ūüö®ÔłŹTransition √©cologique: "l'efficacit√©" des d√©penses √©valu√©e d'ici l'√©t√©

11 mars 2024   •   2 minutes de lecture

Paris, 11 mars 2024 (AFP) - L'efficacité des dispositifs qui visent à réduire les émissions de CO2 de la France sera évaluée "dès l'été prochain", a assuré lundi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

"Mon ministère va mesurer le rapport entre chaque dépense et la réduction des émissions de CO2 en matière de rénovation, de bonus automobile ou de décarbonation de l'industrie", a promis le ministre lors d'un déplacement consacré à la sobriété énergétique, avant d'assurer que Bercy, "dès l'été prochain, publiera de manière totalement transparente les résultats de cette comptabilité".

Pour la seule rénovation énergétique, "si l'on prend l'intégralité des dépenses de l'Etat et des collectivités locales", les dépenses atteignent "chaque année plus de 10 milliards d'euros", un montant équivalent au plan d'économies pour 2024 sur les dépenses de l'Etat.

"Nous sommes donc en droit de nous assurer que ces 10 milliards d'euros se traduisent par une baisse réelle des émissions de CO2", a-t-il insisté, lors d'un discours devant les salariés de l'usine GE HealthCare de Buc (Yvelines) ancienne branche santé de General Electric, spécialisée dans les technologies pour améliorer l'efficience des soins, qui a investi pour réduire son empreinte environnementale.

Sur la base des résultats, le ministère évaluera les dépenses qui sont efficaces et celles qui le sont moins, "pour augmenter les unes et réduire les autres", a ajouté le ministre, citant notamment les certificats d'économies d'énergie, un dispositif qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des actions d'économies d'énergie sous peine de pénalités et qui représente "4 à 6 milliards d'euros de dépenses chaque année".

Les critères qui seront évalués, "c'est le volume de CO2 que vous arrivez à réduire, c'est les émissions de gaz à effet de serre que vous arrivez à diminuer", a précisé M. Le Maire lors d'un point presse.

Interrogé sur le fait de savoir s'il y avait une absence d'évaluation de ces dépenses jusqu'alors, M. Le Maire a répondu qu'il existait des indicateurs, mais qu'ils étaient "très discutés".

Il a r√©it√©r√© l'intention de l'Etat d'augmenter le taux de contr√īles contre les fraudes √† la r√©novation √©nerg√©tique de 20% en 2024 et de 30% en 2025.

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