
Comprendre le GIEC, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat
February 5, 2026
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En 2023, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la publication de la synthèse de son 6e rapport d’évaluation sur le changement climatique.
Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC est longtemps resté confidentiel. Il s’est aujourd’hui imposé comme une référence scientifique, sur fond de réchauffement climatique et de prise de conscience collective.
Médiatiques, ses rapports d’évaluation ne laissent pas indifférents et bousculent les esprits. Pourtant, le GIEC reste encore un groupe au fonctionnement méconnu.
SirEnergies vous invite à découvrir cette organisation qui a reçu en 2007 le Prix Nobel de la paix pour ses contributions sur le changement climatique.
Le GIEC est un groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat. En anglais, il est connu sous l’acronyme IPCC ou Intergovernmental Panel on Climate Change. C’est un lieu d’expertise scientifique collective, passé de l’ombre à la lumière en 45 ans d’existence.
Le GIEC est né en 1988. Dès son origine, il a eu pour mission de fournir aux responsables politiques des évaluations scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, en analysant causes, impacts potentiels, risques futurs et stratégies d’adaptation et d’atténuation pour y faire face.
Le GIEC a été créé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), sur l’initiative de scientifiques précurseurs conscients des conséquences sur le climat de l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Le GIEC est un groupement scientifique intergouvernemental indépendant. Tous les pays membres de l’OMM et de l’ONU peuvent participer à ses travaux sur le climat. Collégiale, sa gouvernance est fondée sur le consensus. Le GIEC est gouverné par :
Basé à Genève, le Secrétariat du GIEC assure la gestion quotidienne de l’organisation.
En France, c’est le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires qui assure les relations avec le GIEC.
Le GIEC est une organisation indépendante et neutre sur le climat. Sa mission ? Donner aux États et décideurs toutes les clés scientifiques pour décider et orienter leurs politiques climatiques et énergétiques.
La principale mission du GIEC consiste à présenter et évaluer, de manière scientifique, rigoureuse, objective et neutre, l’état des connaissances scientifiques en matière de climat.
Le GIEC publie tous les 5 à 7 ans un rapport d’évaluation périodique. Des groupes d’experts scientifiques y analysent en détail les causes, impacts et risques liés au changement climatique, pour l’homme et son environnement.
Ils proposent des scénarios projectifs d’adaptation et d’atténuation. Les travaux se basent sur des connaissances solides, déjà établies par des documents techniques et scientifiques existants. Le GIEC n’a en effet pas vocation à être un laboratoire de recherche.
En complément, les experts du GIEC publient des rapports scientifiques spéciaux. Les derniers portent sur Le réchauffement planétaire de 1,5 °C, L’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique ou encore Le changement climatique et les terres émergées.
Enfin, une équipe spéciale pour les inventaires nationaux des gaz à effet de serre (GES) élabore des méthodologies pour aider les États dans le suivi de leurs émissions. Les lignes directrices ont été révisées en 2019.
Les rapports d’évaluation du GIEC servent de référence aux États et décideurs pour orienter les politiques climatiques et énergétiques nationales et internationales.
Ils sont utilisés comme bases des négociations internationales sur le climat menées au sein de la Conférence des Parties (Conference of the Parties – COP) et sous l’égide de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques).
Le dernier rapport d’évaluation du GIEC a aussi constitué la principale base scientifique du premier Bilan mondial de l’Accord de Paris à l’automne 2023.
Exhaustifs et impartiaux, les rapports d’évaluation ne sont ni incitatifs ni directifs. Selon la formule consacrée, leurs contenus doivent être « policy relevant, but not policy prescriptive » (en français, « pertinents politiquement, mais non prescriptifs »).
La synthèse du dernier rapport du GIEC sur le climat a été publiée en mars 2023. Si sa publication a été médiatisée, il a conclu la publication en trois volets du rapport intégral de 2021 à 2022.
Le rapport d’évaluation est composé de trois volets, chacun sous la direction d’un groupe de travail dédié. Trois groupes de travail coexistent au sein du GIEC, composés d’experts scientifiques :
Chaque rapport d’évaluation du GIEC est rédigé selon un processus structuré, hiérarchisé, consensuel et très contrôlé. Les contenus sont élaborés par des centaines d’experts, sous la coordination des coprésidents des groupes de travail et des auteurs principaux.
Les auteurs sont sélectionnés par chaque groupe de travail sur proposition des États et des organisations mondiales. Les travaux sont examinés plusieurs fois par les experts, les examinateurs et les éditeurs-réviseurs. Chaque rapport est validé dans sa version intégrale par le groupe de travail correspondant.
Ce processus est la garantie de disposer de rapports d’évaluation objectifs, exhaustifs et transparents, reflétant la diversité des points de vue de la communauté scientifique.
Les pays membres n’interviennent qu’en phase finale, pour rédiger et valider ligne par ligne, mot à mot et à l’unanimité le résumé destiné aux décideurs, sous le contrôle des experts scientifiques.
Publié en mars 2023, le résumé du 6e rapport d’évaluation du GIEC dresse une situation alarmante des changements climatiques et de leurs impacts sur l’homme et son environnement.
Mais il propose aussi des solutions concrètes d’atténuation et d’adaptation pour modifier l’avenir climatique et socio-économique. Cinq scénarios (SSP – Shared Socio-Economic Pathways) sont décrits par les scientifiques pour mieux appréhender les futurs possibles et appuyer les orientations politiques.
Dans les scénarios les plus pessimistes, les scientifiques prévoient un niveau de réchauffement climatique de 1,5 °C à 1,6 °C d’ici 2040, de 2,1 à 2,4 °C d’ici 2060 et de 3,6 à 4,4 °C d’ici 2100.
Ce monde est marqué par un développement économique à forte intensité énergétique basé sur des énergies fossiles illimitées, la multiplication des catastrophes naturelles, de faibles investissements dans l’éducation et la santé, une croissance démographique rapide et la montée des inégalités.
Hautement vulnérables au changement climatique, les pays se replient sur eux-mêmes, donnant la priorité à la sécurité régionale et à la souveraineté énergétique.
S’ils se confirmaient, ces scénarios illustreraient l’échec des politiques d’atténuation des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ils ne tiennent cependant pas compte de la limitation des ressources fossiles dans le monde.
Dans le scénario intermédiaire, les températures pourraient grimper de 1,5 °C d’ici 2040, de 2 °C d’ici 2060 et de 2,7 °C d’ici 2100. Il décrit une trajectoire de réchauffement climatique intermédiaire, basée sur la poursuite des tendances actuelles, avec une baisse des émissions de CO2 à partir de 2050.
Dans cette projection, les inégalités économiques et climatiques s’accroissent entre les pays riches et les pays en voie de développement. Certaines régions du monde subissent durement les impacts du changement climatique.
Les scénarios les plus optimistes s’alignent avec les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Ils prévoient une augmentation des températures inférieure à 2 °C, avec un niveau de réchauffement climatique de 1,5 °C d’ici 2040, entre 1,6 et 1,7 °C d’ici 2060 et entre 1,4 et 1,8 °C d’ici 2100.
Ce sont les scénarios les plus soutenables pour l’homme et son environnement, marqués par le développement des pratiques durables, la croissance économique et la coopération mondiale.
Ils prévoient l’atteinte de la neutralité carbone dès 2050, grâce aux progrès de la capture de CO2 dans l’air. Mais, basés sur une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre (GES) et du carbone dès 2020, ces scénarios seraient déjà obsolètes...
Vous souhaitez décrypter les impacts du changement climatique et les solutions pour le ralentir ? Vous pouvez consulter :

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Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.
Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
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Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
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De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.

