
🚨️Ormuz: les transits de matières premières au plus bas depuis le début de la guerre
May 6, 2026
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Paris (France), 6 mai 2026 (AFP) - Les transits de navires par le détroit d'Ormuz sont au plus bas depuis lundi, malgré une tentative américaine de débloquer ce passage stratégique, selon les données maritimes de la société Kpler consultées mercredi par l'AFP.
Kpler, qui ne recense que les navires de matières premières, n'a repéré qu'un seul franchissement lundi et n'en a repéré aucun mardi. Jamais aussi peu de franchissements n'avaient été enregistrés depuis le début de la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine en Iran le 28 février.
En temps de paix, on recense environ 120 transits quotidiens, selon le site d'information maritime Lloyd's List. Avant la guerre, le détroit voyait passer un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.
Le trafic est contraint par, d'un côté, le blocus américain imposé aux ports iraniens, et de l'autre, par les restrictions imposées par Téhéran, qui autorise au compte-gouttes les franchissements du détroit d'Ormuz.
Le Nooh Gas, seul navire de transport de matières premières à avoir franchi le détroit lundi, acheminait une cargaison de 11.357 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) iranien, que le Tania Star lui avait transférée le 1er mai en ship-to-ship (navire à navire) au large de Dubaï. La destination du Nooh Gas et de sa cargaison est inconnue. Le Tania Star avait embarqué cette cargaison le 25 avril au terminal du port iranien de Bandar Mahshahr.
Le président américain Donald Trump a annoncé mardi la suspension de l'opération militaire "Project Freedom" (Projet liberté), lancée lundi pour permettre à des bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit, dont l'Iran orchestre la paralysie depuis le début de la guerre.
Washington avait annoncé lundi le franchissement du détroit par deux navires marchands battant pavillon américain, mais Téhéran a démenti cette information.
Concomitamment, le Golfe et les abords du détroit d'Ormuz ont connu depuis dimanche, jour de l'annonce de l'opération américaine Projet liberté, une recrudescence des attaques de bateaux.
La dernière en date, celle subie par le porte-conteneur San Antonio appartenant à l'armateur français CMA-CGM, a eu lieu mardi, causant selon la compagnie des "blessés parmi les membres d'équipage", qui ont été "évacués et soignés", ainsi que des "dommages" au navire.
L'Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé deux autres attaques survenues dimanche, contre le vraquier Minoan Falcon et le pétrolier TMO Barakah. Ce dernier, qui appartient à la compagnie pétrolière nationale émiratie Adnoc, a été touché par deux drones au large d'Oman, selon la compagnie. L'équipage a dû abandonner le navire, d'après l'OMI.
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