
February 18, 2026
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Présentée comme une révolution technologique majeure, l’IA promet de transformer en profondeur nos façons de travailler, d’analyser et de décider.
Le secteur de l’énergie n’échappe pas à cette dynamique.
Mais derrière les discours enthousiastes, l’IA est-elle réellement la solution magique pour prévoir les prix et sécuriser les achats d’énergie ?
C’est la question qu’ont soulevés les co-fondateurs de Sirenergies au dernier Congrès Gazelec d’octobre 2025.
Au-delà de la hype, l’intelligence artificielle transforme-t-elle concrètement les achats d’énergie ? Quelles sont les forces et les limites des différents modèles d’IA ? Peuvent-ils remplacer l’expertise humaine ?
Sirenergies partage son analyse claire et assumée, par la voix de son président, Emmanuel Sire, et de son directeur général et CTO, Raphaël Barbate.
Vidéo : "IA et prévision des prix de l’énergie : mythe ou réalité ?" – Business Session Sirenergies - Gazelec 2025
IA générative, probabiliste ou déterministe : les modèles IA se multiplient à un rythme fulgurant.
Derrière le terme générique d’« intelligence artificielle » se cachent des outils très différents, aux forces et limites distinctes.
Certains modèles excellent dans l’analyse, d’autres dans la prévision ou la gestion des risques. Une décision d’achat d’énergie efficace repose sur une combinaison intelligente des outils, encadrée par l’expertise humaine.
En 2022, l’arrivée fracassante de ChatGPT a propulsé l’IA générative sur le devant de la scène. Depuis, elle s’impose progressivement dans le quotidien des entreprises et du grand public.
L’IA générative repose sur les LLM (Large Languages Model) pour rédiger, résumer, dialoguer et structurer un raisonnement naturel.
Elle se nourrit de quantités colossales de données pour prédire statistiquement le mot (ou token) le plus probable.
Cette force est aussi sa faiblesse.
En se basant sur des probabilités, l’IA générative peut affirmer avec aplomb des réponses...totalement fausses. Ces fameuses hallucinations deviennent problématiques lorsqu’elles concernent les achats d’énergie. Raphaël Barbate alerte :
« L’IA qui invente une recette d’omelette aux œufs de brebis, c’est drôle. Si elle invente un prix de marché, c’est dangereux pour votre budget »
L’IA générative agit comme un junior ultra-rapide, capable d’extraire une synthèse exploitable à partir de volumes massifs de données énergétiques.
Avec un moteur de recherche avancé (Deep Search), demandez :
“Fais-moi une analyse du marché de l’électricité et du gaz en Allemagne sur la semaine passée.”
En quelques secondes, l’IA générative croise une vingtaine de sources et produit une synthèse structurée.
Une veille qui nécessitait plusieurs heures est réalisée en moins de 30 minutes. Le gain de productivité est indéniable.
Mais cette puissance a ses limites.
L’IA générative reste une machine à compiler, froide et factuelle, sans intuition métier. Précieuse pour comprendre, elle est à proscrire pour calculer les prix ou prendre des positions d’achat :

Raphaël Barbate rappelle qu'avec l’IA générative :
« 1 + 1 = 2...90 % du temps »
L’IA déterministe repose sur une logique strictement mathématique. Pas de hasard, pas d’interprétation : 1 + 1 égalera toujours 2.
Des modèles comme SARIMAX et SARIMA extrapolent l’avenir à partir du passé.

Ils reproduisent des schémas logiques en analysant des séries temporelles déjà observées.
Ils permettent de :
Dans la prévision des consommations d’énergie (forecast), la fiabilité est la priorité.
C’est le domaine d’excellence de l’IA déterministe.
Pour les achats d’énergie, ce modèle permet de dimensionner précisément les volumes de consommation à couvrir en croisant des données récurrentes :
À données identiques, l’IA déterministe produit toujours le même résultat.
Cette reproductibilité garantit la traçabilité des prévisions. Elle renforce la confiance dans les décisions et sécurise les budgets d’achats d’énergie.
Simulation de Monte Carlo, réseaux bayésiens… : moins connus du grand public, ces modèles d’IA probabiliste sont des piliers de l’analyse des risques.
L’IA probabiliste répond à des questions comme : « Quelle est la probabilité que tel événement se produise ? »
Elle ne cherche pas à donner une réponse unique, mais explore plusieurs scénarios possibles, à partir d’hypothèses et de données d’entrée.
Dans des marchés de l’énergie où la volatilité est devenue la norme, l’IA probabiliste déploie tout son potentiel. Elle ne cherche pas à prédire un prix exact. Elle quantifie l’incertitude. Elle permet de :
L’IA probabiliste n’affirmera jamais : « Le prix sera de 68 €/MWh ». Elle répondra : « Il y a 70 % de chances que le prix se situe entre 65 et 70 €/MWh, avec un risque de dépassement en cas de vague de froid tardive ».
Aussi performants soient-ils, les modèles d’intelligence artificielle dépendent des données disponibles et des hypothèses formulées.
Aucun algorithme ne peut prédire l’avenir.
Dans les achats d’énergie, confondre la prévision – basée sur des données – et la prédiction – quasi divinatoire – peut mener à des décisions coûteuses.
« On ne peut pas prédire les numéros du Loto avant tirage. Pour le prix Spot de demain, c’est pareil ».
Dans les deux cas, toutes les combinaisons restent possibles.
Cette comparaison de Raphaël Barbate rappelle une évidence : l’IA ne sait pas neutraliser la part d’aléa qui influence les prix de l’énergie à court terme.
Une courbe de prix futur construite par l’IA n’est jamais une vérité. C’est une modélisation mathématique qui change selon les hypothèses, les modèles, les historiques et les paramètres. L’IA ne pourra jamais garantir le prix qui sera réellement facturé.
L’intelligence artificielle ignore le contexte opérationnel de votre entreprise ou collectivité.
Elle ne sait pas que :
La prévision de l’IA reste hors-sol.
Le couplage avec un outil de pilotage énergétique personnalise l’analyse, grâce à l’injection de données métier.
Pilott combine technologies de modélisation et expertise humaine pour sécuriser vos décisions d’achats d’énergie.
L’analyse combinée des consommations et des prix clarifie votre vision budgétaire.
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L’intelligence artificielle fascine par sa puissance d’analyse, de synthèse et de calcul.
Pourtant, même les IA les plus avancées se heurtent à des angles morts structurels.
La complexité des marchés de l’énergie, combinée aux dynamiques émotionnelles, exige de l’expertise humaine pour prendre du recul et décider.
L’IA apprend à partir du passé.
Elle excelle à repérer des motifs récurrents dans les données (comme les configurations en W ou M bien connues des marchés boursiers).
Mais elle reste démunie face à l’imprévisible.
Les marchés de l’énergie sont régulièrement bouleversés par des événements exogènes qui échappent à toute modélisation complète. Pourtant, ils sont déterminants dans la formation des prix de l’électricité et du gaz :
Comme l’explique Raphaël Barbate :
« Analyser le marché de l’énergie est une chose. Décider en est une autre. »
La différence majeure entre l’IA et l’expertise humaine réside dans cette capacité à prendre position.
L’intelligence artificielle décrit et quantifie. Elle expose des scénarios et des probabilités. Mais sa conclusion est neutre.
Elle ne tranche pas : « Le marché pourrait évoluer à la hausse ou à la baisse selon les indicateurs disponibles. »
À l’inverse, l’expert humain assume sa prise de position. Il interprète les signaux faibles et transforme l’analyse en décision concrète. Il s’engage, à l’image d’Emmanuel Sire dans sa chronique hebdomadaire :
« Ça sent pas bon, les indicateurs sont au rouge, il faut couvrir 50% maintenant. »
Cette capacité à arbitrer dans l’incertitude se nourrit d’éléments que l’IA ne maîtrise pas : la connaissance fine du marché, le vécu de situations précédentes, la compréhension des enjeux clients, l’intuition forgée par l’expérience.
Si l’IA fournit le tableau de bord, c’est bien l’humain qui tient le volant.
Chaque mardi, notre président Emmanuel Sire vous livre son analyse des marchés de l’énergie (électricité, gaz, CO₂) avec des graphiques, des tendances claires et des recommandations concrètes. Un concentré d’intelligence marché, accessible à tous.

L’IA est un outil puissant pour les achats d’énergie. Mais elle ne remplace ni le jugement, ni l’expérience.
L’intelligence artificielle éclaire, structure, calcule, dans la limite des données connues.
Mais seul l’humain peut arbitrer, décider et assumer le risque budgétaire.L’alliance équilibrée entre intelligence artificielle et intelligence humaine est la clé d’une stratégie d’achats d’énergie performante, sécurisée et résiliente.
Chez Sirenergies, l’IA est un outil d’aide à la décision, jamais un décideur.
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Le gouvernement mise sur un duo nucléaire-renouvelables pour garantir une souveraineté énergétique totale et atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le nucléaire assure un socle de production stable, pilotable et compétitif.
De son côté, le déploiement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) permet de répondre rapidement à la hausse de la demande d'électricité liée à l'électrification des usages et à la sortie des énergies fossiles.
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La PPE 3 confirme l'ambition de généraliser la mobilité électrique avec un objectif de 100 % de ventes de voitures neuves électriques en 2035.
Pour accompagner cette transition, le plan prévoit le renforcement des réseaux de bornes de recharge et le déploiement du leasing social.
Pour les transports lourds (aérien et maritime), la feuille de route mise sur le développement des biocarburants et des carburants de synthèse.
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La fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) marque l'arrêt de la fourniture d'électricité à prix fixe garanti (42 €/MWh).
Dès le 1er janvier 2026, les entreprises sont exposées aux prix de marché, mais deux nouveaux mécanismes de régulation prennent le relais, bien que leur logique soit différente :
Conseil stratégique : Ne comptez pas sur le VNU pour réduire votre facture en 2026 si les marchés restent stables. Auditez vos contrats dès maintenant pour intégrer une part de prix fixe ou explorer des "Power Purchase Agreements" (PPA) pour sécuriser vos coûts sur le long terme.
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Absolument. La réforme des heures creuses vise à absorber la surproduction solaire en milieu de journée. Les créneaux d'heures creuses se déplacent progressivement vers la plage 11h00 – 17h00, notamment en été. C'est une opportunité majeure pour les sites industriels ou tertiaires capables de flexibilité.
Conseil stratégique :
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L'impact dépendra des prix de marché. Le mécanisme prévoit une redistribution si les prix dépassent 78 €/MWh. Cependant, si les cours restent bas (actuellement autour de 60 €/MWh), le dispositif ne s'activera pas. La facture sera alors indexée à 100% sur les prix de marché, rendant le choix du fournisseur et du moment d'achat critiques.
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L'effacement consiste, pour un site industriel ou tertiaire, à réduire sa consommation d'électricité sur demande de RTE lors des pics de tension.
En échange de cette flexibilité, l'entreprise reçoit une rémunération ou réduit drastiquement son obligation de capacité, transformant ainsi une contrainte réseau en gain financier.
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Ce seuil est jugé élevé par rapport aux prévisions actuelles du marché. Si le prix de l'électricité reste en dessous de 78 €/MWh, les entreprises ne bénéficieront d'aucune redistribution. Cela signifie que la protection promise par la réforme pourrait être inexistante dans un marché baissier, d'où l'importance de stratégies de sourcing agiles et d'outils de monitoring comme Pilott.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie 3 prévoit une accélération « raisonnée » des énergies renouvelables pour atteindre 60 % d'énergie décarbonée en 2030.
La stratégie repose sur trois piliers principaux :
À l'inverse, le gouvernement prévoit un ralentissement pour l'éolien terrestre, privilégiant la modernisation des parcs existants afin d'apaiser les tensions locales.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.
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Les jours PP1 (Pointe de Proximité) et PP2 sont les périodes de l'année où le réseau électrique est le plus sous tension (généralement entre décembre et février).
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En 2025, le fournisseur affichait un NPS (Net Promoter Score) de +16 et une note de 4,17/5.
La satisfaction repose sur un modèle "zéro démarchage" et un service client 100 % internalisé à Toulon, garantissant une proximité et une réactivité que l'on ne retrouve pas chez les grands fournisseurs historiques.
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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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Le TURPE 7 est entré en application le 1er août 2025.
Toutefois, une hausse anticipée de 7,7 % a été appliquée dès le 1er février 2025 pour les professionnels et particuliers.
Consultez les experts Sirenergies pour anticiper vos budgets.
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L'augmentation finance la modernisation des réseaux électriques (RTE et Enedis).
L'objectif est de raccorder les énergies renouvelables et de renforcer la résilience du réseau face aux aléas climatiques croissants.
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La gamme E@sy se décline en quatre structures tarifaires pour s'adapter à chaque profil de risque :
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La Vente de Nucléaire Universelle (VNU) est le nouveau mécanisme de régulation des prix de l'électricité en France. Contrairement à l'ARENH, il ne s'agit plus d'un volume fixe à prix réduit, mais d'une redistribution financière des revenus excédentaires d'EDF aux consommateurs, basée sur les prix de marché et les coûts de production du nucléaire historique.
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La grande nouveauté est l'instauration de 2 heures creuses l'après-midi (entre 11h et 17h), particulièrement d'avril à octobre, pour profiter de la production solaire abondante.
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Le prix Forward est fixé à l'avance (sécurité budgétaire), tandis que le prix Spot varie heure par heure selon le marché (opportunité mais risque élevé).
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Le mix primaire concerne l'énergie telle qu'extraite (naturelle)
Le mix final représente l'énergie consommée par l'utilisateur après transformation (électricité, chaleur).
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Instauré en 2017, ce dispositif répond à un enjeu de sécurité nationale.
L'électricité ne se stockant pas à grande échelle, le réseau doit être capable de répondre instantanément à la demande, même lors des pics de froid hivernaux. Le mécanisme incite financièrement les producteurs à maintenir leurs centrales disponibles et les entreprises à réduire leur consommation (effacement) lors de ces périodes critiques.
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La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) est l’outil de pilotage stratégique de la politique énergétique de la France. Instituée par la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), elle sert de boussole à l'État, aux collectivités et aux entreprises.
Concrètement, la PPE fixe les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie sur le territoire national. Elle couvre une période de dix ans, découpée en deux périodes de cinq ans, et doit être révisée périodiquement pour s'adapter aux évolutions technologiques et économiques.
Elle traite de sujets majeurs tels que :
Il est crucial de ne pas la confondre avec la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Si la SNBC fixe les budgets carbone (les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre par secteur), la PPE détermine les moyens techniques et énergétiques pour y parvenir.
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L'objectif central de la PPE 3 est d'engager la France vers la neutralité carbone à l'horizon 2050 en brisant la dépendance historique du pays aux énergies fossiles.
Aujourd'hui, environ 60 % de la consommation d'énergie finale en France repose encore sur le pétrole et le gaz naturel importés. La PPE 3 vise à inverser radicalement cette tendance en fixant une cible ambitieuse : atteindre 60 % d'énergies décarbonées dans la consommation finale dès 2030.
Pour y parvenir, la PPE 3 poursuit trois sous-objectifs majeurs :
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.


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Non. L'IA traite la donnée (data processing), mais l'analyste apporte la compréhension du contexte (market sentiment) et la prise de décision stratégique.
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Chaque modèle d'IA répond à un besoin spécifique du cycle d'achat :
L'expertise humaine reste néanmoins indispensable.
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Car les marchés dépendent de facteurs exogènes imprévisibles (géopolitique, météo soudaine, politique) que les modèles basés sur l'historique ne peuvent pas anticiper, tout comme on ne prédit pas le Loto.