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🚨️EDF anticipe d'importants manques à gagner sans accélération de la consommation électrique

🚨️EDF anticipe d'importants manques à gagner sans accélération de la consommation électrique

February 16, 2026

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Paris (France), 16 fév 2026 (AFP) - EDF pourrait essuyer d'importants manques à gagner à l'avenir si rien n'est fait pour accélérer la transition du pays des énergies fossiles vers l'électricité et absorber ainsi la surproduction actuelle d'électricité, accentuée par l'essor des renouvelables, selon un rapport de l'énergéticien lundi.

"Pour sortir de cette situation de surcapacité, la priorité absolue, c'est l'électrification des usages", l'encouragement à consommer de l'électricité décarbonée en remplacement des énergies fossiles (gaz et électricité), a déclaré lundi Catherine Bauby, directrice de la stratégie d'EDF. Dans l'intervalle, elle juge nécessaire "d'ajuster le rythme de déploiement des énergies renouvelables" - ce que prévoit la feuille de route énergétique (PPE) publiée jeudi par le gouvernement.

Ces conclusions sont issues d'un rapport publié lundi sur les conséquences industrielles, organisationnelles et économiques de la modulation, terme technique désignant la capacité d'EDF à ajuster à la baisse (ou à la hausse) la production de ses réacteurs nucléaires, en fonction de la consommation d'électricité.

Depuis 2024, la modulation s'est beaucoup accélérée, alors que la France fait face à des surcapacités de production d'électricité.

Cela "résulte principalement du développement des moyens de production renouvelables, solaires et éoliens, en France et en Europe, dans un contexte de consommation atone", indique EDF dans un communiqué de presse.

Entre 2019 et 2025, les volumes de modulation nucléaire ont "doublé", passant d'environ 15 TWh à 33 TWh en 2025, soit près de 9% de la production nucléaire d'EDF.

Un paradoxe: la France veut accroître à long terme ses capacités de production électrique pour renforcer sa souveraineté énergétique et réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

Mais à court terme, elle fait face à une surcapacité de production en raison d'une stagnation de la consommation électrique du fait du retard pris pour électrifier les transports, le bâtiment ou l'industrie.

Cette situation conduit de plus en plus EDF à réduire sa production nucléaire, voire à arrêter des réacteurs quand les énergies renouvelables (éolien et solaire), intermittentes et variables, produisent beaucoup, notamment en milieu de journée.

Les barrages et centrales à gaz sont également beaucoup plus sollicitées, entraînant selon EDF "un renchérissement des coûts de maintenance de tous ces équipements".

Dans le nucléaire, c'est notamment le cas pour la turbine dont les contrôles à réaliser devront être plus fréquents - 6 ans au lieu de 10 actuellement - générant ainsi un surcoût de l'ordre de 30 millions d'euros par an pour le parc nucléaire, selon EDF.

« Tous droits réservés. ©2026 Agence France-Presse ».

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