
February 5, 2026
4
min de lecture

La centrale nucléaire transforme la chaleur en électricité grâce à la fission d’un noyau atomique. Elle est composée d’un ou de plusieurs réacteurs qui sont organisés en tranches nucléaires.
Selon des chiffres récents, elle permet de produire une grande quantité d’énergie. Or, qu’en est-il de celle que la centrale nucléaire consomme pour opérer cette transformation ? SirEnergies vous apporte quelques éclaircissements sur cette consommation.
Il existe plusieurs technologies de centrales nucléaires. Nous nous focaliserons ici sur les technologies BWR et REP.
On retrouve les centrales avec réacteur à eau sous pression et celles avec réacteur à eau bouillante. Tous les réacteurs nucléaires utilisés en France sont à eau sous pression. Ils ont trois niveaux de puissance :
Celui de 900 MW produit en moyenne 500 000 MWh d’électricité nucléaire par mois. Plus la puissance du réacteur est élevée et plus cette quantité d’énergie nucléaire augmente. Pour avoir un tel rendement, il consomme d’abord de l’électricité.
En France, l’ensemble des centrales nucléaires consomment environ 20 TWh/an pour les auxiliaires (pompes, préchauffe, ventilation, enrichissement de l’uranium…). Soit 5 % de la production française.
À l’intérieur d’un réacteur nucléaire se trouvent des éléments combustibles de plusieurs mètres de long. Ceux-ci sont à leur tour composés de faisceaux de crayons combustibles dans lesquels se trouve le combustible nucléaire, l’uranium 235. Il est sous forme de pastilles et quelques-unes suffisent à enclencher le processus de fission qui va produire la chaleur. Pour créer ce phénomène, les pastilles sont assemblées et placées dans une cuve remplie d’eau.
La température de celle-ci monte dès qu’elle entre en contact avec les pastilles (l’eau est d’abord chauffée grâce aux frottements de l’eau dans le circuit primaire et ensuite la fission prend le relais pour monter l’eau en température). Cependant, les réacteurs maintiennent l’eau sous pression et l’empêchent de bouillir.
Elle circule dans un circuit fermé qui est appelé circuit primaire. Elle passe ensuite par un générateur de vapeur et transmet sa chaleur à l’eau présente dans un circuit secondaire. Cette eau chauffe à son tour et devient de la vapeur. Elle va actionner les turbines qui vont entraîner l’alternateur qui produira de l’électricité.
Chacune de ces machines déploie une grande puissance, elles nécessitent beaucoup d’énergie pour fonctionner convenablement.
Après son extraction, l’uranium est précipité, filtré, lavé et séché. Il est ensuite débarrassé de ses impuretés et est transformé en hexafluorure d’uranium (UF6). Dans ce métal raffiné, mais naturel, on retrouve 993 g d’uranium 238 contre seulement 7 g d’uranium 235.
Bien qu’étant le seul qui soit fissile, l’uranium 235 ne peut pas être utilisé dans les réacteurs avec un tel isotope. Sa proportion doit être entre 30 et 50 g pour qu’il puisse subir la fission nucléaire qui va permettre la production d’électricité.
C’est pour cette raison qu’il faut l’enrichir avant de le transformer en pastilles. Cette étape demande beaucoup d’énergie, près de 19 000 000 MWh par an. Cela s’explique par la multitude de machines qui interviennent durant l’opération. Les méthodes qui ont été développées pour l’enrichissement sont :
Lorsqu’il atteint 56 °C, l’hexafluorure d’uranium passe à l’état gazeux. Dès qu’il est sous cette forme, il est diffusé à travers des barrières qui sont des cloisons fines percées de petits trous. Étant plus légères que les molécules d’uranium 238, celles d’uranium 235 traversent plus rapidement les barrières.
Cependant, après un seul passage, la quantité d’uranium 238 reste présente en quantité considérable. Pour atteindre la bonne proportion en uranium 235, le processus est donc renouvelé au moins 1 400 fois.
L’ultracentrifugation a progressivement remplacé la diffusion gazeuse et est utilisée dans presque toutes les centrales du monde. Avec cette méthode, l’enrichissement se fait dans un ensemble de centrifugeuses.
Elles sont chacune équipées d’un rotor qui fait entre 50 000 à 70 000 tours par minute. Cette vitesse permet de séparer, dans le gaz, les deux molécules d’uranium. Celles qui sont lourdes sont projetées sur la paroi et celles qui sont légères (isotope 235) restent au centre.
Le gaz enrichi en uranium 235 monte et est récupéré puis envoyé vers une autre centrifugeuse. Le cycle sera renouvelé plusieurs fois pour avoir la proportion d’uranium 235 voulue. L’ultracentrifugation consomme également beaucoup d’électricité, mais celle-ci est inférieure à celle dépensée par le premier procédé.
La station de pompage fournit à la centrale nucléaire l’eau dont elle a besoin pour bien fonctionner. Elle provient d’une rivière, d’un fleuve ou d’une mer proche de la centrale. Si la source a un débit élevé, l’eau pompée est de plusieurs dizaines de m³ par seconde.
Dans le cas contraire, seulement quelques m³ sont prélevés par seconde. Cette eau froide circule dans des milliers de tubes qui se trouvent dans un appareil de condensation. Lorsque la vapeur qui actionne les turbines pour la production de la chaleur sort, elle entre en contact avec les tubes. L’eau à l’intérieur la refroidit et la condense jusqu’à ce qu’elle redevienne liquide.
Une pompe la ramène alors au générateur de vapeur pour un nouveau cycle tandis que l’eau du condenseur qui est désormais chaude est rejetée. Cependant, lorsque le débit de la rivière ou de la mer est faible, elle est envoyée dans des tours de refroidissement. Le courant d’air qui circule dans la tour la refroidit. Une bonne partie de cette eau est renvoyée dans les tubes et le reste s’évapore dans l’atmosphère.
Ce dispositif permet d’éviter la pollution thermique et de limiter l’échauffement de la source d’eau. Il y a également l’électricité utilisée dans les salles de commandes et pour les exportations.
Pour aller plus loin, n’hésitez pas à lire notre article de fond sur « L’énergie nucléaire : entre innovation et transition énergétique ».
La quantité d’ARENH (Accès Régulé à l’Énergie Historique Nucléaire) dont peut bénéficier un site dépend de son profil de consommation, et plus précisément de sa consommation pendant les heures dites « ARENH ».
SirEnergies vous conseille pour faire progresser votre droit ARENH et augmenter la part possible d’ARENH dans votre formule de prix. Ce qui impactera directement à la baisse de votre facture d’électricité.
Nos outils analysent votre consommation passée pour vous donner des conseils pour optimiser votre droit d’ARENH.
Cliquez ci-dessous pour plus d’informations :

.png)
Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
.png)
Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
.png)
Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
.png)
Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
.png)
En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
.png)
Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
.png)
L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
.png)
Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.
.png)
Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
.png)
Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
.png)
Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
.png)
L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
.png)
La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
.png)
Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
.png)
Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
.png)
Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
.png)
Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
.png)
Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
.png)
L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
.png)
Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
.png)
Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
.png)
Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
.png)
Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
.png)
Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
.png)
C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
.png)
Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
.png)
Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
.png)
Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.

