
July 22, 2026
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Plus de 70 % de la surface de notre planète est recouverte par les océans. Une immensité en perpétuel mouvement, sous l'effet de la houle. Et si la force naturelle des vagues devenait une source majeure d'électricité ? C'est le pari de l'énergie houlomotrice.
Mais transformer les oscillations de la mer en kilowatts est un défi de taille. Technologies ingénieuses, avantages prometteurs, limites à dépasser et expérimentations audacieuses : Sirenergies dresse le portrait de cette énergie émergente, à fort potentiel.
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L'énergie houlomotrice doit son nom à la houle, ce mouvement ondulatoire qui parcourt la surface de l'océan. Nées du vent, ces petites vagues successives qui se propagent sur de longues distances sont exploitées pour produire de l'électricité.
Le principe est simple : transformer l'énergie mécanique des vagues en énergie électrique grâce à des technologies ingénieuses qui exploitent chaque oscillation de la mer.
Actionner une turbine reliée à un alternateur électrique, grâce à l'énergie mécanique des vagues : c'est le principe sur lequel reposent toutes les technologies houlomotrices à l'essai pour capturer l'énergie de la houle :
La colonne d'eau oscillante (OWC) : au rythme de la houle, l'eau monte et descend à l'intérieur d'une chambre flottante partiellement immergée, comprimant puis relâchant l'air à l'intérieur. Ce flux d'air entraîne la turbine. Cette technologie pionnière imaginée dès 1940 est aujourd'hui en phase opérationnelle en Espagne et au Portugal.
Des variantes expérimentales utilisent aussi le même phénomène d'oscillation, comme les colonnes à oscillation verticale et les parois oscillantes immergées.
Les systèmes à flotteurs : semblables à un serpent de mer, des flotteurs reliés entre eux s'étirent perpendiculairement aux vagues. Sous l'effet de la houle, leurs oscillations génèrent une énergie mécanique qui actionne une turbine. Abandonné en 2014 faute de rentabilité, le système Pelamis continue à inspirer la recherche sur les modules flottants.
Les capteurs de pression en immersion : immergé dans les profondeurs, ce dispositif utilise les variations de pression provoquées par les vagues pour comprimer un fluide hydraulique et alimenter une turbine. Cette technologie est exploitée en Australie par le projet CETO de la société Carnegie Clean Energy.
Les systèmes à déferlement : l'eau des vagues déferle dans un réservoir surélevé. L'eau stockée est relâchée vers la mer en actionnant une turbine, à la manière d'une petite centrale hydroélectrique côtière. La faisabilité de cette technologie a été démontrée au Danemark (projet Wave Dragon) et en Norvège (flotteur Tapchan).
La mer est un formidable réservoir d'énergie. De nombreuses énergies marines vertes se développent aujourd'hui à des rythmes différents.
Tableau comparatif des énergies marines vertes
Les adeptes des voyages maritimes le savent : en mer, la houle ne s'arrête jamais, que ce soit sous l'effet d'une légère brise ou d'un vent puissant.
Avec plus de 360 millions de km² d'océans sur la planète, cette ressource naturelle est non seulement abondante, mais aussi perpétuelle et inépuisable. Son principal atout par rapport aux autres énergies renouvelables ? Sa régularité. Contrairement au soleil ou au vent, la houle est continue, prévisible et peut être anticipée.
Selon un rapport de 2013 de l'Assemblée nationale, chaque mètre de front de vague sur la façade atlantique transporte environ 45 kW, de quoi alimenter instantanément une quarantaine de maisons. Multiplié par les kilomètres de côtes, le potentiel est immense ! Pour donner un ordre de grandeur, une éolienne terrestre de 2 MW fournit la même puissance qu'un front de vagues de 50 mètres.
Au niveau mondial, les chiffres atteignent des sommets vertigineux. L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) estime qu'en conditions idéales, les vagues pourraient produire entre 8 000 et… 80 000 TWh par an. Les études récentes situent le potentiel réel entre 2 000 et 8 000 TWh/an, soit 6 à 25 % de la demande électrique mondiale en 2024 (31 153 TWh).
L'énergie houlomotrice s'inscrit pleinement dans les objectifs de neutralité carbone fixés par l'Accord de Paris et la stratégie « Net Zero Emissions ». Locale et renouvelable, la production d'électricité houlomotrice ne produit aucune émission directe de gaz à effet de serre.
Sur l'ensemble de son cycle de vie (incluant construction, maintenance et démantèlement), plusieurs études estiment l'empreinte carbone de l'énergie houlomotrice entre 17 et 46 g CO₂ éq./kWh produit, soit un niveau comparable à celui de l'éolien et du solaire.
L'énergie houlomotrice complète naturellement les autres énergies renouvelables, comme l'éolien offshore et le solaire littoral. Grâce à l'inertie du mouvement des vagues, la houle produit de l'électricité en continu, de jour comme de nuit, même quand le vent ou le soleil faiblit.
Cette régularité ouvre la voie à des mix énergétiques côtiers plus stables, capables de sécuriser l'approvisionnement électrique des ports, îles et infrastructures maritimes.
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Massivement expérimentales, les technologies houlomotrices nécessitent de lourds investissements, en raison de plusieurs facteurs :
La vulnérabilité des installations, soumises aux tempêtes, à la corrosion et aux dépôts salins et biologiques.
En France, le coût de production de l'énergie houlomotrice est estimé entre 200 et 250 €/MWh. À titre de comparaison, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) établit à 40 €/MWh le coût moyen de l'électricité solaire.
Source institutionnelle : La Commission de régulation de l'énergie (CRE) publie régulièrement des analyses sur les coûts de production des énergies renouvelables en France, confirmant l'écart significatif entre les filières matures et les technologies expérimentales comme l'énergie houlomotrice.
Hormis la colonne d'eau oscillante, la majorité des technologies houlomotrices restent au stade expérimental.
Quelques prototypes (limités en taille et en durée) prouvent néanmoins le potentiel de la filière. En témoignent le projet finlandais WaveRoller, qui exploite la production d'électricité grâce à la pression des vagues sur des plaques sous-marines, ou le projet à déferlement danois Wave Dragon.
Malgré tout, les investisseurs restent frileux en raison du manque de visibilité sur la performance et la durée de vie des infrastructures, ainsi que sur les coûts de production.
Bien que verte et renouvelable, l'énergie houlomotrice pose des défis environnementaux. Ses opposants pointent du doigt le risque de modification des courants, la perturbation de l'écosystème marin, le bruit et la pollution visuelle.
L'énergie houlomotrice entre également en conflit avec d'autres activités humaines, comme la pêche, la navigation ou le tourisme. La réussite des projets repose sur une concertation locale approfondie, afin de garantir l'acceptabilité sociale.
Le développement de l'énergie houlomotrice se heurte à un labyrinthe réglementaire, entre autorisations maritimes, études environnementales et droit portuaire.
En France, la loi Littoral, la loi sur l'eau et les zones classées encadrent strictement l'aménagement des zones côtières. L'État s'efforce néanmoins de créer des zones d'expérimentation, dans un cadre respectueux de l'environnement et des usages maritimes.
Malgré ces avancées, l'énergie houlomotrice peine à trouver sa place dans le mix énergétique national. Pour clarifier la réglementation, plusieurs acteurs de la filière plaident pour son intégration officielle dans la future Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE). Un premier pas a été franchi en 2023 avec la loi d'accélération des énergies renouvelables et la reconnaissance de l'énergie houlomotrice dans le Code de l'énergie.
Malgré les défis, la filière houlomotrice passe progressivement de la recherche à l'expérimentation grandeur nature.
En Europe, les projets pilotes se succèdent, avec en tête le Portugal. En juillet 2025, l'initiative AWESDI (Atlantic Wave Energy Sustainable Deployment Initiative) a obtenu une subvention européenne de près de 2,5 millions d'euros. Dans ce cadre, l'entreprise Eco Wave Power prépare un projet houlomoteur industriel au large de Porto, d'une puissance maximale de 20 MW.
Elle porte aussi le projet VianaWave. Ses 30 houlomoteurs doivent produire 30 GWh d'électricité par an, de quoi alimenter près de 7 500 foyers. Eco Wave Power est également à l'origine des curieux flotteurs bleus déployés depuis l'été 2025 dans le port de Los Angeles.
La France porte aussi plusieurs initiatives :
La plus ambitieuse vise la construction d'ici 2030 d'une ferme houlomotrice au Pays Basque. L'objectif ? Produire 30 % de la consommation électrique locale, soit environ 500 GWh/an.
À Boulogne-sur-Mer, le projet Dikwe a été installé début 2026 devant la digue Carnot, avec un double objectif : protéger le littoral, tout en produisant de l'électricité, grâce à trois caissons en béton équipés de volets oscillants.
Les start-up multiplient aussi les tests : prototype houlomoteur de Seaturns à Bordeaux, démonstrateur public de Hace à Marseille ou projet Wavgem de Geps Techno.
S'inspirant des mouvements puissants et fluides des nageoires de baleine, une innovation promet de réduire la consommation des navires en exploitant la houle.
Développée par Ifremer et une start-up bretonne, cette nageoire articulée transforme l'énergie mécanique des vagues en propulsion complémentaire, comme une mini-centrale houlomotrice embarquée. Encore en phase de tests, cette solution illustre les promesses de l'énergie des vagues dans des domaines inattendus, comme le transport maritime.

L'énergie houlomotrice est-elle vraiment une énergie renouvelable ? La réponse est sans équivoque : naturelle, locale, abondante, décarbonée et prévisible, elle cumule les atouts d'une énergie marine verte. Pourtant, son développement reste encore timide, freiné par des défis financiers, techniques et environnementaux.
Chaque prototype est un petit pas pour rapprocher, doucement mais sûrement, la filière de la maturité. Loin d'être dominante aujourd'hui, l'énergie des vagues incarne la promesse d'un avenir électrique durable.
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« L'outil Pilott est devenu notre tour de contrôle. Mais au-delà de la plateforme, c'est la proximité et l'expertise technique des consultants de Sirenergies qui font la différence. Ils traduisent la complexité des marchés de l'énergie en décisions opérationnelles simples pour nous. »
- Raphaël Dehlinger, Directeur Administratif et Financier, Sotralentz Construction

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Le calendrier 2026 impose deux échéances majeures :
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Energy quantity (kWh) × Emission factor (kg CO₂ e/kWh).
Use databases like ADEME for precision.
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La réussite d'un projet collectif énergie repose sur trois piliers fondamentaux :
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The range E @sy is available in four pricing structures to adapt to each risk profile:

