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Guerre en Iran : perspectives budgétaires à moyen terme-10 mars

Guerre en Iran : perspectives budgétaires à moyen terme-10 mars

Dans un contexte marqué par la remontée des prix du gaz et l’incertitude géopolitique, les entreprises industrielles adaptent leurs stratégies d’achat d’énergie. S

elon Raphaël Barbate, directeur général de Sirenergies, les grands comptes cherchent avant tout à sécuriser leur trajectoire budgétaire à moyen terme, quitte à accepter des arbitrages sur certaines années particulièrement exposées.

Des arbitrages stratégiques pour traverser les années de tension

Comme le souligne le média spécialisé GreenUnivers dans son article du 10 mars 2026, la hausse importante du prix du gaz pousse les entreprises à revoir leur approche contractuelle.

Pour les grands consommateurs d’énergie, plusieurs stratégies émergent :

  • Certaines entreprises isolent l’année 2027 dans un contrat spécifique, en acceptant un coût plus élevé.
  • D’autres privilégient un lissage des prix sur plusieurs années afin d’éviter un pic de coûts concentré sur une seule période.
  • Le choix dépend fortement de la structure financière et de la capacité d’absorption du risque énergétique.

Raphaël Barbate explique :

« Certains choisissent de traiter 2027 comme une année “sacrifiée”. Ils la mettent dans un contrat séparé, plus cher, en verrouillant le maximum sur 2028-2029-2030 ; d’autres préfèrent lisser 2027 avec les années suivantes pour éviter un pic de coûts sur une seule année. Le bon choix dépend vraiment de la structure interne de chaque entreprise. »

Des tensions fortes à court terme, mais un horizon plus stable

Malgré les incertitudes liées à la situation internationale, Sirenergies observe que la dynamique des prix reste différenciée selon les échéances.

Selon Raphaël Barbate :

  • Les prix courts (2026-début 2027) restent très volatils et sensibles aux tensions géopolitiques.
  • Les prix à horizon 2028-2030 apparaissent plus stables, avec une absence de tension structurelle sur le long terme.

Il précise :

« Nos clients ont compris que le contexte est fondamentalement différent de la crise ukrainienne : les prix courts bougent fortement, mais le 2028, 2029 et 2030 restent relativement sereins. »

Dans ce contexte, la situation demeure globalement maîtrisée pour une grande partie des entreprises. La majorité des grands comptes disposent en effet déjà de contrats couvrant leurs besoins jusqu’à fin 2026, voire 2027, limitant l’exposition immédiate aux fluctuations du marché.

Autre signal observé par Sirenergies : l’évolution des offres fournisseurs.
« Certains qui avaient gonflé leurs prix sur 2028-2029 les redescendent déjà de 7 €/MWh, car ils voient qu’il n’y a pas de tension structurelle sur le long terme », souligne Raphaël Barbate.

Extrait GreenUnivers

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By Emmanuel Sire, co-founder of Sirenergies

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