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Usines Marémotrices : Pourquoi n'en construit-on pas plus ?

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Usines Marémotrices : Pourquoi n'en construit-on pas plus ?

Mis à jour le

February 5, 2026

8

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Photovoltaïque, éolien, hydroélectricité : vous connaissez ces énergies renouvelables. Mais avez-vous déjà entendu parler de l’énergie marémotrice ?

En France, cette source d’électricité bas carbone est symbolisée par l’usine pionnière de la Rance. Avec ses 24 turbines et ses 240 MW installés, elle a longtemps été l’usine marémotrice la plus puissante au monde. Depuis 2011, elle est détrônée par l’usine de Shiwa en Corée du Sud.

L’énergie marémotrice reste encore confidentielle. Pourtant, cette source d’électricité renouvelable et locale présente un réel potentiel pour aider à sortir de la dépendance aux énergies fossiles.

Quels sont les atouts de l’énergie marémotrice ? Pourquoi son développement mondial reste encore limité ? Où en sont les innovations dans ce domaine ? Coup de projecteur sur cette énergie renouvelable méconnue.

Qu’est-ce que l’énergie marémotrice ?

Pour produire de l’électricité, une usine marémotrice utilise les mouvements de la marée. Plus précisément, elle exploite le marnage, c’est la différence de niveau entre la haute mer et la basse mer.

Comment fonctionne une usine marémotrice ?

Une usine marémotrice est constituée d’un barrage construit sur un estuaire afin de créer un bassin naturel côté terre. Les turbines sont installées sous la mer.

Fonctionnement usine marémotrice

Fonctionnement d’usine marémotrice — Source : EDF

Visuellement, les sites marémoteurs ne sont pas aussi spectaculaires que leurs cousins, les grands barrages hydroélectriques. Dans le paysage, l’usine bretonne de la Rance, c’est avant tout un pont reliant les deux côtés de l’estuaire.

Usine marémotrice de la Rance

Usine marémotrice de la Rance — Source : Larousse

Les usines marémotrices fonctionnent de deux manières :

     
  • Le circuit simple : l’usine produit de l’énergie uniquement lors des marées descendantes. Le barrage est ouvert à marée montante. L’eau de mer qui remonte remplit progressivement le bassin côté terre.
  •  
  • Dès que le niveau maximal du bassin est atteint, les vannes se ferment. Elles se rouvrent à marée basse pour relâcher l’eau stockée dans le bassin vers la mer. La force du courant, créée par la baisse de niveau, actionne les turbines hydroélectriques sous-marines.
  •  
  • Le circuit double : dans le cas d’un cycle double, l’usine produit de l’énergie à marée descendante et montante. À marée haute, le barrage reste fermé jusqu’à ce que la mer a atteint son niveau le plus haut. Les vannes sont alors ouvertes pour déverser l’eau de mer dans le bassin de stockage, enclenchant les turbines — encore appelées « bulbes » — à son passage. À marée descendante, le circuit s’inverse, sur le modèle du cycle simple.

Une énergie renouvelable complémentaire

Dans le monde, le potentiel de production de l’énergie marémotrice est estimé à 380 TWh/an. Cela représente environ 1,3 % de la production électrique mondiale qui s’élevait à 28 510 TWh en 2022.

L'évolution du mix électrique mondial en 2022

Source : Connaissances des énergies

Certes, ce potentiel de production peut sembler faible par rapport au potentiel des autres sources d’énergies renouvelables. En 2022, le solaire a produit 1 283 TWh, l’éolien 2 167 TWh et l’hydroélectricité 4 305 TWh.

Mais en termes de consommation, le chiffre est loin d’être négligeable. 380 TWh/an, c’est la consommation d’électricité de 170 millions d’habitants vivant comme un Français (1). (1) Consommation moyenne d’électricité en France par an et par habitant : 2 223 kWh selon les données data.gouv.fr

L’avenir est au mix énergétique. Chaque solution de production d’électricité renouvelable et locale offre une opportunité complémentaire pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. L’énergie marémotrice en est une.

Quels sont les avantages de l’énergie marémotrice ?

Qu’y a-t-il de plus renouvelable, local et inépuisable que l’océan ? L’énergie marémotrice dispose de nombreux autres atouts : sa fiabilité, sa prédictibilité et son bilan environnemental.

Une énergie renouvelable intermittente mais fiable

Les marées sont un phénomène naturel. Elles sont apparues avec la création des océans. Certes, leur amplitude varie. Certes, elles sont intermittentes.

Les usines marémotrices ne produisent en moyenne que 25 % du temps. Mais depuis des milliards d’années, leur mouvement est perpétuel. La mer monte et descend, sans interruption, une à deux fois par jour, sous l’effet de l’attraction de la Lune et du Soleil.

Nos ancêtres ne s’y sont pas trompés. Déjà les Romains avaient identifié le potentiel énergétique de la force des marées. Les premiers moulins à marée sont apparus sous leur ère avant de fleurir au Moyen Âge sur les bords de la Manche et la côte océanique.

Une énergie prédictible

Les marées sont prédictibles à très long terme. Elles dépendent de facteurs constants : la topographie des eaux et des côtes et les trajectoires et inclinaisons des astres et de la Terre.

Grâce à l’observation répétée des mouvements astraux, les scientifiques ont mis au point une formule mathématique qui calcule précisément les horaires et les hauteurs des marées futures. Il est ainsi possible d’anticiper les pics de production mais aussi les baisses de rendement, en fonction de l’amplitude des marées.

Un impact environnemental oui, mais compensé

Il n’existe pas de données spécifiques à l’énergie marémotrice. Cependant, on peut se référer aux données de l’énergie hydraulique. Ces deux énergies émettent peu de gaz à effet de serre. Si la construction des barrages dégage du CO2, elles restent des énergies durables bas carbone.

Ce constat ressort du bilan réalisé par l’ADEME. L’agence de la transition énergétique évalue les émissions de gaz à effet de serre de l’hydraulique à 6 g équivalent CO2/kWh contre 14,1 g pour l’éolien terrestre, 15,6 g pour l’éolien en mer ou encore 44 g pour l’énergie photovoltaïque.

Comparaison de l’impact environnemental des filières renouvelables et non renouvelables

Source : ADEME, 2023

Le point noir de l’énergie marémotrice à court terme ? Le déséquilibre de l’écosystème créé par la construction des usines marémotrices. L’exemple du barrage de la Rance prouve cependant qu’à long terme, le bilan environnemental est positif.

La construction de la centrale marémotrice n’a pas été sans impact sur la biodiversité marine. Avec la mise au sec de l’estuaire pendant trois ans, les espèces animales et végétales ont disparu.

Mais, après une dizaine d’années, une recolonisation a été observée. De nouvelles espèces se sont développées avec, à leur tête, la coquille Saint-Jacques. Un nouvel écosystème s’épanouit aujourd’hui, grâce au maintien d’un niveau d’eau continu d’au moins 5 mètres de haut dans l’estuaire.

Énergie marémotrice : les défis et les limites de cette énergie renouvelable

Comme toute énergie, fossile ou renouvelable, l’énergie marémotrice présente des limites. Les principaux défis à relever ? Les coûts élevés des infrastructures, les contraintes géographiques et l’envasement.

Des coûts de construction élevés

La construction d’une usine marémotrice nécessite de lourds investissements. La centrale de Shiwa en Corée du Sud a coûté environ 220 millions d’euros en 2011. L’investissement dans l’usine de la Rance est estimé à 800 millions d’euros (équivalents).

Les coûts de la maintenance et de l’exploitation sont peu lisibles. EDF ne diffuse pas les données relatives à son usine bretonne. Les chiffres annoncés oscillent entre 120 et 185 €/kWh. Ils seraient trois fois plus élevés que ceux du nucléaire.

En contrepartie, la durée d’exploitation d’une centrale marémotrice pourrait dépasser les 100 ans. Une durée qui ouvre une large fenêtre d’amortissement des investissements.

Des contraintes géographiques

Il existe peu d’usines marémotrices dans le monde. La raison ? Des conditions géographiques très contraignantes.

L’énergie marémotrice exige des marées de forte amplitude et régulières, d’au minimum 5 mètres, et idéalement entre 10 et 15 mètres. Par exemple, le niveau monte jusqu’à 13 à 14 mètres sur le site de la Rance.

Également, la construction du barrage et des turbines nécessite une profondeur de 10 à 25 mètres sous la mer et un sol rocheux. Et tout ça doit se combiner dans l’estuaire d’un fleuve.

À proximité, le foncier constructible disponible doit permettre l’installation de bâtiments pour le fonctionnement de l’usine, avec le risque de rogner sur les terres agricoles.

En France, un seul site présente la hauteur de marée nécessaire : la baie du Mont-Saint-Michel. Autant dire que le projet a été rapidement abandonné dans ce lieu exceptionnel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des contraintes environnementales

Si la biodiversité réussit à se renouveler, les usines marémotrices ont un impact environnemental majeur en amont des barrages : le dépôt de sédiments, non nettoyés par le mouvement régulier des marées.

Dans l’estuaire de la Rance, pas moins de 50 000 mètres cubes sont déposés chaque année. Les conséquences sont multiples. Les sédiments gênent la migration des poissons et la reproduction des espèces, rendent difficile la navigation fluviale et fragilisent les berges. Une seule solution : extraire régulièrement la vase, avec des coûts associés de plusieurs millions d’euros.

Énergie marémotrice : perspectives et développements futurs

Le potentiel de l’énergie marémotrice reste peu exploité. Aujourd’hui, les usines marémotrices dans le monde représentent un peu plus de 500 MW de puissance, à comparer avec le potentiel de production de 380 TWh. Mais développer l’énergie marémotrice exige d’innover pour lever les contraintes.

Les usines marémotrices à travers le monde

La centrale de la Rance est l’unique site marémoteur en France. Inaugurée en 1966, elle produit chaque année environ 500 GWh, soit la consommation annuelle d’électricité d’une ville de 225 000 habitants. C’est 17 % de l’énergie produite en Bretagne.

Dans le monde, les centrales en exploitation se comptent sur les dix doigts de la main. L’usine la plus performante se situe à Shiwa, en Corée du Sud. Avec 254 MW de puissance installée, elle a dépassé en 2011 la capacité de production du site français.

Les autres usines présentent des capacités sans commune mesure avec les géantes française et sud-coréenne. L’usine d’Annapolis au Canada dispose d’une puissance de 20 MW. Le site chinois de Jiangxia a une capacité de 4 MW, tandis qu’en Russie, la centrale sur la baie de Kislaïa plafonne à 1,7 MW.

Innover pour lever les contraintes

Dans les années 2010, de nombreux projets ont misé sur le « lagon artificiel ». Lac artificiel de faible profondeur, le lagon devait remplacer le bassin naturel de stockage.

L’idée était de remplir le lagon à marée haute puis de le vider par des sas équipés de turbines. Néanmoins, ce modèle s’est avéré très coûteux et à fort impact environnemental. Il a été abandonné successivement par tous les pays qui avaient lancé l’expérimentation, le Canada, la Russie, l’Inde et l’Angleterre (Swansea).

Aujourd’hui, l’avenir de l’énergie marémotrice se tourne vers la mer. Sorte d’éolienne subaquatique, l’hydrolienne produit de l’électricité en exploitant les courants des marées en mer. Le Royaume-Uni est précurseur dans ce domaine avec le projet SeaGen. Dès 2008, les turbines marémotrices de Strangford Lough ont atteint leur capacité maximale de production de 1,2 MW.

Le projet Meygen 2 lancé en 2015 en Écosse vise à atteindre une capacité de production de 400 MW. Les quatre premières turbines de 1,5 MW sont entrées en production en 2018. En février 2023, la société SAE porteuse du projet a annoncé que la centrale avait produit ses premiers 50 GWh à partir de l’énergie marémotrice en mer.

L’énergie marémotrice est une énergie renouvelable locale, fiable et prédictible. Elle offre de nouvelles opportunités dans le mix énergétique mondial. Cependant, son développement souffre de ses nombreuses contraintes géographiques, financières et environnementales.

Un nouvel avenir semble se dessiner en mer où les hydroliennes pourraient exploiter les forts courants créés par les marées.

Pour aller plus loin, poursuivez votre lecture sur l’intermittence de l’énergie hydraulique.

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Les réponses à vos questions

Quel est l’intérêt de suivre les prix Spot & Forward ?

Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.

Comment obtenir une exonération de taxe ?

Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.

Quelles taxes concernent particulièrement les exploitations agricoles ?

Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.

Quel est le nouveau record 2025 d'exportation d'électricité de la France ?

En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).

Qu'est-ce que le cosinus phi

C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).

Pourquoi la France a-t-elle exporté un volume record d'électricité en 2025 ?

Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :

  • Le redressement du parc nucléaire : Après les problèmes de corrosion sous contrainte de 2022, la production nucléaire a retrouvé une forte disponibilité (373 TWh).
  • L'essor des renouvelables : Une capacité installée en hausse (solaire et éolien) et une production hydraulique solide.
  • Une consommation intérieure atone : La demande française reste inférieure de 6 % à la moyenne historique, créant un surplus massif disponible pour nos voisins.
Comment mobiliser les collaborateurs autour d'un projet de sobriété énergétique ?

La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :

  • La visibilité : On ne gère bien que ce que l'on mesure. Partager les données de consommation via des outils comme l'application Pilott donne un sens concret aux efforts fournis.
  • L'incarnation : Nommer des ambassadeurs énergie internes permet de diffuser les bonnes pratiques par l'exemple et de lever les freins opérationnels propres à chaque métier.
  • La gamification : Transformer la contrainte en défi (challenges inter-services, concours de l'équipe la plus sobre) crée une dynamique positive et renforce la cohésion d'équipe autour des enjeux RSE.

Qu’est-ce que le sourcing en énergie ?

Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.

Quelles taxes concernent particulièrement les industriels ?

L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.

Comment bien définir sa puissance souscrite ?

La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.

Comment optimiser les taxes et contributions ?

Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.

Quelles conséquences d’un dépassement de puissance ?

Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.

L'hydroélectricité est-elle une énergie "propre" ?

Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.

De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.

Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).

Quelles économies d'énergie une entreprise peut-elle réaliser sans investissement ?

Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.

À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.

Quelles sont les principales taxes applicables ?

Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.

Pourquoi mon contrat est-il en kVA et ma consommation en kWh ?

Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.

Pourquoi le kVA est-il crucial pour les entreprises ?

Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.

Quels sont les enjeux pour les entreprises du tertiaire ?

Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.

Comment optimiser les taxes et contributions d’une collectivité ?

Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.

Comment lire une facture d’électricité ou de gaz ?

Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.

Quelle est la différence concrète entre le transport et la distribution d'électricité ?

Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.

La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.

Que sont les jours d’alerte PP1 et PP2 ?

Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.

Quelle différence entre €/MWh et kWh ?

Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.

Quel est l'impact de ces exportations sur le prix de l'électricité pour les entreprises ?

L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.

En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.

Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.

Pourquoi lancer un appel d’offres énergie ?

Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.

Comment l'eau est-elle transformée en électricité ?

Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :

  • Le barrage retient l'eau et l'oriente vers des conduites.
  • La pression de l'eau fait tourner une turbine, créant de l'énergie mécanique.
  • Une génératrice (alternateur) transforme cette énergie mécanique en électricité, laquelle est ensuite adaptée par un transformateur pour le réseau

Les réponses à vos questions

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