Les énergies vertes sont-elles vraiment vertes ?

il y a un mois   •   4 min de lecture

Par Guillaume Sagliet
Table des matières

Depuis plusieurs années, les mérites des énergies 100 % renouvelables sont vantés pour répondre efficacement à certains enjeux écologiques auxquels la Terre doit faire face. Elles sont les fers de lance de la transition écologique à laquelle nous aspirons.

Qu'il s'agisse de l'énergie solaire, de l'énergie hydraulique ou encore de l'énergie éolienne, nous nous accordons pour la plupart à les qualifier d'énergies « vertes », car elles ne produisent visiblement pas de CO2.

Les énergies « vertes » sont-elles cependant vraiment vertes ? Une analyse poussée de la situation nous permet de nous rendre compte que ce n'est pas vraiment le cas.

Les énergies « vertes » émettent du CO2

Dans l'absolu, une énergie propre ne devrait pas produire du dioxyde de carbone, peu importe l'étape de son cycle de vie. Pour conclure que les sources d'énergies renouvelables (éolien, hydraulique, solaire, biomasse, énergie marémotrice…) sont propres, nous avons tendance en majorité à nous focaliser sur la phase précise à laquelle ces dernières sont utilisées pour la production électrique.

Un bilan carbone imparfait

En effet, à cette étape, le bilan carbone des énergies concernées est quasi neutre et de très loin intéressant par rapport aux énergies fossiles comme le charbon, le gaz naturel ou encore le pétrole. Pour un kWh produit, la moyenne d'émission de CO2 pour la filière éolienne est de 12 g, de 45 g pour la filière solaire, de 42 g pour la géothermie, de 4 g pour la filière hydraulique.

De l'autre côté, des filières fossiles comme le pétrole ou le charbon dépassent largement le seuil des 850 g de CO2 pour 1 kWh.

Une énergie propre grâce à des moyens polluants

On se rend compte que la production de CO2 de la part des énergies renouvelables se réalise principalement de manière indirecte. Pour produire les dispositifs utilisés pour les énergies vertes, de l'énergie provenant majoritairement des sources fossiles considérées comme impropres est sollicitée.

On doit par exemple extraire et transformer du silicium pour un panneau photovoltaïque, construire un mât de plusieurs tonnes d'acier, construire les hélices d'une éolienne, transporter le matériel de fabrication ou encore les installations finales sur de longues distances grâce à des moyens de transport utilisant du pétrole…

En Chine où une grande partie des éoliennes et des panneaux solaires utilisés dans le monde sont fabriqués, l'électricité, moteur des usines de fabrication, est produite à 72,6 % à partir du charbon et seulement à 7,2 % à partir des énergies renouvelables. La réalité est donc qu'un système énergétique générant énormément de gaz à effet de serre se trouve impliqué dans le processus d'obtention d'une énergie propre. Les craintes ne sont pas au niveau des sources d'énergies renouvelables, mais plutôt au niveau de leur transformation.

énergies vertes

Des métaux rares pour le solaire et l'éolien

Il n'existe pas de production avec zéro déchet. Les progrès scientifiques ont permis de réduire le recours aux terres rares dans le secteur photovoltaïque et celui des éoliennes. Leur élimination pure et simple n'est toutefois pas aujourd'hui une réalité. Indium, cobalt, néodyme, graphite, lithium, dysprosium sont autant de métaux rares dont l'extraction minière dans les pays de l'Asie de l'Est est source de grandes pollutions.

Les problèmes environnementaux qui en découlent sont nombreux : saturation de l'air en métaux lourds, pollution de la nappe phréatique, appauvrissement du sol, utilisation incontrôlée de l'eau, dissémination de déchets toxiques à la base de cancers de type grave, perturbation du développement de la flore…

Cela n'est certainement pas l'image que l'on se fait de la transition énergétique. Les métaux rares ne sont cependant pas indispensables pour le développement des énergies renouvelables mentionnées.

On ne peut qu'espérer que les recherches permettent le plus tôt possible de leur trouver de bons substituts qui ne font pas exploser le prix des dispositifs de production.

Une biodiversité perturbée par les installations d'énergies vertes

La propreté de l'énergie n'est pas seulement liée à la qualité irréprochable de son empreinte carbone, elle doit également être évaluée par rapport à son impact direct sur les êtres vivants. Si nous prenons l'énergie solaire, les panneaux photovoltaïques peuvent désorienter des insectes ou des oiseaux en raison de la lumière solaire intense qui est reflétée. Cela peut perturber par exemple une migration saisonnière des individus, donnant ainsi naissance à d'autres problèmes environnementaux graves du fait de l'effet papillon.

À plus petite échelle, installer des panneaux photovoltaïques entraîne une fragmentation des habitats des animaux. L'usage de produits chimiques potentiellement toxiques pour traiter les panneaux contribue enfin à la pollution des eaux environnantes.

Collisions des animaux volants avec des éoliennes, émission de GES par les réservoirs hydrauliques à la base du changement climatique anthropique, perturbation des flux hydriques et détérioration de la qualité de l'eau en amont et en aval des installations hydroélectriques, perturbation des fonds marins, pollution électromagnétique et destruction de la faune aquatique par les structures marémotrices…

Les rumeurs concernant les effets négatifs sur les êtres vivants liés à la production d'énergie verte sont assez nombreuses. Cela tient au fait que toute installation artificielle dans un milieu auparavant naturel bouleverse d'une manière ou d'une autre l'équilibre en place.

Une électricité verte pas forcément 100 % renouvelable

Les offres vertes sont de plus en plus proposées par les fournisseurs d'électricité. S'il vous est impossible de savoir si vous consommez réellement de l'énergie électrique issue d'une source renouvelable, ce mécanisme vous permet au moins de financer une production équivalente en énergie verte injectée dans le réseau électrique. Certains fournisseurs peu ou pas fiables ne jouent cependant pas vraiment le jeu.

Ils n'ont ainsi pas les capacités de production d'énergie renouvelable, vous vendant ainsi de l'électricité d'origine fossile sous le couvert des garanties d'origine. D'autres n'achètent pas exactement le nombre de garanties d'origine correspondant au nombre de kilowattheures vendus.

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