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Quels secteurs d’activité professionnel français consomment le plus d'énergie ?

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Quels secteurs d’activité professionnel français consomment le plus d'énergie ?

Mis à jour le

September 9, 2026

7

min de lecture

Vue aérienne hyper-réaliste d'une grande ville française sous un ciel bleu. Au premier plan, on aperçoit un vaste complexe industriel avec des usines, des silos et un grand parking rempli de camions. La zone est traversée par un grand échangeur autoroutier où circulent de nombreuses voitures et poids lourds. À l'arrière-plan, un centre-ville dense à l'architecture historique est scindé par un fleuve sinueux, tandis que la périphérie de la ville laisse place à de vastes champs agricoles verts et dorés s'étendant jusqu'à l'horizon.

L’analyse de la consommation d’énergie des entreprises françaises diffère selon l’indicateur choisi : gaz, électricité ou mix global.

Un site industriel et une agence tertiaire n'ont ni le même usage, ni le même mix. Le premier fonctionne au gaz et à la chaleur de process, la seconde fonctionne quasiment exclusivement à l'électricité, pour le chauffage, la climatisation et le numérique. 

Résultat, le classement des secteurs les plus énergivores change du tout au tout selon l'angle retenu.

À cela s'ajoute une inquiétude grandissante au regard des data centers. Portés par l'intelligence artificielle, ils redessinent l’avenir de la liste des grands consommateurs et interrogent la capacité du réseau à absorber cette demande.

Mais alors, quel est le mix énergétique des secteurs d’activité en France ? Quels secteurs consomment le plus d'énergie en France ? Et quelles sont les solutions pour optimiser leur facture énergétique professionnelle ?

Sirenergies répond à vos questions dans ce décryptage.

Ce qu'il faut retenir

  • Le tertiaire est le premier consommateur d'électricité parmi les secteurs professionnels, devant l'industrie : un classement inversé par rapport à l'énergie totale, où les transports dominent (90 % au pétrole).
  • L'industrie reste le premier consommateur de gaz et de chaleur de process, notamment en métallurgie, chimie fine et plasturgie.
  • Les grands sites industriels électro-intensifs ont vu leur consommation reculer de 1,7 % en 2025.
  • Les data centers, encore marginaux, concentrent déjà 14 GW sur les 30 GW de droits d'accès réseau réservés aux grands projets : une croissance à surveiller.

1. Le mix énergétique des secteurs économiques français

Lorsqu’on plonge dans les chiffres du Bilan électrique 2025 publié par RTE, on comprend vite que chaque secteur n'a pas le même rapport à l'énergie. 

Certains fonctionnent encore presque exclusivement aux hydrocarbures, d'autres ont déjà largement basculé vers l'électricité. Le graphique SDES tiré de ce même bilan permet de comparer, secteur par secteur, la part d'électricité, d'énergies fossiles (gaz naturel et produits pétroliers) et d'énergies renouvelables thermiques (bois-énergie, déchets, chaleur) dans la consommation finale.

Secteur Part électricité Part énergies fossiles (dont gaz) Part EnR thermiques & déchets
Transport 3 % 90 % ≈ 7 %
Industrie 35 % 49 % ≈ 16 %
Tertiaire 55 % 35 % ≈ 10 %
Agriculture-pêche 13 % 76 % ≈ 11 %
Résidentiel (hors périmètre de cet article) 34 % 34 % ≈ 32 %

Source : RTE, Bilan électrique 2025

2. Quels secteurs consomment le plus d'électricité et de gaz en France ?

Consommation d’énergie finale à usage énergétique corrigée des variations climatiques par secteuren France métropolitaine en 2024
Source : RTE, Bilan électrique 2025

2.1 Qu'est-ce qu'un site électro-intensif ?

Certains secteurs ou entreprises consomment bien plus d’énergie que la moyenne. Ils exigent une puissance électrique élevée mais aussi une grande stabilité de fourniture.

RTE les désigne sous le terme de « grands consommateurs ». Ce sont des sites qui sont directement raccordés au réseau public de transport d’électricité (RPT), c'est-à-dire au réseau à très haute tension. Les sites avec une plus faible consommation sont eux raccordés au réseau de distribution (Enedis ou une ELD). Ces grands consommateurs appartiennent en majorité au secteur industriel et sont souvent associés à des procédés de production énergivores, par exemple : 

  • La fusion
  • La chauffe continue
  • La réfrigération industrielle
  • L’électrolyse

C'est cette même catégorie qui est également plus couramment désignée par le terme d'« électro-intensifs ». 

En 2025, la consommation de ces grands sites raccordés au RPT a reculé de 1,7 % sur un an, après un rebond en 2024. Une baisse largement portée par l'industrie chimique sous l'effet du contexte macroéconomique et d'une concurrence internationale accrue.

2.2 Le secteur industriel : un poids lourd historique sous tension 

Avec environ 280 TWh d'énergie finale consommée chaque année, dont 35 % d'électricité et 49 % d'énergies fossiles (le gaz naturel en tête, pour les besoins de chaleur de process), l'industrie reste le deuxième secteur économique le plus énergivore de France, derrière les transports. C'est aussi le secteur pour lequel la maîtrise de la facture d'énergie pèse le plus directement sur la compétitivité, en particulier pour les sites raccordés au réseau de transport.

Plusieurs familles de procédés concentrent l'essentiel de cette consommation électrique et gazière :

  • La métallurgie, notamment les procédés de fusion et de transformation à chaud (fonderie aluminium, acier, zamac, forge et estampage, traitement thermique, tréfilerie et laminage) ainsi que la mise en forme et l'usinage (chaudronnerie et tuyauterie industrielle, emboutissage et découpe, mécanique générale et usinage, serrurerie et métallerie) : fours électriques ou au gaz, cycles thermiques, presses de forte puissance.
  • La chimie fine, avec des procédés qui tournent souvent en continu (réacteurs et synthèse, distillation et séparation, laboratoires de R&D industriels), où la chaleur de process (vapeur, séchage) reste très majoritairement au gaz.
  • La plasturgie, à travers ses principaux procédés (injection plastique, extrusion plastique, thermoformage, soufflage & extrusion-gonflage, rotomoulage, recyclage mécanique & chimique, plasturgie médicale) : chauffe des fourreaux, maintien sous pression, utilités (froid de process, air comprimé).
  • La pharmacie et la biotech, avec des contraintes de continuité et de qualité d'air très fortes (salles blanches, stérilisation industrielle, chaîne du froid pharma, bioréacteurs et fermentation).

Consommation d’électricité de l’industrie manufacturière raccordée au réseau public de transport
Source : RTE, Bilan électrique 2025

2.3 Le secteur tertiaire : premier consommateur d'électricité 

Le secteur tertiaire (bureaux, commerce, santé, enseignement, hébergement...), c’est le secteur d’activité professionnel le plus électrifié aujourd’hui en France avec 55 % d'électricité dans son mix énergétique, loin devant l’industrie. Sur 230 TWh d'énergie finale consommée, environ 125 TWh sont issus de l’électricité.

Plusieurs postes concentrent l'essentiel de cette consommation électrique et gazière :

  • Le chauffage et la climatisation des bâtiments : encore majoritairement au gaz pour le chauffage (68 % d'énergies fossiles), mais presque intégralement électriques pour la climatisation et la ventilation.
  • L'informatique et les équipements numériques : postes de travail, serveurs locaux, réseaux, en forte croissance avec la généralisation du cloud et du télétravail.
  • L'éclairage, un poste historique du tertiaire, aujourd'hui optimisable via la LED et les systèmes de détection de présence.
  • Le froid alimentaire et la restauration collective : chambres froides, vitrines réfrigérées, cuisines professionnelles (commerce, restauration, santé).
  • Les équipements médicaux et de stérilisation, très énergivores dans le secteur de la santé (imagerie, stérilisation, climatisation des blocs opératoires).
  • Les ascenseurs et la logistique verticale, dans les immeubles de bureaux et les centres commerciaux.

Pour les entreprises du secteur, la maîtrise de cette facture d'électricité passe notamment par le décret tertiaire, qui impose une trajectoire de réduction des consommations aux bâtiments de plus de 1 000 m².

2.3 Le secteur agricole : très dépendant des énergies fossiles

Avec environ 50 TWh consommés par an, l'agriculture-pêche est de loin le plus petit des quatre secteurs d'activité étudiés ici.

Il reste pourtant le secteur le plus dépendant des énergies fossiles après les transports, avec 76 % de sa consommation couverte par le gaz et les produits pétroliers (carburant des engins agricoles, chauffage des serres, propulsion des navires de pêche) contre seulement 13 % d'électricité.

Plusieurs usages expliquent cette dépendance persistante aux énergies fossiles :

  • Les engins agricoles (tracteurs, moissonneuses-batteuses, engins de manutention) : fonctionnent presque exclusivement au gazole non routier.
  • Le chauffage des serres, pour le maraîchage et l'horticulture sous abri : un poste très consommateur de gaz, particulièrement sensible aux variations de prix.
  • L'irrigation, assurée par des pompes électriques ou thermiques selon les exploitations et leur éloignement du réseau.
  • Le séchage des récoltes (céréales, fourrages) : gaz ou électricité selon les installations, avec des pointes de consommation saisonnières marquées à la moisson.
  • Les bâtiments d'élevage : ventilation, chauffage des jeunes animaux, traite automatisée, des usages essentiellement électriques.
  • La propulsion des navires de pêche et la chaîne du froid à bord, très majoritairement au fioul.

2.4 Les data centers : une consommation en forte croissance

Bien que théoriquement rattachés au secteur tertiaire, les centres de données méritent une mention à part.

Dans l’actualité récente, il n'est pas rare de les voir dépeints comme de véritables gouffres énergétiques. Mais que disent réellement les chiffres ? 

Selon les chiffres annoncés par RTE, en 2025, la consommation électrique des centres de données ou data center (raccordés directement au réseau de transport) a atteint près de 1 TWh, contre 0,8 TWh en 2024. À cela, il faut ajouter environ 3 TWh raccordés au réseau de distribution d'Enedis en 2024. 

Ces volumes peuvent sembler modestes à l'échelle nationale, mais la dynamique est spectaculaire : sur les 30 GW de droits d'accès au réseau de transport déjà attribués fin novembre 2025 pour de grands projets industriels et numériques, 14 GW concernent spécifiquement des centres de données, soit presque la moitié. 

Autrement dit, la consommation énergétique des data centers, aujourd'hui marginale à l'échelle du pays, pourrait devenir un poste majeur de la demande française à mesure que ces projets entrent en service.

3.Comment réduire ses factures d'énergie professionnelles ?

Quel que soit le secteur, la taille de l’entreprise, électro-intensive ou non, la logique reste la même : une facture d'électricité ou de gaz professionnelle se pilote, elle ne se subit pas. 

Trois leviers principaux permettent de la réduire durablement :

3.1 Choisir le bon contrat d'énergie

Depuis l'ouverture des marchés à la concurrence, les entreprises n'ont plus d'obligation de rester chez leur fournisseur historique (EDF, Engie). 

Malheureusement, par crainte de la gestion administrative, des coupures, etc., beaucoup d'entreprises restent encore chez le fournisseur d’énergie historique par sécurité. 

Mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d'électricité professionnels, comparer les offres et savoir quand et comment changer de fournisseur d'énergie permettent souvent d'obtenir un contrat d’électricité moins cher (voire une électricité moins chère durablement) sans rien changer à son outil de production.

3.2 Optimiser la puissance souscrite et les taxes. 

Avec les puissances souscrites, tout est question d’équilibre. 

Une puissance souscrite mal calibrée : trop élevée par sécurité ou sous-dimensionnée (sujette à des dépassements pénalisants), elle pèse directement sur le TURPE, la part réseau de la facture électrique. 

Côté taxes, plusieurs dispositifs (exonérations et réductions d'accise, Certificats d'Économies d'Énergie) restent sous-utilisés par de nombreuses entreprises pourtant éligibles. Mais naviguer dans le flou réglementaire n’est pas chose aisée. Pour cela, une solution simple : se tourner vers des experts qui les connaissent sur le bout des doigts.

3.3 Suivre ses consommations dans la durée

Un pic de puissance non identifié, un équipement qui dérive, un dépassement de puissance souscrite : ces écarts coûtent cher et sont pourtant simples à détecter avec un monitoring régulier. C'est là que la technologie change la donne. 

Avec Pilott, la plateforme développée en interne par Sirenergies, chaque entreprise dispose d'un espace personnalisé pour suivre ses consommations, visualiser les prix de marché et le prix spot en temps réel, et bénéficier de conseils dédiés par un interlocuteur expert.

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Pour les entreprises qui veulent aller plus loin, et qui souhaitent orienter une partie de leurs achats vers une offre d'électricité renouvelable, c’est possible, notamment grâce aux garanties d'origine et PPA. Un choix conciliable avec la maîtrise budgétaire et vers lequel de plus en plus d'entreprises se tournent pour réduire leur empreinte carbone.

4. Pourquoi se faire accompagner par un conseiller en énergie ?

Les actions pour réduire ou optimiser les consommations de son entreprise sont multiples : 

  • Décrypter un contrat de fourniture
  • Comparer des offres
  • Suivre l'évolution des marchés de l'électricité et du gaz
  • Anticiper les échéances réglementaires (décret tertiaire, audits énergétiques obligatoires pour les gros consommateurs…).

Mais leur mise en place nécessite qu'on leur accorde du temps et des ressources. Elles requièrent des compétences juridiques, financières et techniques que peu d'entreprises ont en interne, en particulier sur des sites multi-énergies ou multi-sites.

Notre rôle ?

Cabinet de conseil connecté en énergie, Sirenergies s'appuie sur deux piliers indissociables : le sourcing d'énergies et la technologie numérique.

  1. Nos consultants accompagnent des entreprises de tous secteurs (industrie, tertiaire, agriculture, numérique) pour trouver le meilleur partenaire énergétique, et optimiser leur facture et leurs taxes.
  2. Pilott, notre plateforme énergétique, centralise toutes vos données de consommation en un seul endroit. Elle vous permet notamment de :
  • Suivre et optimiser la consommation de vos sites en électricité et en gaz (mono ou multisites)
  • Visualiser les prix de marché à terme et les prix spot partout en Europe
  • Conserver un historique de vos contrats de fourniture

Vous voulez savoir où se situe votre entreprise dans son secteur, et identifier vos marges d'optimisation sur l'électricité et le gaz ?

Échangez avec l'un de nos conseillers en énergie. 

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L'analyse marché par Emmanuel Sire (co-fondateur de Sirenergies) et/ou nos experts "énergie"

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4.9

Les réponses à vos questions

Quelle est la différence concrète entre le transport et la distribution d'électricité ?

Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.

La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.

Qu'est-ce qui remplace l'ARENH depuis le 1er janvier 2026 ?

Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).

Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.

Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.

Qu’est-ce que le sourcing en énergie ?

Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.

Que sont les jours d’alerte PP1 et PP2 ?

Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.

Comment optimiser les taxes et contributions ?

Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.

Qu'est-ce que le cosinus phi

C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).

Quelle est la part des énergies renouvelables dans le mix français en 2025 ?

En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.

Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.

Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.

Le plan d'électrification concerne-t-il uniquement les grandes entreprises industrielles ?

Non. Le plan cible toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur.

Les mesures couvrent aussi bien le remplacement de chaudières à gaz dans les bâtiments tertiaires que l'électrification des flottes de véhicules utilitaires légers ou l'achat d'équipements électriques pour les artisans.

Les TPE et PME bénéficient d'aides spécifiques, notamment via le Prêt Bpifrance Flash électrique et les primes CEE revalorisées.

Sirenergies accompagne les entreprises de toute taille dans le pilotage de leur stratégie énergétique.

Pourquoi mon contrat est-il en kVA et ma consommation en kWh ?

Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.

Comment l'eau est-elle transformée en électricité ?

Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :

  • Le barrage retient l'eau et l'oriente vers des conduites.
  • La pression de l'eau fait tourner une turbine, créant de l'énergie mécanique.
  • Une génératrice (alternateur) transforme cette énergie mécanique en électricité, laquelle est ensuite adaptée par un transformateur pour le réseau
Pourquoi la France a-t-elle exporté un volume record d'électricité en 2025 ?

Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :

  • Le redressement du parc nucléaire : Après les problèmes de corrosion sous contrainte de 2022, la production nucléaire a retrouvé une forte disponibilité (373 TWh).
  • L'essor des renouvelables : Une capacité installée en hausse (solaire et éolien) et une production hydraulique solide.
  • Une consommation intérieure atone : La demande française reste inférieure de 6 % à la moyenne historique, créant un surplus massif disponible pour nos voisins.
Comment lire une facture d’électricité ou de gaz ?

Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.

Comment bien définir sa puissance souscrite ?

La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.

Quelles taxes concernent particulièrement les industriels ?

L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.

Quelles sont les principales taxes applicables ?

Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.

Qu’est-ce qui remplace concrètement l’ARENH au 1er janvier 2026 ?

L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.

Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.

Que prévoit la PPE 3 pour les énergies renouvelables ?

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.

La stratégie repose sur trois piliers principaux :

  • l'hydroélectricité
  • le photovoltaïque (avec un objectif de 55 à 80 GW en 2035)
  • l'éolien en mer (visant 15 GW en 2035).

À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.

Comment optimiser les taxes et contributions d’une collectivité ?

Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.

Quelle différence entre €/MWh et kWh ?

Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.

Pourquoi le kVA est-il crucial pour les entreprises ?

Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.

Comment sera calculé le montant du Versement Nucléaire Universel (VNU) sur ma facture ?

Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.

Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.

  • Entre 78 et 80 €/MWh : 50 % des revenus excédentaires sont captés.
  • Au-delà de 110 €/MWh : 90 % sont captés.Ces sommes sont ensuite redistribuées à tous les consommateurs sous forme d'une remise en euros par MWh, visible directement sur votre facture d'électricité.

Quels sont les enjeux pour les entreprises du tertiaire ?

Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.

Quel est l'impact de ces exportations sur le prix de l'électricité pour les entreprises ?

L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.

En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.

Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.

Quel est l’intérêt de suivre les prix Spot & Forward ?

Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.

Quelles conséquences d’un dépassement de puissance ?

Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.

L'électricité de la bellenergie Business est-elle vraiment verte ?

Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).

Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).

Comment obtenir une exonération de taxe ?

Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.

L'hydroélectricité est-elle une énergie "propre" ?

Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.

De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.

Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).

Quel est l'impact réel de la rénovation de l'éclairage public ?

C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.

Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.

Mon entreprise peut-elle encore bénéficier des Tarifs Réglementés de Vente (TRV) ?

Oui, sous certaines conditions de taille.

Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.

Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.

Renseignez-vous sur votre élégibilité !

Quelles taxes concernent particulièrement les exploitations agricoles ?

Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.

Pourquoi ma facture de gaz va-t-elle augmenter en 2026 ?

L'augmentation s'explique par la revalorisation de l'Accise sur le gaz à 16,39 €/MWh et la hausse de 3,41 % du tarif de transport (ATRT 8).

S'y ajoute l'entrée en vigueur des Certificats de Production de Biogaz (CPB), un nouveau coût réglementaire pour soutenir le biométhane.

Face à ces évolutions, Sirenergies vous accompagne dans l'achat de gaz naturel pour sécuriser vos prix malgré la volatilité du marché.

Quels sont les avis clients sur le service client de la bellenergie Business ?

En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.

La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.

Quels sont les nouveaux horaires des heures creuses avec le TURPE 7 ?

La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.

Quel est le nouveau record 2025 d'exportation d'électricité de la France ?

En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).

Pourquoi lancer un appel d’offres énergie ?

Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.

Quelles sont les offres d'électricité proposées par la bellenergie Business ?

La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :

  • E@sy Fixe : 100 % de visibilité budgétaire sans variation.
  • E@sy Clic : Prix lissé grâce à des achats échelonnés sur les marchés.
  • E@sy Bloc + Spot : Un mix entre une base sécurisée et une part indexée sur les prix du jour.
  • E@sy Spot : Une offre 100 % dynamique pour profiter des opportunités de baisse en temps réel.

Les réponses à vos questions

Comment une entreprise énergivore peut-elle réduire sa facture d'électricité ?

En combinant plusieurs leviers :

  1. Conformité au décret tertiaire pour le bâti
  2. CEE pour financer des travaux
  3. Vérification de son éligibilité fiscale pour les profils électro-intensifs
  4. Contrats structurés (PPA, prix fixe ou indexé) pour sécuriser le budget
  5. Monitoring continu pour piloter la consommation dans la durée.

Faut-il changer de fournisseur d'électricité pour réduire sa facture professionnelle ?

Pas nécessairement en premier réflexe.

Avant de changer de fournisseur, il est souvent plus utile de :

  • Faire réévaluer son contrat électricité actuel
  • Sa puissance souscrite
  • Son éligibilité à des dispositifs comme les CEE ou l'accise réduite.

Changer de fournisseur peut ensuite être une option pertinente, notamment pour accéder à une offre orientée énergies renouvelables, mais elle se décide généralement après cette première analyse.