les besoins en pétrole.

Côté mobilité, elles peuvent participer à l’effort collectif en proposant à leurs collaborateurs le télétravail, solution concrète pour réduire la mobilité quotidienne domicile-travail.

À l’heure de la visio, elles peuvent favoriser les réunions à distance pour limiter les déplacements professionnels. Elles peuvent aussi soutenir l’autopartage et remplacer progressivement leur parc automobile en investissant dans des véhicules électriques.

Comme tout consommateur individuel, elles peuvent privilégier les achats responsables, utiliser du matériel de seconde main ou reconditionné, encourager le recyclage et diminuer leurs consommations énergétiques.

4.2. Vers un monde plus durable

Plus globalement, industries et villes peuvent agir à grande échelle pour progresser vers un monde plus durable, moins consommateur de pétrole.

L’industrie durable, c’est une industrie qui innove pour la croissance verte. Il ne s’agit pas seulement de produire des produits plus durables. L’industrie durable signifie agir à tous les niveaux de la chaîne de production pour adopter des process et des technologies respectueux de l’environnement et moins énergivores.

La ville durable prend en compte dans tous ses aménagements et son fonctionnement l’équilibre social, économique et environnemental pour notamment réduire la pollution et la consommation d’énergies fossiles comme le pétrole. Une ville durable favorise un urbanisme écologique, favorisant la proximité et la mobilité verte, en application des concepts du développement durable.

Aujourd’hui, le pétrole reste l’énergie la plus consommée dans le monde. De nombreux secteurs économiques en dépendent, notamment les transports et la pétrochimie.

Sur le papier, sortir du tout pétrole est possible. Des énergies renouvelables aux solutions biochimiques biosourcées en passant par les matériaux végétaux, les solutions alternatives existent.

Elles se heurtent néanmoins à de nombreux obstacles pour se développer suffisamment pour pouvoir remplacer le pétrole. Se passer de pétrole est possible à la condition de combiner l’effort de tous pour réduire les besoins énergétiques et des investissements élevés pour développer les solutions alternatives.

5. Conclusion : Anticiper pour ne plus subir

L'ère du pétrole "facile" est révolue, comme le rappellent les récentes tensions en Iran qui maintiennent les marchés sous pression. Pour les entreprises, la maîtrise de l'énergie n'est plus une option mais une nécessité stratégique : découvrez comment notre plateforme Pilott sécurise vos budgets en transformant la volatilité des marchés et votre historique de consommation en un véritable levier de performance financière.

{{ask-pilott="/ctas"}}

Newsletter chaque mardi

Par Emmanuel Sire, co-fondateur de Sirenergies

+ 3 500

abonnés à la newsletter hebdomadaire

4.9

Les réponses à vos questions

Pourquoi le Scope 2 est-il crucial pour la RSE ?

Il permet de prouver votre engagement dans la transition énergétique et de répondre aux exigences réglementaires.

Quelles sont les nouvelles obligations pour le Décret Tertiaire et l'Audit Énergétique ?

Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :

  • la déclaration des consommations 2025 sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre
  • la réalisation d'un audit énergétique avant le 11 octobre pour toutes les entreprises consommant plus de 2,75 GWh/an.

Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.

Quel est le nouveau seuil de consommation pour l'audit en 2026 ?

Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.

L'électricité de la bellenergie Business est-elle vraiment verte ?

Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).

Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).

Quelle est la date limite pour réaliser le premier audit ?

Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.

Quelle est la différence entre Scope 1 et Scope 2 ?
  • Le Scope 1 concerne les émissions directes (combustion sur site),
  • Le Scope 2 traite des émissions indirectes liées à l'énergie achetée (électricité, vapeur).
Pourquoi la PPE 3 combine-t-elle énergies nucléaire et renouvelables ?

Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.

De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.

Que prévoit la PPE 3 pour les mobilités ?

La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.

Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.

Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.

Comment calculer les émissions du Scope 2 ?

Pour calculer les émissions du Scope 2, appliquez la formule suivante:

Quantité d’énergie (kWh) × Facteur d’émission (kg CO₂e/kWh).

Utilisez des bases comme l'ADEME pour la précision.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?

L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.

Que prévoit la PPE 3 pour les énergies renouvelables ?

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.

La stratégie repose sur trois piliers principaux :

  • l'hydroélectricité
  • le photovoltaïque (avec un objectif de 55 à 80 GW en 2035)
  • l'éolien en mer (visant 15 GW en 2035).

À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.

Quelles économies d'énergie une entreprise peut-elle réaliser sans investissement ?

Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.

À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.

Quelle différence entre mix primaire et mix final ?

Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)

Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).

Comment être exempté de l'audit énergétique ?

Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.

Comment mobiliser les collaborateurs autour d'un projet de sobriété énergétique ?

La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :

  • La visibilité : On ne gère bien que ce que l'on mesure. Partager les données de consommation via des outils comme l'application Pilott donne un sens concret aux efforts fournis.
  • L'incarnation : Nommer des ambassadeurs énergie internes permet de diffuser les bonnes pratiques par l'exemple et de lever les freins opérationnels propres à chaque métier.
  • La gamification : Transformer la contrainte en défi (challenges inter-services, concours de l'équipe la plus sobre) crée une dynamique positive et renforce la cohésion d'équipe autour des enjeux RSE.

Les réponses à vos questions

Quels sont les principaux obstacles à une sortie totale du pétrole ?

Le pétrole n'est pas qu'une source d'énergie, c'est une base de production. Si le secteur des transports peut basculer vers l'électrique, le plus grand défi réside dans la pétrochimie. À ce jour, il est extrêmement complexe de remplacer le pétrole pour la fabrication à grande échelle de plastiques, de solvants, de lubrifiants industriels et de certains composants pharmaceutiques sans augmenter drastiquement les coûts de production.

Comment l'instabilité géopolitique (comme en Iran) influence-t-elle les prix de l'énergie en entreprise ?

Le marché de l'énergie est interconnecté. Une crise en Iran ou au Moyen-Orient réduit l'offre mondiale de brut, faisant grimper le prix du baril de Brent. Par effet de corrélation, cela entraîne souvent une hausse du prix du gaz naturel et, par extension, de l'électricité. Pour une entreprise, cela signifie qu'une crise géopolitique lointaine peut impacter directement ses coûts d'exploitation et sa marge financière.

Quelles sont les alternatives concrètes pour une PME souhaitant réduire sa dépendance au pétrole ?

La transition d'une PME repose sur trois piliers :

  • L'électrification des flottes de véhicules et l'installation de bornes de recharge.
  • L'efficacité énergétique des bâtiments et des processus industriels pour réduire le besoin en chauffage fossile.
  • Le pilotage des données : utiliser des outils comme Pilott pour surveiller les prix de marché et optimiser ses moments d'achat, permettant ainsi de réduire l'exposition financière à la volatilité du pétrole.