
February 5, 2026
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L’hiver prochain risque d’être tendu sur le réseau électrique français si la majorité des centrales nucléaires restent à l’arrêt. Il reste une incertitude malgré les récentes annonces de redémarrage.
Le gestionnaire du système électrique dispose alors de plusieurs moyens afin de gérer ses différentes tensions. Le délestage en est une, qui est utilisée uniquement si les autres moyens à sa disposition ne sont plus disponibles ou déjà épuisés.
Il est assez rare de voir ce dispositif être déclenché, cependant les récentes tensions sur les marchés et l’indisponibilité des centrales remettent ce sujet sur le devant de la scène.
Qu’est-ce que le délestage ? Quels sont les impacts du délestage électrique sur les entreprises ? Et quels sont les différents scénarios de délestage en France pour 2023 ? Réponse dans cet article.
Le principe du délestage dans un réseau électrique est assez simple. Il s’agit de l’arrêt volontaire de l’approvisionnement en électricité d’un ou de plusieurs consommateurs pour rétablir l’équilibre entre la production et la consommation sur le réseau et ainsi préserver la fréquence autour de 50 hertz.
Il s’agit de l’un des derniers moyens dont disposent les gestionnaires de réseau afin d’éviter des chutes en cascade de tension et de fréquence.
Pour éviter un effondrement du système électrique, on cesse d’alimenter certaines zones.
Comme nous vous l’avions expliqué dans notre précédent article sur le black-out électrique, un problème d’équilibre entre la production et la consommation d’électricité peut enclencher une réaction en cascade. Pour éviter cela, le délestage est un moyen de dernier recours.
Il est également possible de s’équiper de délesteurs afin de couper l’alimentation électrique de certaines installations au sein des entreprises et même chez les particuliers.
L’électricité est une énergie qui ne se stocke pas à grande échelle. Cependant, elle a pour caractéristique physique de devoir maintenir un équilibre parfait entre l’offre et la demande.
Lorsque la consommation excède la production, l’équilibre de tout le système électrique est en péril. C’est l’une des principales missions des gestionnaires de réseaux de veiller à maintenir cet équilibre.
Pour cela, ils disposent de plusieurs moyens d’intervention. Il existe, par exemple, plusieurs réserves de puissance prêtes à soutenir la fréquence du réseau si une centrale nucléaire venait à se déconnecter brutalement.
L’un de ces moyens est le délestage électrique. Il intervient principalement dans deux cas de figure :
On distingue 4 formes différentes de délestage électrique :
Ces mesures ne sont pas toutes déclenchées au même moment, tout dépend de la situation, mais cette mesure reste exceptionnelle.
En France, les résultats opérationnels des gestionnaires de réseaux Enedis et RTE restent tout de même très robustes, le temps de coupure moyen est l’un des plus faibles en Europe.
Le délestage a parfois été utilisé avec parcimonie, mais les tensions à venir l’hiver prochain nous laissent à penser que son utilisation sera nécessaire. Tout cela va dépendre du niveau de disponibilité des centrales nucléaires d’EDF.
Les marchés de l’énergie restent très tendus avec, pour cause principale, le conflit en Ukraine. Cette situation exceptionnelle nécessitera peut-être l’usage de mesures telles que le délestage.
Si la situation du réseau est tellement critique qu’il est nécessaire de déclencher des mesures de délestage automatique, les entreprises concernées vont subir un arrêt d’alimentation en électricité de leurs sites. Cela peut être très préjudiciable, mais cette mesure répond à une situation d’urgence.
Le Plan de Défense du Réseau de Transport d’Électricité prévoit 5 mesures, et le délestage automatique en est la dernière. Avant cela, certaines entreprises ayant passé un contrat d’interruptibilité peuvent être appelées afin de couper leur alimentation. Ces arrêts sont rémunérés selon les termes du contrat et donc anticipés par les entreprises concernées, à contrario du délestage.
Le délestage électrique peut concerner des clients très divers, tant professionnels que particuliers. En ce qui concerne les entreprises, il s’agit généralement d’entreprises de l’univers agricole ou industriel situées dans des zones rurales.
Leur délestage est plus simple d’un point de vue opérationnel et il ne concerne que peu de lignes électriques. Il est ainsi plus facile à gérer pour Enedis ou RTE.
De nombreuses entreprises sont déjà habituées à moduler leurs consommations d’électricité avec des contrats d’effacement ou d’autres mesures. Cependant, ces mesures peuvent être également subies par des entreprises se situant sur une zone de tension.
Certaines installations sont protégées contre ce type de coupures volontaires d’électricité. Il s’agit principalement des services d’urgences ainsi que des hôpitaux. Certains bâtiments administratifs ou militaires sensibles sont également concernés. Il est aussi possible de se munir d’un groupe de secours afin d’éviter ce genre d’avarie.
Plusieurs scénarios sont à envisager en cas de grandes tensions sur le réseau pour l’hiver 2023.
Le scénario le plus probable est celui d’un délestage ponctuel et de façon tournante. C’est-à-dire que l’on coupe l’alimentation d’électricité à certaines zones (un quartier, une petite ville) pendant deux heures maximum avant de changer de zone. Cela permet de ne pas pénaliser les mêmes clients durant un long moment.
Il est également possible pour le gestionnaire de réseau de baisser la tension de 230 à 220 V. Cela aura pour effet de réduire la puissance acheminée sur le réseau, rendant donc nos appareils électriques un peu moins performants, et nos ampoules moins scintillantes. Ajoutons à cela que ces coupures, si elles interviennent, sont prévues sur des plages très précises : entre 8 h et 13 h ou 17 h 30 et 20 h 30.
Si la situation est extrême, il est possible de voir apparaître des coupures de plus grande ampleur (géographique ou dans le temps), mais ce scénario reste très peu probable en France.
La disponibilité des centrales nucléaires est l’inconnue de l’équation du système électrique actuel et pour l’hiver prochain. Si la situation se rétablit plus vite que prévu, la tension sur le réseau sera grandement minimisée.

La situation en Ukraine peut également avoir des conséquences sur les tensions en Europe en termes d’approvisionnement de gaz. Ces deux paramètres seront clés afin de déterminer l’état du réseau électrique en France et en Europe dans les mois à venir.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre article Pourquoi le prix de l’électricité dépend-il du gaz ?

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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.

