ūüö®ÔłŹFuture loi √Čnergie: Bruno Le Maire "assume" et "revendique" le retrait des objectifs climatiques et √©nerg√©tiques

19 janvier 2024   •   2 minutes de lecture

Paris, 19 jan 2024 (AFP) - Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire "assume" et "revendique" le retrait du volet climatique et des choix des énergies de l'actuel projet de loi "Souveraineté énergétique", en affirmant vouloir prendre "le temps nécessaire" pour "dialoguer".

"La décision que nous avons prise de retirer ce volet de la loi énergie, je l'assume (...) je le revendique au nom du temps nécessaire pour dialoguer" et "consulter les élus locaux", a déclaré le ministre à l'ouverture du conseil national de la transition écologique (CNTE), qui doit donner son avis sur ce texte intitulé "Souveraineté énergétique", dans un discours transmis par Bercy.

Le minist√®re des Finances, d√©sormais charg√© de l'√Čnergie, a confirm√© mercredi le retrait de ce volet, suscitant l'incompr√©hension et la consternation des associations environnementales mais aussi au S√©nat.

Le projet, censé fixer le cap pour sortir des énergies fossiles, a en effet été amputé de son titre Ier consacré aux objectifs énergétiques et climatiques, c'est-à-dire: combien d'énergies renouvelables ou nucléaires en 2030 et en 2035, quels objectifs de réduction des gaz à effet de serre et d'économies d'énergies.

Devant les membres du CNTE, le ministre a toutefois tenu à rassurer sur son "engagement total pour le climat". "Est-ce qu'il faut une planification énergétique et climatique ? Oui", a-t-il martelé, avant d'ajouter que cela ne se faisait "certainement pas dans la précipitation".

"Un texte de loi qui arriverait dans trois semaines, pass√© au Conseil des ministres dans 15 jours, dans lequel il y aurait de la planification √©cologique et du climat, alors m√™me qu'il y a un nouveau ministre de l'√Čnergie (...) et que les discussions n'ont pas √©t√© jusqu'au bout, je trouve √ßa irresponsable", a-t-il encore soulign√©.

Le ministre a par ailleurs tenu à réaffirmer vouloir s'appuyer sur "toutes les sources d'énergies décarbonées", se disant "totalement convaincu" que le nucléaire et les renouvelables, "c'est complémentaire".

Il s'est dit notamment "lucide sur le fait qu'il faut continuer à développer de l'éolien terrestre" dans des conditions qui soient "acceptables par nos concitoyens".

Depuis la nomination d'un nouveau gouvernement, la suppression du ministère de la Transition énergétique occupé par Agnès Pannier-Runacher soulève l'inquiétude des écologistes et de l'industrie des renouvelables. Bruno Le Maire a appelé au contraire à éviter "les débats un peu oiseux sur les questions de périmètre sur Bercy, qui serait une espèce de forteresse hostile à la transition climatique, alors que c'est quand même Bercy qui finance la transition climatique".

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