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EPR de Flamanville : De la genèse à sa mise en service

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EPR de Flamanville : De la genèse à sa mise en service

Mis à jour le

February 5, 2026

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« Imminente ». Tel est l’adjectif utilisé le samedi 6 juillet 2024 par Luc Rémond, PDG d’EDF, pour annoncer la première réaction de fission nucléaire du réacteur de l’EPR de Flamanville. Sa mise en service est attendue cet été, après l’autorisation accordée le 7 mai 2024 par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Réacteur nucléaire le plus puissant du monde, l’EPR est une version performante et sécurisée des réacteurs à eau pressurisée de deuxième génération. Sa construction intègre tous les progrès récents en matière de sûreté, de réduction d’impact environnemental et de performance technique pour une production d’électricité sûre, compétitive et bas carbone.

Après sa mise en service, la France sera le troisième pays au monde à disposer d’un EPR, après la Chine et la Finlande. Entre espoirs, oppositions, retards et dérives financières, plongée dans l’histoire troublée de la construction de l’EPR de Flamanville.

EPR de Flamanville : la genèse du projet

À la fin du XXe siècle, la question du renouvellement du parc nucléaire français commence à se poser. La consommation d’énergie ne cesse de croître.

L’enjeu environnemental s’invite sur la scène internationale, avec la signature en 1997 du protocole de Kyoto. C’est dans ce contexte qu’est conçu l’EPR, un réacteur nucléaire plus sûr, rentable et bas carbone.

Qu’est-ce qu’un EPR ?

EPR signifie European Pressurized Reactor, traduit en français par « réacteur pressurisé européen ». Cette technologie évolutionnaire de troisième génération a été conçue dans les années 1990 dans le cadre d’un partenariat entre la France et l’Allemagne.

Réacteur nucléaire à eau pressurisée (REP), l’EPR ne représente pas une rupture technologique. Il fonctionne sur le même principe que les centrales nucléaires de deuxième génération. La fission des atomes d’uranium produit de la chaleur. Celle-ci transforme l’eau en vapeur pour actionner une turbine et produire de l’électricité.

Pourquoi le choix de la technologie EPR ?

Dans les années 1990, l’EPR semble le candidat idéal pour renouveler le parc nucléaire français.

Version moderne des réacteurs à eau pressurisée (REP) déjà en fonctionnement en France, l’EPR est adapté aux sites nucléaires et infrastructures électriques existantes.

Avec 1 600 MW de capacité, il est plus puissant et plus rentable. Selon EDF, l’EPR pourrait « produire 22 % de plus d’électricité qu’un réacteur traditionnel à partir de la même quantité de combustible nucléaire ».

Avec ses systèmes redondants de sûreté et son épaisse enveloppe de confinement en béton, l’EPR est enfin plus sécurisé que son grand frère de deuxième génération. Sa durée de vie est estimée à 60 ans, soit 20 ans de plus que les centrales nucléaires actuelles.

La chronologie du projet d’EPR à Flamanville

L’EPR vise trois objectifs : renforcer la sûreté nucléaire, améliorer la rentabilité économique des centrales, réduire l’impact environnemental de la production électrique.

Le projet d’EPR a été initié en 1989 par Framatome et Siemens, rejoints par EDF et ses homologues allemands. Mais la France n’est pas encore prête à cette évolution.

En 1999, le gouvernement dirigé par Lionel Jospin refuse la création d’un EPR en France. Dans les années 2000, un changement de majorité politique ouvre la voie à sa construction.

Après de longues années consacrées à l’analyse des objectifs de sûreté, le décret d’autorisation de création du réacteur nucléaire de Flamanville 3 est publié en avril 2007. Les travaux démarrent fin 2007 pour une mise en service prévue en 2012.

Après de nombreux défis posés par la construction, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) donna le 7 mai 2024 son feu vert pour la mise en service, avec 12 ans de retard.

Pourquoi l’EPR à Flamanville ?

Située en Normandie, la centrale nucléaire de Flamanville a été mise en service dès 1985. Deux réacteurs nucléaires de deuxième génération produisent chaque année entre 15 à 17 GWh.

À son origine, le site est conçu pour accueillir quatre réacteurs, ce qui offre la superficie nécessaire à la construction du nouvel EPR. Le site présente un second atout : sa proximité avec la mer, facilitant l’accès à une source de refroidissement. Même en temps de canicule, l’eau de mer maintient une température adaptée à l’usage du nucléaire, sans contrainte de débit.

L’EPR de Flamanville, le cauchemar d’EDF ?

Tête de série et prototype, l’EPR de Flamanville a rencontré de nombreux obstacles. D’une durée initiale de 5 ans, le chantier aura duré 17 ans pour construire un EPR sécurisé et robuste, répondant aux critères de sûreté de l’ASN.

L’EPR de Flamanville : des innovations techniques

L’EPR se distingue des réacteurs nucléaires de deuxième génération, principalement par sa conception et sa sûreté renforcées :

  • Quatre systèmes redondants divisent par 10 les risques d’accident.
  • Des dispositifs d’urgence redondants assurent l’alimentation et le refroidissement en cas de coupure électrique totale.
  • Une enveloppe protectrice en béton de 2,6 mètres d’épaisseur confine la matière nucléaire à l’intérieur et protège le réacteur nucléaire de toutes atteintes extérieures, d’origine naturelle ou humaine.
  • L’épaisse plaque de béton, sur laquelle est fixé le réacteur, évite la dispersion de matière nucléaire en cas de fonte du cœur et protège contre les séismes.
  • Avec son récupérateur de corium destiné à collecter, confiner et refroidir la matière radioactive en cas de problèmes, l’EPR réduit significativement les risques d’accident de fusion du cœur et les impacts radiologiques.

2007 – 2024 : un chantier de 17 ans

Après dix-huit mois de travaux préparatoires, le premier béton est coulé le 3 décembre 2007. Les premières années sont consacrées à la structure. Le montage de la turbine débute trois ans après, en décembre 2010.

La salle de commande est installée en 2011. La construction du réacteur nucléaire démarre en 2012, symbolisée en 2013 par la pose du dôme du bâtiment réacteur.

Le premier report de la mise en service est annoncé en 2014 après la découverte de la non-conformité du couvercle et du fond de la cuve du réacteur nucléaire.

Les essais « à froid » et « à chaud » d’ensemble commencent en 2017 pour une durée de trois ans. Le combustible nucléaire est livré en 2021, après autorisation de l’ASN. La même année, la ministre de la Transition écologique donne à EDF l’autorisation d’exploiter l’EPR de Flamanville. Mais la mise en service est de nouveau reportée pour permettre la reprise des soudures.

Les essais de requalification d’ensemble (ERE) se déroulent à l’automne 2023. Après des essais concluants, la vérification de 400 critères de sûreté et de disponibilité et une consultation publique, l’ASN délivre l’autorisation de mise en service le 7 mai 2024.

Quelles sont les causes des retards de l’EPR de Flamanville ?

Tout au long du chantier, EDF a dû surmonter des défis techniques. Fissures dans la dalle de béton, anomalies de certaines armatures en fer, défaut de fabrication du liner destiné à l’étanchéité de l’enceinte de confinement ponctuent les débuts du projet.

En 2014, une anomalie de fabrication de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur EPR de Flamanville est découverte.

Après la justification d’Areva NP (devenue à nouveau Framatome en 2018), l’ASN et l’IRSN déclarent que le fond de la cuve est apte, sous réserve de contrôles périodiques. En revanche, le remplacement du couvercle est d’ores et déjà prévu après un premier cycle de fonctionnement.

En 2017, des non-conformités sont constatées au niveau des soudures du circuit secondaire principal, assurant le transfert de la vapeur d’eau vers la turbine. Le risque de rupture est avéré. Des écarts de soudures sont aussi observés sur le circuit primaire.

Des travaux de remise à niveau sont engagés en 2020. Ce chantier complexe, utilisant pour la première fois des outillages téléopérés et un nouveau procédé de traitement thermique de détensionnement (TTD), a nécessité de nombreux mois d’études et de qualification.

Mise en service de l’EPR de Flamanville en 2024 : les prochaines étapes

Depuis l’autorisation de mise en service le 7 mai 2024, EDF a engagé la procédure de démarrage, sous contrôle étroit de l’ASN.

La préparation du démarrage de l’EPR

Dès le 8 mai 2024, le chargement de l’uranium dans la cuve du réacteur a commencé. Des essais précritiques ont été effectués en juin 2024, avec le passage de la température du circuit primaire principal et des circuits secondaires principaux à plus de 110 °C.

La prochaine étape devrait se dérouler d’ici fin juillet. Il s’agit de la divergence du réacteur, c’est-à-dire le démarrage de la réaction en chaîne de la fission nucléaire. Elle sera suivie de la connexion de la turbine au réseau électrique.

Les essais de démarrage de l’EPR

Le démarrage effectif de la production électrique nucléaire pourra alors commencer. Les essais se déroulent par paliers. L’augmentation de la puissance est progressive, jalonnée par des accords de l’ASN autorisant la poursuite des essais.

Un premier contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire est prévu au seuil des 25 % de la puissance de l’EPR. L’ASN vérifie alors la calibration du système de protection du réacteur.

L’Autorité intervient une seconde fois au seuil des 80 % de puissance pour s’assurer de la conformité de l’installation à sa démonstration de sûreté. L’objectif est d’atteindre les 100 % de la puissance du réacteur nucléaire d’ici fin 2024.

Des inspections complémentaires sont prévues tout au long de la phase de démarrage et d’essais.

Les travaux après la mise en service de l’EPR

Après le démarrage de la production, les travaux devront reprendre. L’autorisation de mise en service de l’ASN est soumise au remplacement de plusieurs équipements dans les prochaines années.

Le remplacement du couvercle de la cuve est d’ores et déjà prévu 18 mois après le démarrage, lors de la première recharge de combustible.

Deux soupapes de protection des circuits secondaires principaux devront être changées d’ici six ans, et les échangeurs entre les circuits de réfrigération intermédiaire (RRI) et d’eau brute secourue (SEC) devront aussi être remplacés avant la première visite décennale.

Quelles seront les retombées économiques et environnementales de l’EPR de Flamanville ?

Il est encore tôt pour dresser un bilan économique et environnemental du projet d’EPR à Flamanville. Sa construction est avant tout synonyme de surcoûts. Pourront-elles être compensées par la baisse du coût de la production d’électricité nucléaire et la réduction de l’impact environnemental ? La question reste en suspens.

L’impact économique de l’EPR de Flamanville

D’un point de vue économique, l’EPR de Flamanville brille essentiellement par ses retombées économiques locales.

En région Normandie, sa construction a mobilisé 800 salariés d’EDF et 2 000 salariés d’entreprises prestataires. Au total, 1 400 demandeurs d’emploi ont été recrutés et formés. Autour de ce chantier d’envergure, 58 projets d’infrastructures ont été portés en lien avec les axes routiers, la construction, la rénovation, l’enfance, la santé ou le sport.

Le bilan économique national est beaucoup plus mitigé. L’EPR de Flamanville est pointé du doigt pour ses dérives budgétaires. Initialement estimée à 3,3 milliards d’euros, sa construction est aujourd’hui évaluée à 13,2 milliards d’euros par EDF, soit quatre fois le budget initial.

Au total, la Cour des comptes chiffre l’investissement à 19,1 milliards d’euros, en incluant la mise en service du réacteur nucléaire et les intérêts d’emprunt. Les gains financiers et techniques seront-ils à la hauteur de ces surcoûts ? Cela reste à confirmer d’après la Cour des comptes.

L’impact environnemental de l’EPR de Flamanville

Selon EDF, la technologie EPR réduit de 30 % la quantité de déchets nucléaires radioactifs. L’EPR consomme 17 % d’uranium en moins par rapport aux réacteurs nucléaires de 1 300 MW. La fission plus complète de l’uranium génère moins de matière irradiée.

L’EPR devrait aussi à terme pouvoir utiliser 100 % de combustible MOX recyclé, un mélange d’oxyde d’uranium et d’oxyde de plutonium.

L’EPR participe aussi à la réduction des émissions de CO2 et à la décarbonation, avec son mode de production d’électricité bas carbone. Selon l’ADEME, le kWh nucléaire émet 6 g de CO2 contre 418 g de CO2 pour les centrales à gaz, 1 058 g de CO2 pour les centrales à charbon, 10 g de CO2 pour l’éolien et 30 g pour le solaire photovoltaïque.

Malgré ces bons résultats environnementaux, l’EPR reste sujet à controverses. Sa construction n’a pas été sans impact sur l’environnement. Mais c’est surtout la question légitime des déchets nucléaires et de leur gestion qui continue à cristalliser l’opposition à l’énergie nucléaire.

La mise en service de l’EPR de Flamanville marque la fin d’une épopée longue de 35 ans. Malgré les défis techniques, les déboires opérationnels et les oppositions, la production électrique devrait débuter cet été 2024 pour atteindre sa puissance totale à la fin de l’année.

Futur fleuron du nucléaire en France, l’EPR de Flamanville s’inscrit dans la stratégie de transition énergétique et de décarbonation de la France.

Ce retour d’expérience ouvre la voie vers une version de réacteur nucléaire plus simple à construire : les EPR2. La France vise la construction de six EPR2 et de huit EPR2 additionnels, avec une première mise en service en 2035 sur le site de la centrale nucléaire de Penly, en Normandie.

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Par Emmanuel Sire, co-fondateur de Sirenergies

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Les réponses à vos questions

Qu’est-ce qui remplace concrètement l’ARENH au 1er janvier 2026 ?

L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.

Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.

Comment obtenir une exonération de taxe ?

Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.

Que sont les jours d’alerte PP1 et PP2 ?

Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.

Quelles conséquences d’un dépassement de puissance ?

Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.

Quels sont les enjeux pour les entreprises du tertiaire ?

Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.

Comment optimiser les taxes et contributions ?

Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.

Comment bien définir sa puissance souscrite ?

La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.

Quelle est la part des énergies renouvelables dans le mix français en 2025 ?

En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.

Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.

Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.

Qu'est-ce qui remplace l'ARENH depuis le 1er janvier 2026 ?

Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).

Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.

Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.

Quel est le nouveau record 2025 d'exportation d'électricité de la France ?

En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).

Qu’est-ce que le sourcing en énergie ?

Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.

Pourquoi la France a-t-elle exporté un volume record d'électricité en 2025 ?

Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :

  • Le redressement du parc nucléaire : Après les problèmes de corrosion sous contrainte de 2022, la production nucléaire a retrouvé une forte disponibilité (373 TWh).
  • L'essor des renouvelables : Une capacité installée en hausse (solaire et éolien) et une production hydraulique solide.
  • Une consommation intérieure atone : La demande française reste inférieure de 6 % à la moyenne historique, créant un surplus massif disponible pour nos voisins.
Qu'est-ce que le cosinus phi

C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).

Comment sera calculé le montant du Versement Nucléaire Universel (VNU) sur ma facture ?

Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.

Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.

  • Entre 78 et 80 €/MWh : 50 % des revenus excédentaires sont captés.
  • Au-delà de 110 €/MWh : 90 % sont captés.Ces sommes sont ensuite redistribuées à tous les consommateurs sous forme d'une remise en euros par MWh, visible directement sur votre facture d'électricité.

Quel est l’intérêt de suivre les prix Spot & Forward ?

Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.

L'hydroélectricité est-elle une énergie "propre" ?

Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.

De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.

Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).

Comment optimiser les taxes et contributions d’une collectivité ?

Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.

Comment lire une facture d’électricité ou de gaz ?

Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.

Quelle est la différence concrète entre le transport et la distribution d'électricité ?

Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.

La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.

Comment l'eau est-elle transformée en électricité ?

Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :

  • Le barrage retient l'eau et l'oriente vers des conduites.
  • La pression de l'eau fait tourner une turbine, créant de l'énergie mécanique.
  • Une génératrice (alternateur) transforme cette énergie mécanique en électricité, laquelle est ensuite adaptée par un transformateur pour le réseau
Quel est l'impact réel de la rénovation de l'éclairage public ?

C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.

Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.

Quelle différence entre €/MWh et kWh ?

Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.

Quelles sont les principales taxes applicables ?

Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.

Quels sont les nouveaux horaires des heures creuses avec le TURPE 7 ?

La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.

Quelles taxes concernent particulièrement les industriels ?

L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.

Mon entreprise peut-elle encore bénéficier des Tarifs Réglementés de Vente (TRV) ?

Oui, sous certaines conditions de taille.

Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.

Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.

Renseignez-vous sur votre élégibilité !

Pourquoi mon contrat est-il en kVA et ma consommation en kWh ?

Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.

Pourquoi lancer un appel d’offres énergie ?

Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.

Quelles taxes concernent particulièrement les exploitations agricoles ?

Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.

Quel est l'impact de ces exportations sur le prix de l'électricité pour les entreprises ?

L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.

En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.

Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.

Pourquoi le kVA est-il crucial pour les entreprises ?

Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.

Les réponses à vos questions

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