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Usines Marémotrices : Pourquoi n'en construit-on pas plus ?

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Usines Marémotrices : Pourquoi n'en construit-on pas plus ?

Mis à jour le

February 5, 2026

8

min de lecture

Photovoltaïque, éolien, hydroélectricité : vous connaissez ces énergies renouvelables. Mais avez-vous déjà entendu parler de l’énergie marémotrice ?

En France, cette source d’électricité bas carbone est symbolisée par l’usine pionnière de la Rance. Avec ses 24 turbines et ses 240 MW installés, elle a longtemps été l’usine marémotrice la plus puissante au monde. Depuis 2011, elle est détrônée par l’usine de Shiwa en Corée du Sud.

L’énergie marémotrice reste encore confidentielle. Pourtant, cette source d’électricité renouvelable et locale présente un réel potentiel pour aider à sortir de la dépendance aux énergies fossiles.

Quels sont les atouts de l’énergie marémotrice ? Pourquoi son développement mondial reste encore limité ? Où en sont les innovations dans ce domaine ? Coup de projecteur sur cette énergie renouvelable méconnue.

Qu’est-ce que l’énergie marémotrice ?

Pour produire de l’électricité, une usine marémotrice utilise les mouvements de la marée. Plus précisément, elle exploite le marnage, c’est la différence de niveau entre la haute mer et la basse mer.

Comment fonctionne une usine marémotrice ?

Une usine marémotrice est constituée d’un barrage construit sur un estuaire afin de créer un bassin naturel côté terre. Les turbines sont installées sous la mer.

Fonctionnement usine marémotrice

Fonctionnement d’usine marémotrice — Source : EDF

Visuellement, les sites marémoteurs ne sont pas aussi spectaculaires que leurs cousins, les grands barrages hydroélectriques. Dans le paysage, l’usine bretonne de la Rance, c’est avant tout un pont reliant les deux côtés de l’estuaire.

Usine marémotrice de la Rance

Usine marémotrice de la Rance — Source : Larousse

Les usines marémotrices fonctionnent de deux manières :

     
  • Le circuit simple : l’usine produit de l’énergie uniquement lors des marées descendantes. Le barrage est ouvert à marée montante. L’eau de mer qui remonte remplit progressivement le bassin côté terre.
  •  
  • Dès que le niveau maximal du bassin est atteint, les vannes se ferment. Elles se rouvrent à marée basse pour relâcher l’eau stockée dans le bassin vers la mer. La force du courant, créée par la baisse de niveau, actionne les turbines hydroélectriques sous-marines.
  •  
  • Le circuit double : dans le cas d’un cycle double, l’usine produit de l’énergie à marée descendante et montante. À marée haute, le barrage reste fermé jusqu’à ce que la mer a atteint son niveau le plus haut. Les vannes sont alors ouvertes pour déverser l’eau de mer dans le bassin de stockage, enclenchant les turbines — encore appelées « bulbes » — à son passage. À marée descendante, le circuit s’inverse, sur le modèle du cycle simple.

Une énergie renouvelable complémentaire

Dans le monde, le potentiel de production de l’énergie marémotrice est estimé à 380 TWh/an. Cela représente environ 1,3 % de la production électrique mondiale qui s’élevait à 28 510 TWh en 2022.

L'évolution du mix électrique mondial en 2022

Source : Connaissances des énergies

Certes, ce potentiel de production peut sembler faible par rapport au potentiel des autres sources d’énergies renouvelables. En 2022, le solaire a produit 1 283 TWh, l’éolien 2 167 TWh et l’hydroélectricité 4 305 TWh.

Mais en termes de consommation, le chiffre est loin d’être négligeable. 380 TWh/an, c’est la consommation d’électricité de 170 millions d’habitants vivant comme un Français (1). (1) Consommation moyenne d’électricité en France par an et par habitant : 2 223 kWh selon les données data.gouv.fr

L’avenir est au mix énergétique. Chaque solution de production d’électricité renouvelable et locale offre une opportunité complémentaire pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. L’énergie marémotrice en est une.

Quels sont les avantages de l’énergie marémotrice ?

Qu’y a-t-il de plus renouvelable, local et inépuisable que l’océan ? L’énergie marémotrice dispose de nombreux autres atouts : sa fiabilité, sa prédictibilité et son bilan environnemental.

Une énergie renouvelable intermittente mais fiable

Les marées sont un phénomène naturel. Elles sont apparues avec la création des océans. Certes, leur amplitude varie. Certes, elles sont intermittentes.

Les usines marémotrices ne produisent en moyenne que 25 % du temps. Mais depuis des milliards d’années, leur mouvement est perpétuel. La mer monte et descend, sans interruption, une à deux fois par jour, sous l’effet de l’attraction de la Lune et du Soleil.

Nos ancêtres ne s’y sont pas trompés. Déjà les Romains avaient identifié le potentiel énergétique de la force des marées. Les premiers moulins à marée sont apparus sous leur ère avant de fleurir au Moyen Âge sur les bords de la Manche et la côte océanique.

Une énergie prédictible

Les marées sont prédictibles à très long terme. Elles dépendent de facteurs constants : la topographie des eaux et des côtes et les trajectoires et inclinaisons des astres et de la Terre.

Grâce à l’observation répétée des mouvements astraux, les scientifiques ont mis au point une formule mathématique qui calcule précisément les horaires et les hauteurs des marées futures. Il est ainsi possible d’anticiper les pics de production mais aussi les baisses de rendement, en fonction de l’amplitude des marées.

Un impact environnemental oui, mais compensé

Il n’existe pas de données spécifiques à l’énergie marémotrice. Cependant, on peut se référer aux données de l’énergie hydraulique. Ces deux énergies émettent peu de gaz à effet de serre. Si la construction des barrages dégage du CO2, elles restent des énergies durables bas carbone.

Ce constat ressort du bilan réalisé par l’ADEME. L’agence de la transition énergétique évalue les émissions de gaz à effet de serre de l’hydraulique à 6 g équivalent CO2/kWh contre 14,1 g pour l’éolien terrestre, 15,6 g pour l’éolien en mer ou encore 44 g pour l’énergie photovoltaïque.

Comparaison de l’impact environnemental des filières renouvelables et non renouvelables

Source : ADEME, 2023

Le point noir de l’énergie marémotrice à court terme ? Le déséquilibre de l’écosystème créé par la construction des usines marémotrices. L’exemple du barrage de la Rance prouve cependant qu’à long terme, le bilan environnemental est positif.

La construction de la centrale marémotrice n’a pas été sans impact sur la biodiversité marine. Avec la mise au sec de l’estuaire pendant trois ans, les espèces animales et végétales ont disparu.

Mais, après une dizaine d’années, une recolonisation a été observée. De nouvelles espèces se sont développées avec, à leur tête, la coquille Saint-Jacques. Un nouvel écosystème s’épanouit aujourd’hui, grâce au maintien d’un niveau d’eau continu d’au moins 5 mètres de haut dans l’estuaire.

Énergie marémotrice : les défis et les limites de cette énergie renouvelable

Comme toute énergie, fossile ou renouvelable, l’énergie marémotrice présente des limites. Les principaux défis à relever ? Les coûts élevés des infrastructures, les contraintes géographiques et l’envasement.

Des coûts de construction élevés

La construction d’une usine marémotrice nécessite de lourds investissements. La centrale de Shiwa en Corée du Sud a coûté environ 220 millions d’euros en 2011. L’investissement dans l’usine de la Rance est estimé à 800 millions d’euros (équivalents).

Les coûts de la maintenance et de l’exploitation sont peu lisibles. EDF ne diffuse pas les données relatives à son usine bretonne. Les chiffres annoncés oscillent entre 120 et 185 €/kWh. Ils seraient trois fois plus élevés que ceux du nucléaire.

En contrepartie, la durée d’exploitation d’une centrale marémotrice pourrait dépasser les 100 ans. Une durée qui ouvre une large fenêtre d’amortissement des investissements.

Des contraintes géographiques

Il existe peu d’usines marémotrices dans le monde. La raison ? Des conditions géographiques très contraignantes.

L’énergie marémotrice exige des marées de forte amplitude et régulières, d’au minimum 5 mètres, et idéalement entre 10 et 15 mètres. Par exemple, le niveau monte jusqu’à 13 à 14 mètres sur le site de la Rance.

Également, la construction du barrage et des turbines nécessite une profondeur de 10 à 25 mètres sous la mer et un sol rocheux. Et tout ça doit se combiner dans l’estuaire d’un fleuve.

À proximité, le foncier constructible disponible doit permettre l’installation de bâtiments pour le fonctionnement de l’usine, avec le risque de rogner sur les terres agricoles.

En France, un seul site présente la hauteur de marée nécessaire : la baie du Mont-Saint-Michel. Autant dire que le projet a été rapidement abandonné dans ce lieu exceptionnel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des contraintes environnementales

Si la biodiversité réussit à se renouveler, les usines marémotrices ont un impact environnemental majeur en amont des barrages : le dépôt de sédiments, non nettoyés par le mouvement régulier des marées.

Dans l’estuaire de la Rance, pas moins de 50 000 mètres cubes sont déposés chaque année. Les conséquences sont multiples. Les sédiments gênent la migration des poissons et la reproduction des espèces, rendent difficile la navigation fluviale et fragilisent les berges. Une seule solution : extraire régulièrement la vase, avec des coûts associés de plusieurs millions d’euros.

Énergie marémotrice : perspectives et développements futurs

Le potentiel de l’énergie marémotrice reste peu exploité. Aujourd’hui, les usines marémotrices dans le monde représentent un peu plus de 500 MW de puissance, à comparer avec le potentiel de production de 380 TWh. Mais développer l’énergie marémotrice exige d’innover pour lever les contraintes.

Les usines marémotrices à travers le monde

La centrale de la Rance est l’unique site marémoteur en France. Inaugurée en 1966, elle produit chaque année environ 500 GWh, soit la consommation annuelle d’électricité d’une ville de 225 000 habitants. C’est 17 % de l’énergie produite en Bretagne.

Dans le monde, les centrales en exploitation se comptent sur les dix doigts de la main. L’usine la plus performante se situe à Shiwa, en Corée du Sud. Avec 254 MW de puissance installée, elle a dépassé en 2011 la capacité de production du site français.

Les autres usines présentent des capacités sans commune mesure avec les géantes française et sud-coréenne. L’usine d’Annapolis au Canada dispose d’une puissance de 20 MW. Le site chinois de Jiangxia a une capacité de 4 MW, tandis qu’en Russie, la centrale sur la baie de Kislaïa plafonne à 1,7 MW.

Innover pour lever les contraintes

Dans les années 2010, de nombreux projets ont misé sur le « lagon artificiel ». Lac artificiel de faible profondeur, le lagon devait remplacer le bassin naturel de stockage.

L’idée était de remplir le lagon à marée haute puis de le vider par des sas équipés de turbines. Néanmoins, ce modèle s’est avéré très coûteux et à fort impact environnemental. Il a été abandonné successivement par tous les pays qui avaient lancé l’expérimentation, le Canada, la Russie, l’Inde et l’Angleterre (Swansea).

Aujourd’hui, l’avenir de l’énergie marémotrice se tourne vers la mer. Sorte d’éolienne subaquatique, l’hydrolienne produit de l’électricité en exploitant les courants des marées en mer. Le Royaume-Uni est précurseur dans ce domaine avec le projet SeaGen. Dès 2008, les turbines marémotrices de Strangford Lough ont atteint leur capacité maximale de production de 1,2 MW.

Le projet Meygen 2 lancé en 2015 en Écosse vise à atteindre une capacité de production de 400 MW. Les quatre premières turbines de 1,5 MW sont entrées en production en 2018. En février 2023, la société SAE porteuse du projet a annoncé que la centrale avait produit ses premiers 50 GWh à partir de l’énergie marémotrice en mer.

L’énergie marémotrice est une énergie renouvelable locale, fiable et prédictible. Elle offre de nouvelles opportunités dans le mix énergétique mondial. Cependant, son développement souffre de ses nombreuses contraintes géographiques, financières et environnementales.

Un nouvel avenir semble se dessiner en mer où les hydroliennes pourraient exploiter les forts courants créés par les marées.

Pour aller plus loin, poursuivez votre lecture sur l’intermittence de l’énergie hydraulique.

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Par Emmanuel Sire, co-fondateur de Sirenergies

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Les réponses à vos questions

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?

L'amende peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'entreprise.

Quelles économies d'énergie une entreprise peut-elle réaliser sans investissement ?

Il est possible de réduire votre facture énergétique de 10 à 15 % de manière immédiate sans réaliser de travaux lourds. Ces économies reposent exclusivement sur la sobriété énergétique et le changement de comportement des collaborateurs.

À titre d'exemple, le chauffage représente environ 50 % des consommations d'un bâtiment tertiaire : baisser la température de seulement 1°C permet de réduire la consommation de 7 %. De même, l'extinction systématique des lumières et la mise hors tension des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs non critiques) permettent d'éliminer des gaspillages qui représentent souvent 40 % des dépenses inutiles.

Quelle est la différence concrète entre le transport et la distribution d'électricité ?

Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.

La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.

Comment mobiliser les collaborateurs autour d'un projet de sobriété énergétique ?

La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :

  • La visibilité : On ne gère bien que ce que l'on mesure. Partager les données de consommation via des outils comme l'application Pilott donne un sens concret aux efforts fournis.
  • L'incarnation : Nommer des ambassadeurs énergie internes permet de diffuser les bonnes pratiques par l'exemple et de lever les freins opérationnels propres à chaque métier.
  • La gamification : Transformer la contrainte en défi (challenges inter-services, concours de l'équipe la plus sobre) crée une dynamique positive et renforce la cohésion d'équipe autour des enjeux RSE.

Qu’est-ce que le sourcing en énergie ?

Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.

L'hydroélectricité est-elle une énergie "propre" ?

Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.

De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.

Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).

Que sont les jours d’alerte PP1 et PP2 ?

Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.

Quelles sont les principales taxes applicables ?

Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.

Quel est l'impact réel de la rénovation de l'éclairage public ?

C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.

Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.

Quelle différence entre €/MWh et kWh ?

Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.

Pourquoi le Scope 2 est-il crucial pour la RSE ?

Il permet de prouver votre engagement dans la transition énergétique et de répondre aux exigences réglementaires.

Pourquoi lancer un appel d’offres énergie ?

Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.

Comment bien définir sa puissance souscrite ?

La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.

Pourquoi le kVA est-il crucial pour les entreprises ?

Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.

Quelles conséquences d’un dépassement de puissance ?

Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.

Comment être exempté de l'audit énergétique ?

Une certification ISO 50001 (Système de Management de l'Énergie) permet d'être exempté.

Quel est l'impact de ces exportations sur le prix de l'électricité pour les entreprises ?

L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.

En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.

Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.

Quelle est la différence entre Scope 1 et Scope 2 ?
  • Le Scope 1 concerne les émissions directes (combustion sur site),
  • Le Scope 2 traite des émissions indirectes liées à l'énergie achetée (électricité, vapeur).
Quelle est la date limite pour réaliser le premier audit ?

Les entreprises concernées doivent finaliser leur audit au plus tard le 11 octobre 2026.

Quelle différence entre mix primaire et mix final ?

Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)

Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).

Comment lire une facture d’électricité ou de gaz ?

Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.

Qu'est-ce que le cosinus phi

C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).

Comment sera calculé le montant du Versement Nucléaire Universel (VNU) sur ma facture ?

Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.

Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.

  • Entre 78 et 80 €/MWh : 50 % des revenus excédentaires sont captés.
  • Au-delà de 110 €/MWh : 90 % sont captés.Ces sommes sont ensuite redistribuées à tous les consommateurs sous forme d'une remise en euros par MWh, visible directement sur votre facture d'électricité.

Qu'est-ce qui remplace l'ARENH depuis le 1er janvier 2026 ?

Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).

Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.

Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.

Quelles sont les nouvelles obligations pour le Décret Tertiaire et l'Audit Énergétique ?

Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :

  • la déclaration des consommations 2025 sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre
  • la réalisation d'un audit énergétique avant le 11 octobre pour toutes les entreprises consommant plus de 2,75 GWh/an.

Pour simplifier ces démarches, vous pouvez centraliser vos données de consommation avec la plateforme Pilott de Sirenergies, garantissant ainsi la conformité de vos rapports réglementaires.

Quel est le nouveau record 2025 d'exportation d'électricité de la France ?

En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).

Comment l'eau est-elle transformée en électricité ?

Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :

  • Le barrage retient l'eau et l'oriente vers des conduites.
  • La pression de l'eau fait tourner une turbine, créant de l'énergie mécanique.
  • Une génératrice (alternateur) transforme cette énergie mécanique en électricité, laquelle est ensuite adaptée par un transformateur pour le réseau
Quelle est la part des énergies renouvelables dans le mix français en 2025 ?

En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.

Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.

Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.

Quelles taxes concernent particulièrement les industriels ?

L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.

Quel est le nouveau seuil de consommation pour l'audit en 2026 ?

Le seuil est désormais fixé à 2,75 GWh (10 TJ) de consommation annuelle moyenne. Anticipez et suivez vos consommations dès maintenant avec Pilott.

Comment calculer les émissions du Scope 2 ?

Pour calculer les émissions du Scope 2, appliquez la formule suivante:

Quantité d’énergie (kWh) × Facteur d’émission (kg CO₂e/kWh).

Utilisez des bases comme l'ADEME pour la précision.

Pourquoi mon contrat est-il en kVA et ma consommation en kWh ?

Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.

Que prévoit la PPE 3 pour les mobilités ?

La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.

Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.

Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.

Mon entreprise peut-elle encore bénéficier des Tarifs Réglementés de Vente (TRV) ?

Oui, sous certaines conditions de taille.

Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.

Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.

Renseignez-vous sur votre élégibilité !

Comment obtenir une exonération de taxe ?

Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.

Quels sont les nouveaux horaires des heures creuses avec le TURPE 7 ?

La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.

Pourquoi la France a-t-elle exporté un volume record d'électricité en 2025 ?

Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :

  • Le redressement du parc nucléaire : Après les problèmes de corrosion sous contrainte de 2022, la production nucléaire a retrouvé une forte disponibilité (373 TWh).
  • L'essor des renouvelables : Une capacité installée en hausse (solaire et éolien) et une production hydraulique solide.
  • Une consommation intérieure atone : La demande française reste inférieure de 6 % à la moyenne historique, créant un surplus massif disponible pour nos voisins.
Comment optimiser les taxes et contributions ?

Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.

Comment optimiser les taxes et contributions d’une collectivité ?

Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.

Quels sont les enjeux pour les entreprises du tertiaire ?

Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.

Que prévoit la PPE 3 pour les énergies renouvelables ?

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.

La stratégie repose sur trois piliers principaux :

  • l'hydroélectricité
  • le photovoltaïque (avec un objectif de 55 à 80 GW en 2035)
  • l'éolien en mer (visant 15 GW en 2035).

À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.

Quelles taxes concernent particulièrement les exploitations agricoles ?

Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.

Qu’est-ce qui remplace concrètement l’ARENH au 1er janvier 2026 ?

L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.

Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.

Pourquoi la PPE 3 combine-t-elle énergies nucléaire et renouvelables ?

Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.

De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.

Quel est l’intérêt de suivre les prix Spot & Forward ?

Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.

Les réponses à vos questions

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