
March 5, 2026
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Imaginez une énergie propre, quasi illimitée, capable de produire de l’électricité sans émettre de CO₂ ni générer de déchets hautement radioactifs. Cette promesse, c’est celle de la fusion nucléaire. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les scientifiques tentent de reproduire sur Terre le procédé à l’œuvre au cœur du Soleil.
Face à l’urgence climatique et énergétique, la recherche s'accélère depuis 20 ans. Où en est-on aujourd’hui ? La fusion nucléaire est-elle à portée de main ou une chimère technologique encore hors d’atteinte ?
Fonctionnement, enjeux, avancées récentes, défis techniques, et projets internationaux comme ITER : plongez avec Sirenergies au cœur de cette quête scientifique.
La fusion nucléaire est un procédé technique permettant de produire une grande quantité d’énergie thermique grâce à la fusion de plusieurs éléments radioactifs. La chaleur est ensuite convertie en électricité. Le procédé de fabrication repose sur la condensation de deux noyaux atomiques qui, en s’assemblant, forment un noyau plus lourd.

La fusion nucléaire sur Terre tente de reproduire la réaction de fusion observée au cœur du Soleil et des étoiles. Ces derniers sont essentiellement composés d'un « plasma » dans lequel les atomes d’hydrogène fusionnent pour produire de l’hélium.
Comment ce processus est-il possible ? Les atomes d'hydrogène ne sont-ils pas censés se repousser ?
En théorie, oui. Mais le plasma est un gaz ionisé très chaud. De plus, le centre d'une étoile se distingue par une force gravitationnelle élevée et des températures très élevées (environ 15 millions de degrés Celsius pour notre Soleil). Les particules n'ont d'autre choix que d’entrer en collision et de fusionner.
Lorsque les atomes d'hydrogène fusionnent, ils forment un noyau plus lourd mais très instable… Le neutron est expulsé, provoquant une infime perte de masse. La quantité d'énergie libérée par cette expulsion est énorme !
Ce petit pas pour le noyau est un grand pas pour l'Homme. Mais le procédé est loin d'être fini. D’autres particules se rencontrent au fur et à mesure de la condensation, produisant une énergie croissante. La réaction de fusion continue tant qu'il y a des ressources à consumer.
La fusion nucléaire est possible sur Terre, du moins en théorie. Elle pourrait permettre une production considérable d'électricité grâce à des turbines adaptées.
Le système à mettre en place ne diffère en rien de la technologie actuelle : la fission nucléaire. La chaleur issue de la réaction augmente la température de l'eau contenue dans un circuit primaire.
Ce dernier chauffe à son tour le stock d'eau du circuit secondaire. À ce stade, la vapeur d'eau fait tourner la turbine reliée à l'alternateur pour produire de l’électricité.
La fusion thermonucléaire est en principe une source inépuisable d'énergie. Pour mieux cerner son potentiel et sa place dans l’avenir énergétique, explorons ses avantages et inconvénients.
Mesurer l'intérêt de la fusion nucléaire n’est possible qu'en la comparant à un procédé similaire : la fission. Cette dernière est souvent critiquée en raison des risques techniques qu'elle présente.
La fusion peut, en théorie, éviter ces risques tout en offrant une production énergétique plus importante. Parmi les avantages de ce procédé, nous pouvons citer :
En attendant que cette technologie soit mature, les entreprises cherchent déjà des solutions pour s’approvisionner en énergie décarbonée, notamment via des contrats de long terme comme le Green Corporate PPA.
L’un des enjeux majeurs de l'énergie nucléaire réside dans la gestion des déchets. Bien que la fusion génère des déchets, ceux-ci ne sont pas hautement radioactifs. Les résidus les plus problématiques devraient pouvoir être recyclés en moins de 100 ans, alors que les déchets issus de la fission nucléaire ont une durée de vie de 300 ans à plusieurs milliers d’années.
Bien que prometteuse, la fusion nucléaire n'est pas sans risques. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) met en garde contre la formation de résidus dus à l'érosion des matériaux composant la couverture interne des réacteurs (tungstène ou béryllium).
D’autres formes de pollution pourraient naître du démantèlement des futurs réacteurs nucléaires ou des projets de fusions existants. Le risque est d'autant plus réel que les matériaux et infrastructures sont irradiés lors de l'exploitation des centrales nucléaires. Ce problème demeure cependant moins significatif que les conséquences de la fission.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les projets se multiplient autour de la fusion nucléaire. Chacun est une véritable mine de renseignements pour donner vie au projet international ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), lancé en 2006.
Pour créer et confiner du plasma de fusion, les chercheurs ont conçu un réacteur expérimental : le tokamak. Depuis 1950, plus de 200 modèles ont été construits dans le monde dans l'espoir d’atteindre le Saint Graal : la fusion nucléaire.

Le Tokamak — Source : © US ITER
Les scientifiques réalisent des tests grandeur nature pour mieux comprendre et maîtriser l'énergie de la fusion nucléaire.
Les projets les plus connus sont :

Le KSTAR (Corée) — Photographie : National Research Council of Science & Technology
Depuis 2006, le réacteur thermonucléaire expérimental international ITER bénéficie de la collaboration de 33 pays.
La construction du tokamak de 830 m³ est réalisée à Cadarache dans le sud de la France. Ce projet vise à générer des « plasmas en combustion » et à analyser leur comportement. La production de plasma devrait débuter en 2033. La première fusion deutérium/tritium est prévue à partir de 2039. Cette période préparatoire permettra d'augmenter progressivement la puissance du réacteur ITER, tout en garantissant sa stabilité et en limitant les surcoûts.
Si ITER réussit à réaliser et pérenniser la fusion nucléaire, il prouvera la faisabilité technique du procédé. Cette avancée ouvrirait la voie d’un projet encore plus ambitieux : le tokamak DEMO. Son objectif ? Démontrer la possibilité de produire en grande quantité de l'électricité grâce à la fusion thermonucléaire, dans la seconde moitié du XXIe siècle.
L’avenir de la fusion nucléaire dépend de la capacité des chercheurs à surmonter les obstacles à son exploitation. Pour répondre à cette question, analysons les défis et résultats obtenus jusqu’ici.
L’énergie de la fusion est une utopie. Beaucoup pourraient être tentés de tirer cette conclusion, tant les défis à relever sont nombreux. Ce projet ambitieux vise à reproduire les conditions de la formation du plasma au cœur du Soleil.
Cependant, la force gravitationnelle n'est pas du tout la même sur Terre…
Pour exploiter l'énergie de la fusion nucléaire, les scientifiques doivent réunir quatre éléments :
À ce jour, deux ingrédients semblent adaptés pour mijoter dans la soupe de plasma : le deutérium (D) et le tritium (T), deux isotopes de l’hydrogène. Ils offrent un bon rendement énergétique à des températures relativement basses. La fusion D-T nécessite néanmoins une température de 150 millions de degrés, soit 10 fois plus que la température au centre du Soleil !
Concernant le plasma, deux techniques de confinement sont à l'étude : le confinement inertiel et le confinement magnétique. La première solution nécessite de chauffer une capsule métallique d'environ 2 mm avec des faisceaux laser et une puissance de 300 milliards de watts ! Cette technique n'a pas encore permis d'atteindre le seuil d'ignition (production de l'énergie thermique) escompté.

Principe de la fusion par confinement inertiel — Source : Veinhard, Matthieu. (2019). Endommagement surfacique de la silice avec des faisceaux laser type LMJ.
Depuis les premiers tokamaks, la fusion nucléaire oscille entre engouement excessif et stagnation technologique. Même si les progrès sont notables, la technologie est encore loin d’une exploitation à grande échelle. Les records s’enchaînent cependant, porteurs d’espoir :
Tous les regards sont désormais tournés vers ITER qui vise la production de 500 MW pendant 400 secondes en utilisant uniquement une puissance de 50 MW pour réaliser la fusion D-T deutérium-tritium.
La recherche sur la fusion nucléaire pourrait continuer à s’accélérer ces prochaines années, avec le soutien de nouveaux pays. Après des années de scepticisme, plusieurs États européens viennent de prendre des décisions majeures en faveur du nucléaire.
En Belgique, l’abrogation en mai 2025 de la loi d’abolition du nucléaire permet le maintien des cinq centrales nucléaires en activité, dont deux voient leur durée de vie prolongée de dix ans. La Belgique envisage également la construction de nouvelles capacités de production nucléaire, notamment via des réacteurs de petite taille (SMR).
Fervent défenseur des énergies renouvelables, le Danemark a adopté une loi explorant la possibilité de recourir au nucléaire pour couvrir la demande électrique et réduire sa dépendance au gaz et au charbon. Axée sur les SMR, l’étude d’impact devrait durer un an.
Même l’Allemagne anti-nucléaire semble assouplir sa position. Si les dernières centrales allemandes ont été arrêtées en 2023, l’Allemagne reste néanmoins partie prenante du projet ITER et prévoit d’investir plus d’un milliard d’euros pour développer son premier réacteur à fusion.
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Pour conclure...
Propre, puissante et abondante, la fusion nucléaire incarne l’idéal énergétique. Mais cette image séduisante dissimule une réalité complexe. De nombreux États misent sur le nucléaire pour répondre aux défis énergétiques et climatiques. Chaque année, les projets de tokamaks repoussent les limites. Pourtant, l’incertitude demeure : si les experts espèrent les premiers résultats concrets à partir de 2050, une production énergétique à grande échelle semble loin de portée. La route est encore longue pour transformer la fusion nucléaire en clef de l’avenir énergétique… mais elle est tracée par la recherche et la coopération internationales.

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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Parmi les taxes figurent la TICFE, la TICGN, la CTA, la CJA et le TURPE. Elles représentent une part significative de la facture et varient selon les profils de consommation. Bien les comprendre est essentiel pour optimiser les coûts.
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En 2025, la France a atteint un solde exportateur net de 92,3 TWh, battant le précédent record de 2024 (89 TWh).
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Ce sont des signaux envoyés par RTE lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’outil Sirenergies vous informe en temps réel pour anticiper vos usages.
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Le processus repose sur l'utilisation de la force de l'eau (énergie cinétique) issue des courants, des chutes d'eau ou des dénivelés. Le fonctionnement suit trois étapes clés :
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Les entreprises tertiaires sont concernées par des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie l’exactitude des factures, identifie les exonérations possibles et aide à corriger les erreurs pour réduire durablement les coûts.
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Cela permet de choisir le bon moment pour contractualiser, sécuriser vos budgets et anticiper les hausses.
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Une facture se compose de plusieurs éléments : consommation, part fournisseur, taxes et contributions. L’analyse de chaque ligne permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de vérifier la cohérence avec le contrat signé.
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Le kVA mesure la capacité maximale que votre compteur peut supporter à un instant T, tandis que le kWh mesure la quantité d'énergie consommée sur une durée.
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La puissance souscrite doit être calculée en fonction du profil de consommation et des usages (chauffage, process industriels, équipements tertiaires). Une analyse fine permet d’assurer l’adéquation entre besoin réel et contrat.
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Le dispositif ARENH a laissé place au VNU (Versement Nucléaire Universel).
Ce changement structurel expose davantage les entreprises aux prix de gros, rendant la gestion des risques plus complexe qu'auparavant.
Il devient alors indispensable de définir une stratégie d'achat d'électricité avec Sirenergies pour lisser l'impact de la volatilité des marchés sur votre budget.
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Un appel d’offres permet de mettre en concurrence plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz afin d’obtenir des conditions contractuelles optimisées. C’est une démarche transparente qui permet de choisir l’offre la plus adaptée aux besoins budgétaires et techniques de l’organisation.
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C'est l'indicateur d'efficacité d'un appareil électrique ; il représente le ratio entre la puissance active (utile) et la puissance apparente (totale).
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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L'abondance de production française tire les prix du marché de gros vers le bas.
En vertu du mécanisme de l'Ordre de Mérite (Merit Order), les centrales les moins coûteuses (nucléaire, renouvelables) couvrent la demande plus souvent, évinçant les centrales à gaz ou charbon plus onéreuses.
Cela multiplie les épisodes de prix bas, voire négatifs, sur le marché spot.
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Les entreprises du tertiaire doivent gérer leurs coûts d’énergie tout en garantissant le confort des usagers (bureaux, commerces, services). Les consommations sont souvent liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage, ce qui nécessite un suivi précis pour éviter les dérives budgétaires.
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C'est le levier le plus rapide pour obtenir des résultats visibles. L'éclairage représente environ 40 % de la consommation d'électricité d'une commune.
Passer au LED avec pilotage intelligent permet de réduire la facture de 50 à 80 %, avec un retour sur investissement (ROI) rapide, souvent estimé à 2 ou 3 ans.
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En 2025, la France accélère sa trajectoire vers la neutralité carbone.
Cette même année, la France bat même un record historique en atteignant 95,2% d'électricité bas-carbone.
Découvrez comment Sirenergies intègre ces sources dans votre stratégie d'achat.
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Oui, elle est considérée comme une énergie renouvelable à faibles émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'eau ne subit aucune transformation chimique durant le cycle de production et réintègre son milieu naturel en aval.
Cependant, la construction de barrages nécessite des mesures pour protéger les écosystèmes (débit minimum, passes à poissons).
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Le €/MWh est une unité de prix utilisée sur les marchés de gros, tandis que le kWh est l’unité visible sur vos factures.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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Les collectivités sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies analyse les factures, identifie les possibilités d’exonération et corrige les erreurs éventuelles pour réduire la charge fiscale.
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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L’industrie est concernée par la TICFE, la TICGN et d’autres contributions qui peuvent représenter une part importante des factures. Sirenergies identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour en bénéficier.
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Parce que la puissance souscrite en kVA détermine le prix de l'abonnement et que tout dépassement peut entraîner des surcoûts importants.
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Un dépassement de puissance entraîne des pénalités financières et peut impacter le dimensionnement du contrat. Ajuster correctement la puissance souscrite permet d’éviter ces coûts supplémentaires.
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Le sourcing consiste à identifier et analyser les offres de plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette démarche permet d’obtenir des contrats adaptés au profil de consommation et aux contraintes budgétaires de l’entreprise.
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Oui. Le fournisseur garantit une offre 100 % renouvelable via le mécanisme officiel des Garanties d'Origine (GO).
Pour les entreprises les plus exigeantes, l'offre VERTVOLT+ assure une électricité à très faible intensité carbone, sourcée exclusivement auprès de producteurs indépendants français (hydraulique, éolien, solaire).
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Le VNU repose sur les revenus excédentaires d'EDF.
Si les prix de marché dépassent les coûts de production du nucléaire (estimés à 60,3 €/MWh), EDF reverse une partie de ses profits à l'État.
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Les exploitations sont soumises à des taxes comme la TICFE ou la TICGN. Sirenergies vérifie leur application, identifie les cas d’exonération et accompagne les démarches pour réduire la charge fiscale.
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Certaines entreprises peuvent obtenir une exonération partielle ou totale de la TICFE ou de la TICGN, en fonction de leur activité et de leur intensité énergétique. L’accompagnement d’un expert permet d’identifier les critères d’éligibilité et de monter le dossier.
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Le transport (RTE) correspond aux "autoroutes" de l’électricité. Il s’agit de transporter de très grandes quantités d'énergie sur de longues distances, depuis les centrales de production (nucléaires, barrages, parcs éoliens offshore) vers les régions de consommation.
La distribution (Enedis) s'apparente aux "routes départementales" et aux rues. Elle récupère l'électricité à la sortie du réseau de transport pour la livrer directement chez le client final, en abaissant la tension pour qu'elle soit utilisable par vos appareils.
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L'ARENH n'est pas remplacé par un dispositif unique, mais par une combinaison de mécanismes visant à stabiliser les prix.
Le principal est le Versement Nucléaire Universel (VNU), un système de redistribution qui s'appliquera à tous les consommateurs. Pour les très gros sites industriels (> 7 GWh/an), des contrats de long terme spécifiques, les CAPN (Contrats d’Allocation de Production Nucléaire), sont également proposés par EDF.
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Ce record de 92,3 TWh s'explique par la conjonction de trois facteurs :
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Oui, sous certaines conditions de taille.
Depuis le 1er février 2025, le critère de puissance a été supprimé.
Pour être éligible, votre entreprise ou collectivité doit compter moins de 10 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) inférieur à 2 millions d’euros.

