đŸššïžEDF: premiers "prĂȘts verts" de 5,8 milliards d'euros pour financer le parc nuclĂ©aire existant

13 mai 2024   •   2 minutes de lecture

Paris, 13 mai 2024 (AFP) - EDF a annoncĂ© lundi pour la premiĂšre fois "la signature de prĂȘts bancaires verts" dĂ©diĂ©s au financement de la maintenance et de l'extension de la durĂ©e de la vie de son parc nuclĂ©aire existant, pour un montant d'"environ 5,8 milliards d'euros".

Ces prĂȘts dont le remboursement sera Ă©talĂ© sur une durĂ©e de trois Ă  cinq ans "ont Ă©tĂ© conclus avec de grandes banques internationales dont BNP Paribas, Bank of America, CrĂ©dit Agricole CIB, ING, Natixis CIB, SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, Wells Fargo", a dĂ©taillĂ© EDF dans un communiquĂ©.

C'est "la premiĂšre fois" qu'EDF souscrit des "prĂȘts verts", catĂ©gorie qui rĂ©pond Ă  une classification europĂ©enne, pour financer ses activitĂ©s nuclĂ©aires, a prĂ©cisĂ© une porte-parole Ă  l'AFP.

Les fonds permettront de financer "des investissements dans les réacteurs nucléaires existants en France dans le cadre de l'extension de leur durée de vie", qu'EDF souhaite porter jusqu'à 60 ans, voire plus.

Ces investissements figurent dans le "Green Financing Framework" d'EDF, un cadre définissant les activités de l'énergéticien français (électricité renouvelable ou nucléaire, efficacité énergétique...) compatibles avec la taxonomie verte européenne. Ce systÚme de classification a été mis en place par l'UE pour mobiliser les investissements privés vers des activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental.

En juillet 2022, le Parlement européen a officiellement inscrit le nucléaire et le gaz parmi les énergies "durables" contribuant à la lutte contre le changement climatique, une décision controversée qui avait provoqué la colÚre des écologistes.

Les réacteurs français avaient été autorisés à l'origine sans limitation de durée de fonctionnement, mais EDF avait initialement envisagé une durée de vie de 40 ans.

En 2015, EDF a lancé le "grand carénage", un vaste programme pour moderniser et prolonger la vie de ses centrales au-delà de 40 ans, dont le coût cumulé s'élÚve à 66 milliards d'euros pour ses premiÚre (2015-2021) et seconde phases (2022-2028), selon une estimation fournie par EDF en mars 2023.

Alors que les centrales françaises ont entre 30 et 40 ans en moyenne, le gouvernement veut construire jusqu'Ă  14 nouveaux rĂ©acteurs et prolonger le plus possible ceux qui peuvent l'ĂȘtre dans le cadre de son plan de relance de la production d'Ă©lectricitĂ© dĂ©carbonĂ©e qui doit permettre Ă  la France de sortir des Ă©nergies fossiles, responsables du rĂ©chauffement de la planĂšte.

Confronté à des besoins d'investissement colossaux pour concrétiser ce programme, EDF est lesté d'une dette abyssale de 54,4 milliards d'euros.

Le parc nucléaire français compte 56 réacteurs en fonctionnement, mis en service entre 1979 et 2002.

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